Notre culture dominante actuelle est influencée d’une part par une société de consommation cherchant à créer de nouveaux besoins, et par une société d’information sur la quantité est largement avantagé par rapport à la qualité.
Puis plusieurs années, les films pornographiques et l’accès généralisé Internet ont contribué à créer chez les hommes un problème qui n’existait pas dans le passé en Europe : la taille du pénis.
Les hommes qui se sont inquiétés pour la taille de leurs pénis peuvent se rassurer. Le premier tiers du vagin, le tiers extérieur, n’est pas très sensible à la stimulation, d’autre part, les études confirment qu’il n’existe pas réellement une relation entre la taille du pénis et l’orgasme chez la femme.
Une étude de l’institut de Kinsey a constaté que la taille moyenne d’un pénis est de 15,65 cm de long, et le périmètre du pénis est de 12,29 cm en moyenne. Ce genre d’étude contredit les informations erronées, par les garçons et les filles sur la taille du pénis et l’importance de cette taille dans la recherche de l’orgasme. Une écrasante majorité des hommes possède des pénis de cette taille là, la taille moyenne est largement majoritaire.
D’autre part, une bonne information sur l’utilisation du pénis pendant la pénétration, sur le choix des positions sexuelles, et sur l’importance du partage émotionnel peuvent améliorer largement la satisfaction sexuelle du couple le plus que la taille du pénis ou son périmètre.
Il est parfois désolant de lire des filles parler de la taille du pénis comme un attribut sexuel décisif et important dans la relation sexuelle, et de critiquer les hommes portant trop d’intérêts à ce détail est de les qualifier de phallocrates.
Après des décennies à avoir entendu parler du point G et à l’avoir cherché, une étude britannique révèle que celui-ci ne serait que pure imagination.
Avons – nous donc l’explication pourquoi tant d’hommes et de femmes n’arrivaient pas à le trouver! Selon une étude britannique, le point G n’existerait pas. L’étude, réalisée auprès de 1800 femmes âgées de 23 à 83 ans, arrive à cette conclusion. L’équipe du King’s College de Londres qui s’est penchée sur la question, affirme que cette zone érogène féminine ne serait que le fruit de l’imagination collective encouragée par les journalistes et les sexologues.
Selon l’étude, 56 % des femmes disent avoir un point G,ces femmes ont tendance à jeunes, donc plus actives sexuellement. Le point G, situé dans le vagin, est censé abriter une concentration de terminaisons nerveuses qui, une fois stimulées, procurent un plaisir sexuel intense. Selon les chercheurs anglais, cette zone n’existe pas.
La sexologue Whipple, a popularisé le point G en 1981, met en doute cette étude mais elle avoue que depuis 1950, il est impossible de trouver réellement ce fameux point G.
Pas si simple! Si on s’aime, on sera fidèle à ses engagements ?? le couple moderne est un engagement entre deux personnes, et la fidélité devient un concept à définir à deux. deux. » Chacun doit s’engager à respecter certaines règles… négociées honnêtement.
L’infidélité change aussi de formes, dans certain couple l’infidélité n’est pas nécessairement aller voir ailleurs, mais cacher des choses à l’autre.
Un couple définit plus ou moins tacitement l’espace de liberté dont chacun dispose. Parmi les conjoints qui sautent la clôture, un homme sur deux et une femme sur trois se disent satisfaits de leur relation! Ce n’est pas qu’ils ne s’aiment plus : ils recherchent la nouveauté.
Dans une société de consommation, et de nouveauté, consommé le désir devient un acte moins condamnable que dans le passé, c’est une réalisation de soi, une façon de profiter de la vie. L’infidélité devient aussi à notre époque une sorte de liberté.
Cependant, la réalité est plus forte que le discours libertaire, l’infidélité menace le couple, peut provoquer chez le partenaire trahi une souffrance parfois si profonde qu’il faut des années pour oublier.
La trahison est le synonyme de l’infidélité, en face des personnes trahies, je vois des gens en deuil, des femmes qui doutent des hommes, d’elles-mêmes, de leurs corps et de leur désirabilité. Des hommes qui commencent leur deuil par haïr les femmes, devenir des séducteurs manipulateurs, ou des hommes qui s’isolent définitivement du monde féminin par dégoût pas peur de la prochaine trahison.
La fidélité est un acte éthique, chacun son idée et sa morale, mais invariablement, l’infidélité provoque souffrances et douleurs.. C’est peut-être le point le plus important à citer quand on discute amour fidélité et couple.
De nombreuses études ont confirmé que les bébés humains réagissent agréablement au contact, au toucher. Ce contact est considéré comme bienfaisant pour le bien-être du bébé. Le contact avec la peau peut avoir des effets psychologiques et physiologiques pour aider la personne à se sentir aimée, rassurée et désirée. Ce contact avec les récepteurs nerveux et tactiles de la peau libère des hormones surtout l’oxytocine.
Cette réalité scientifique explique pourquoi deux amoureux enlèvent leurs vêtements, pressent leurs corps les uns contre les autres dans une étreinte, ils se séduisent mutuellement par la nudité, et tentent le plus grand contact cutané possible. Le jeu de préliminaires sexuels est basé sur ce contact cutané où chaque personne à ses propres besoins, chaque culture a ses propres préférences.
Ces deux amoureux nus peuvent toucher les joues, les lèvres, la poitrine, les jambes, le dos, les cuisses, et n’importe quelle zone du corps. Quand on parle des zones érogènes, on désigne en général des régions où la peau est plus sensible au contact et aux caresses que d’autres.
En règle générale, la qualité de la rencontre sexuelle dépend largement de ce contact cutané, de ces préliminaires, de cette proximité à la recherche d’un sentiment d’assurance, de désir, et d’intimité. Curieusement, en dépit de la simplicité de cette demande, de nombreux couples finissent après certains temps par oublier l’importance de ce contact entre les deux corps sur la satisfaction sexuelle est sur la satisfaction globale du couple.
Le couple peut créer des rituels pour assurer ce contact et cette proximité, comme prendre de temps en temps un bain en commun, laver le corps son partenaire peut faire surgir de nouvelles sensations, laver les seins de sa partenaire assure cette intimité, ajoute de l’érotisme au jeu, et offre à la femme la certitude d’être aimée et désirée.
Vous pouvez aussi modifier les règles de nudité dans le couple. Quand l’activité sexuelle devient répétitive et prévisible, modifier les règles comme par exemple dormir nu, ce simple geste peut ajouter à la sécurité du couple une dimension nouvelle.
Par exemple, il est possible de remplacer l’activité sexuelle traditionnelle par des séances de toucher, avec nudité totale ou partielle.
Les mains peuvent jouer un rôle important pendant la rencontre sexuelle, en stimulant les zones érogènes de son partenaire.
Aimer le corps de son partenaire, le découvrir, surprendre ce partenaire en touchant la peau des organes non sexuels comme les pieds, le cou ou le cuir chevelu.
Les massages érotiques sont des contacts intimes avec la peau, ce contact qui permet votre partenaire de se relaxer, de profiter d’un moment de bien-être.
Quand on dit que la première zone érogène chez l’humain est le cerveau, on peut ajouter que le premier organe sexuel chez l’humain est la peau. Ces deux phrases sont exactes.
Les études confirment : 25 % des femmes seulement ont un orgasme pendant les rapports sexuels pénétratifs. 25 % des femmes seulement, n’importe la durée du rapport sexuel, n’importe la taille du pénis, n’importe la nature de la relation entre l’homme et la femme.
Nous trouvons ces chiffres dans le livre d’Elisabeth Lloyd ; The Case of the Female Orgasm (Harvard University Press). Dans les détails, on peut dire que 50 % des femmes ont parfois des orgasmes pendant les rapports sexuels. 20 % des femmes ont rarement des orgasmes pendant les rapports sexuels, et 5 % des femmes jamais d’orgasme pendant les rapports sexuels pénétratifs.
Nous pouvons dire donc que la pénétration ne change que peu de choses dans la recherche de l’orgasme féminin. La pénétration est essentielle pour la fertilité du couple et pour la reproduction, les femmes ne détestent pas généralement la pénétration, elles parlent d’un moment de proximité et d’étreinte avec son partenaire.
Il est parfaitement normal que les femmes n’aient pas toujours des orgasmes pendant la pénétration, seule la stimulation du clitoris peut aider la femme à atteindre l’orgasme. D’autres par, la taille du pénis ne compte pas, ne change rien dans la recherche de l’orgasme féminin. La durée de leur rencontre sexuelle peut changer la satisfaction sexuelle chez la femme à condition de comprendre que l’orgasme sera atteint par les stimulations du corps féminin, du clitoris et non pas par une pénétration prolongée.
Ces données sont aussi utiles dans les couples après 40-50 ans, les femmes après la ménopause ont des difficultés à avoir une lubrification satisfaisante, les hommes peuvent aussi avoir des difficultés érectiles. La satisfaction sexuelle peut être atteinte sans pénétration. Quant aux jeunes, une rencontre sexuelle sans pénétration, accompagnée d’orgasmes peut être une expérience érotique intéressante.
Nous avons chacun une définition différente de l’intimité. Ces différences s’expliquent par les facteurs culturels, par l’éducation, et par des facteurs personnels et psychologiques. En dépit de ces différences des définitions, il existe dans l’intimité nous donner admise par tous : le partage.
Dans certains couples, le partage est limité, ils partagent le lit, ils partagent la nudité pendant leur rencontre sexuelle, ils partagent certaines émotions. Dans d’autres couples, le partage largement différent, ces couples vivent en nudité, partagent la salle de bains, les activités, les émotions, bien sûr les rencontres sexuelles.
Pour d’autres couples intimité est une donnée créée avec un partenaire fondé sur la confiance, avec le sentiment d’être non vulnérable, ce qui veut dire un sentiment de pouvoir partager sans être jugé ou critiqué.
Quand je pose la question sur l’intimité dans le couple, chaque patient retrouve sa propre définition, une définition influencée par sa culture, par son degré d’instruction, et par son héritage culturel. Et quand je pose la question si on peut réduire l’intimité à la sexualité, les gens répondent en majorité : non.
En d’autres termes, la sexualité devient un moyen pour accéder à l’intimité avec l’autre, cependant la sexualité demeure considérée comme non nécessaire à l’intimité.
Pour certains hommes, bien que la sexualité ne soit pas synonyme de l’intimité, elle favorise le partage avec une femme, ces hommes pensent que coucher avec une femme signifie un grand moment de partage et de confiance. Ce point de vue est peu cité par les femmes, l’intimité peut être encouragée selon elle par le rapport sexuel, mais pas nécessairement.
Il est impossible d’écouter les histoires des gens sans se demander pourquoi tout le monde cherche l’amour, dans une société où la sexualité sans amour est disponible ? pourquoi dans les forums nous pouvons lire des plaintes de genre : personnes ne m’aime, je ne suis pas aimée.
Pourquoi avons-nous l’impression que les gens cherchent l’amour à tout prix ?? parce que les filles ont appris à rêver d’avoir à un mariage en robe blanche depuis leur enfance ? par ce que certains ou certaines jugent sans valeur et ils ont besoin d’un regard différent pour s’aimer ? parce que nous avons peur d’être seuls? par ce que la sexualité sans amour est moins intéressante ??
nous pouvons poser des questions de ce genre à l’infini sans pouvoir comprendre le comportement des millions d’internautes connectés aux sites des rencontres à la recherche d’amour, pour aimer et être enfin aimé. Combien de livres, de films, de sites Internet, ou même des stages pour savoir comment séduire, comment draguer, comment entrer en relation.
De nombreux livres incitent les femmes à trouver l’âme soeur, et les hommes à trouver la femme qui saura les rendre heureux. Il n’existe aucune explication scientifique de ce besoin d’amour, cependant le phénomène est réel, et depuis l’Antiquité, les arts, la poésie, la peinture, ne parlent que d’amour et de nos besoins d’amour.
Il existe une théorie intéressante d’une anthropologue nommée Hélène Fisher elle pense où que le besoin d’être aimé ressemble à un besoin physique comme la faim. Elle pense que ce besoin d’amour se compose de trois éléments :
- le sexe,
- l’amour romantique et les émotions
- l’attachement à long terme.
Selon cette théorie, la personne qui exprime son besoin d’amour exprime son besoin d’une relation intime, à long terme, associant sexualité et romantisme. Cette théorie semble-t-il pour comprendre certains comportements.
Aux hommes qui pensent que les files ont plus besoin d’amour que les garçons, je leur dis que les hommes tombent amoureux plus vite que les femmes, et ils mettent fin à leurs jours par amour plus que les femmes aussi.
” Bonjour, le pendant les fêtes du nouvel an, soirée trop arrosée j’ai rencontré un homme, et nous avons couché ensemble. Pour moi, cette relation était sans lendemain et pendant cette nuit je me suis amusée et je me suis comportée sans tabou.
Deux jours après cette nuit, cet homme apparaît sur ma messagerie MSN et nous avons commencé à discuter ensemble. J’ai découvert un homme intéressant cultivé. Le problème il y a une idée de moi qui est celle de la femme qu’il a connue pendant le réveillon. Je ne sais pas comment faire, je crois que j’ai ruiné mes chances de bâtir quelque chose de sérieuses avec cet homme en couchant avec lui des le premiers jours, en faisant l’amour sans tabou. Existe-t-il une solution selon vous ? Est-ce récupérable? “
Les questions intéressant ces domaines de comportement dans la société sont des questions qui intéressent ce que l’on nomme la socio-sexualité.
Comme nous disons au long de ce blog, la sexualité est un jeu complexe qui se passe avec deux personnes dans un contexte bien précis. Les rapports sexuels occasionnels posent de nombreuses questions aux femmes, les hommes les acceptent et les l’initient facilement, mais hésitent parfois à s’engager avec les partenaires de ces relations occasionnelles. On peut même lire des témoignages des hommes qui disent qu’ils ne peuvent pas prendre au sérieux ces femmes qui couchent le premier soir.
Nous pouvons sans doute critiquer cette contradiction masculine, espérant que les jeunes hommes manifestent plus de cohérence dans leur comportement. Il existe toujours dans notre société un problème de désir féminin, les femmes ne sont pas trop autorisées à manifester leur désir sexuel. Cependant, ces hommes ne sont pas si contradictoires, il apprécie ces femmes qui couchent le premier soir, qui manifestent de l’intérêt pour la sexualité mais dans une perspective de relations à court terme. Quand il s’agit d’une relation à long terme, ils appliquent d’autres critères. Cette façon de double échelle est présente également chez des femmes quand il s’agit de choisir un homme pour une nuit ou pour la vie.
L’acte sexuel est un besoin physique, et si de nombreux courants culturels dans notre société encouragent le lien entre la sexualité et les émotions, le sexe et l’amour demeurent complètement deux choses différentes.
Quant un homme passe une nuit avec une femme, il satisfait son désir sexuel, il tente de satisfaire sa partenaire puis il la quitte. Cette règle s’applique aussi sur les femmes qui cherchent un partenaire sexuel à court terme. Dans ce cas les critères de choix pour un homme sont la beauté, l’expérience sexuelle et la situation maritale. En d’autres termes un homme choisira une femme belle célibataire qui aime le sexe et veut bien passer la nuit avec lui. Pour les relations à court terme, les critères féminins varient, les femmes semblent préférer passer la nuit avec un homme beau, ayant l’expérience sexuelle nécessaire, le statut marital (homme marié célibataire compte peu pour les femmes.
En cas de doute sur la nature de la relation, ou sur les attentes, il est préférable d’ajourner la relation sexuelle. Une femme qui entre en relation sans pouvoir identifier la nature de cette relation, court terme ou long terme, est invitée à prendre son temps avant d’accepter ou d’initier l’acte sexuel. En même temps, dans notre culture, une relation contenue sexuelle est une relation d’attente et qui ne peut pas durer éternellement.
L’idée selon laquelle le mariage ruine la vie sexuelle et une idée répandue, faisant partie de ses plaisanteries qu’on partage pendant les repas de fête. Certains hommes disent et qu’il suffit de mettre la bague au doigt pour une fille commence à dire non et a oublié le désir sexuel. Certains couples pensent que le quotidien, les enfants, et l’entretien d’un foyer ne permettent pas d’avoir une vie sexuelle épanouie.
Il est indéniable que la gestion du désir dans une relation à long terme est un défi pour les deux partenaires, que la relation monogame n’est pas sans retentissement sur le désir sexuel. Certains couples préfèrent continuer à vivre en union libre afin de prolonger leur lune de miel. Les études confirment ce constat, il semble que les femmes subissent plus que les hommes une modification réelle de leur désir sexuel, dès l’installation dans une relation à long terme, certaines femmes peuvent reléguer l’activité sexuelle au second ordre préférant les activités partagées comme les loisirs ou les voyages, où la complicité émotionnelle à l’activité sexuelle.
Cependant d’autres études éclairent d’autres points importants : certaines femmes modifient leur comportement et leur conception de l’activité sexuelle à la fin de la partie romantique de la relation, elles sont moins demandeuses d’activité sexuelle, cette situation peut s’inverser si la femme juge que la relation est menacée que les sentiments sont mis en cause.
Un autre point est utile à citer: La société veut que seuls les hommes soient censés penser au sexe et que les hommes commencent à exiger des femmes qu’elles expriment plus clairement leur désir sexuel.
Quand le couple entre une relation à long terme, le rôle de l’homme change aussi, il semble selon les études que les hommes, une fois installés dans une relation, exerce moins de pression sur les femmes pour avoir des relations sexuelles. Dans ce cas nous avons la conjugaison de plusieurs facteurs qui peuvent altérer l’activité sexuelle du couple.
Il est donc tout à fait possible de relever le défi est de garder une bonne activité sexuelle dans une relation à long terme, à condition que l’homme continue à initier les rapports sexuels, et que la femme exprime nettement son désir sexuel.
Malgré tout, les gens mariés ou en couple à long terme ont cette fois plus de rapports sexuels que les célibataires selon une étude réalisée en 2002 par l’Université de Chicago.
La passion ne dure pas, elle peut aider à initier la relation, la préservation de la qualité de la relation à long terme est une tâche indispensable pour chaque partenaire.
Je ne savais pas que le fait d’écrire un blog professionnel comme celui la peut provoquer des critiques plus ou moins agressives. Dans un mail qui m’était adressé directement, une formule d’insulte même : « je trouve indigne que les médecins parlent de leurs patients, et surtout de la sexualité de leurs patents. » Un autre mail d’une femme me dit : c’est pas pour aider vous faites ça, c’est pour gagner des sous, toujours la même chose.
Deux réponses rapides : je ne parle pas de mes patients. Le cas d’Hélène est une présentation simplifiée d’un cas réel. Tout est vrai du point de vue médical et tout est faux de point de vue identité, non, ou situation sociale. En aucun cas je trahirais la confiance d’une patiente. En aucun cas.
Concernant l’argent, c’est une activité gratuite que je fais sur ce site. Et vus notez que je n’ai pas mis mon adresse. Je ne cherche pas des clients par ce moyen, je cherche à dire ce que je crois utile de dire.
Céline, 21 ans. raconte sa relation avec lui de la façon suivante :
- Luis est un gars rêveur, un amoureux cérébral. On est sorti plusieurs fois ensemble. Il aimait me prendre dans ses bras. Une fois il m’a dit de fermer les yeux et m’a embrassée sur la bouche. J’ai eu peur d’aller plus loin. Je ne savais pas comment faire pour la grossesse, lui non plus.
Chers lecteurs, notez si vous le voulez bien ce terrible manque, ce surprenant manque de connaissances de la part d’une jeune fille de 21 ans. Je vous parle de la France. D’une étudiante BTS. Ne croyez pas qu’il s’agit d’un cas isolé, pas de tout.
Durant mes consultations, je prends tout mon temps pour expliquer. Cela peut régler la moitié du problème. Hélène m’a posé des questions relatives à l’anatomie, à la sexualité.
- Si le sang sort du vagin pendant les regles, des règles, alors il s’accumule durant le mois ?
- Le sperme entre dans le vagin, il sort par ou ?
II y a une semaine, une étudiante en deuxième année d’histoire géo me pose sur le net une question : les spermatozoïdes rentrent dans l’utérus à chaque fois, ou sort des fois par le col ? je ne sais pas comment prendre ma pilule car je n’ai pas de règle depuis deux ans ?
Un garçon de 19 ans m’ a posé la question ; je ne comprends pas, je voulais simplement caresser l’utérus, elle n’a pas aimé.
Mais c’est pour quand l’éducation sexuelle en France ? C’est utile qu’une femme sache où se trouve l’utérus, comment les règles arrivent, comment se passe un rapport sexuel.
C’est urgent pour les hommes aussi.
J’avoue que les médecins ne répondent pas toujours aux questions, n’expliquent pas toujours. Mais un gynécologue me dit : mais comment expliquer comment fonctionne la pilule si on sait pas comment se passe l’ovulation ? Et comment expliquer l’ovulation si on sait pas où se trouve l’ovaire ou l’utérus ?
Tout le monde a raison, ou a tord, mais il manque de l’éducation sexuelle pour des jeunes de 15-17 ans , la vraie bien sur. Ca devient urgent
Le désir est un processus complexe où les facteurs externes comme la culture, et la mode de vie influencent des facteurs interne comme les hormones et les fantasmes. Il est évident que les modifications culturelles vont continuer à retentir sur nos sexualités. Le désir féminin par exemple s’est libéré et devenu depuis 10-15 ans un élément important dans les couples.
Cependant, dans l’état actuel des choses, il semble que les femmes continuent à désirer d’une façon différente. Si le garçon désire d’une façon constante sous l’influence des hormones, les femmes placent leur désir dans un apprentissage. Avec les années, le désir féminin devient de plus en plus constant et intense.
Les hommes continuent à avoir une facilité notable de distinguer sexualité et amour. Ils ne séparent pas ces deux éléments, mais appliquent une sorte d‘hiérarchie. Les garçons peuvent désirer sans aimer, peuvent faire l’amour sans s’attacher. Les hommes expriment cette réalité sans timidité. L’intensité de leur désir sexuel varie selon leur attachement amoureux. En cas d’un sentiment amoureux, le désir sexuel masculin devient intense, renforcé. Sans amour, ce désir existe aussi.
La nature du désir sexuel chez les femmes est différente. Une femme peut désire un homme car il est beau, mais son désir entraîne l’émergence des sentiments. Une femme désire plus dans un contexte intime comme une soirée tête-à-tête ou une longue embrassade, car elle se sent que l’autre la désire.
Dans une relation qui commence, l’homme désire la femme pour approfondir la relation, pendant que la femme retarde le premier rapport sexuel car elle envisage la sexualité comme traduction d’une relation solide et sérieuse.
On pouvait dire que ce schéma est encore majoritaire. Néanmoins, les comportements changent. Les femmes se détachent de plus en plus des sentiments, et imitent le comportement masculin : désir sexuel détaché et donc sans chagrin ni regret.
Le désir sexuel est toujours sensible aux éléments extérieurs du couple et de la société.
Cette question m’est arrivée sur le forum de pathol 08.
Bonjour. J’ai 24 ans, je sors avec une fille de mon âge que j’ai rencontrée sur le net. Cette relation, pour moi, est purement sexuelle. Nous avons couché ensemble il y a quatre semaines. J’ai des doutes sur passé sexuel, je crois qu’elle est menteuse régulièrement, et ne dit jamais la vérité. Je lui ai demandé si elle avait déjà essayé la sodomie, elle a dit non, mais pendant que nous faisions l’amour, j’ai joué avec son anus, elle a poussé ses fesses pour avoir mon doigt en elle. Une fois, j’ai mis deux doigts, elle était plutôt contente. La troisième fois, mon sexe était sur anus, elle bougeait comme si elle voulait que j’aille plus loin. J’ai lu que les filles vierges de l’anus ont l’anus vraiment serré, l’anus de ma copine n’est pas serré de tout. Je crois qu’elle a essayé la sodomie et elle continue à me mentir. Vous pensez quoi ?
Cette question m’inspire plusieurs réponses.
Techniquement, il n’existe pas des filles vierges de l’anus, même après plusieurs pénétrations, le sphincter anal continue à avoir la même tonicité, c’est-à-dire de fermer l’anus de la même façon. Insérer un doigt ou deux ne signifie pas que cette fille a déjà reçu une pénétration anale.
Deuxième point : en dépit de la révolution sexuelle, de la liberté des femmes, et de notre culture dominante plutôt permissive, il existe toujours un jugement social négatif sur le comportement sexuel des femmes. Une fille qui couche beaucoup qui exprime ses désirs à ses partenaires est jugée une fille légère, une salope où une traînée. Les femmes ont intégré s’est données dans leur comportement, préfère mentir sur leur comportement sexuel que dire la vérité et être jugée. Votre question intègre un jugement en soi .
Troisième point : que cherche un homme en enquêtant sur le passé sexuel de sa partenaire ? deviner le comportement sexuel de cette fille ? savoir si cette fille est légère et peut faire dans l’avenir ce qu’elle a fait dans le passé ? savoir si elle va être fidèle à la relation ? ce genre de questions que certains hommes posent ne mène à rien. Aucun comportement dans le passé ne prédit le comportement sexuel dans l’avenir, une fille peut facilement vivre des relations sexuelles débridées avec un partenaire, et modifier profondément son comportement sexuel avec un autre.
Dernier point : la sexualité dans le couple est une donnée fondée sur un ensemble complexe de facteurs, et des motivations. Une fille peut parfaitement pratiquer le sexe anal où la sexualité de groupe dans une relation qu’elle considère « non sérieuse » et refuser ces pratiques dans une relation de couple quand elle a l’impression qu’il s’agit d’une relation à long terme. Elle peut juger qu’il ne faut pas faire avec son mari ce qu’on fait avec son amant par exemple, ou le contraire, elle peut jugée que la relation est sérieuse, et qu’elle devait satisfaire le maximum de désir sexuel de son partenaire pour garantir son attachement et sa fidélité.
La sexualité est un jeu complexe, ne soyons pas simplistes.
La masturbation est une activité sexuelle à part, ayant ses avantages et ses inconvénients.
Le but est d’atteindre l’orgasme à travers la stimulation des zones génitales. La masturbation masculine ou féminine est fondamentalement différente d’une activité sexuelle avec un partenaire, c’est une activité disponible, et dont le but est trouver son propre plaisir sans se soucier de l’autre.
La masturbation est la sexualité originelle de chacun. Les hommes se masturbent longtemps avant de rencontrer leur première partenaire sexuelle, les femmes commencent leur masturbation avant la puberté.
Quand un homme est en couple, et il a une femme sexuellement disponible, comment se fait il qu’il peut avoir besoin de se masturber ? Pareille quand une femme déclare qu’elle est en couple mais elle continue à se masturber ? C’est une activité juvénile? Adolescente ? Activité immature?
Pendant la masturbation, c’est un monde personnel et intime qui défile, sans jugement, sans contrainte sociale, ou culturelle. L’homme peut se masturber en pensant à des images, à des fantasmes, ou à des désirs. Certaines parties de ce monde intérieur sont personnelles et difficile à partager. La femme également laisse le chemin libre à son monde de fantasmes pendant ses séances de masturbation, un monde inavouable, parfois primitif ou violent.
Dans le couple, une autre sexualité est disponible mais cela ne peut pas toujours remplacer la masturbation. L’idée que le partenaire puisse satisfaire l’ensemble des besoins sexuels de l’autre est une idée fausse, qui trouve ses limites dès la sortie du couple de la phase fusionnelle.
La masturbation retrouve donc sa place dans le couple afin de répondre aux besoins sexuels primaire et indispensables. La masturbation joue également un rôle différent d’une pratique sexuelle à deux, c’est une activité disponible quand le partenaire n’est pas disponible : maladie, absence, grossesse, durée des règles.
Certains, hommes et femmes, peuvent chercher une sexualité fusionnelle dans le couple (on fait tout à deux), et peuvent opter pour une masturbation mutuelle (en même temps) ou réciproque ( l’un après l’autre.) Cette sexualité fusionnelle remplace parfois la masturbation en solo pendant un certain temps.
La masturbation n’est pas une activité enfantine ou immature. C’est un héritage de jeunesse, qui peut toujours être utilisé selon les besoins et selon les désirs.
Il y a des certaines différences dans le désir sexuel selon les couples, selon les périodes et selon les moments de la vie. Si la différence entre les deux niveaux de désir sexuel est modérée, les couples seront capables sans problème à trouver des solutions. Mais en cas d’une grande différance de désir sexuel, le couple est en face d’un problème, cette différence peut avoir un impact négatif sur le rapport du couple.
Le partenaire qui a moins de désir se sent contraint d’accepter la demande de l’autre, avec le risque de ressentiments, colère et déclin du désir sexuel.
Le partenaire ayant plus de désir sexuel peut se sentir privé d’affection, et tentera d’exprime sa frustration. le désir d’un partenaire augmente pendant que l’autre perd tout intérêt pour les rapports sexuels.
La communication et le dialogue permettent au couple de comprendre l’étendu et les limites de leur malaise. Chaque partenaire peut expliquer à l’autre ses sentiments vis à vis de l’activité sexuelle et son but. Les couples utilisent parfois l’activité sexuelle comme un moyen de plaisir, d’autres comme une expression d’affection, ou de relaxation.
En face d’une grande différence du désir sexuel, il est parfois utile de comprendre que personne ne devrait être contrainte à accepter des relations sexuelles, et qu’un haut niveau de désir sexuel n’est pas synonyme d’obsession mais de bonne santé mentale et physique.
Le rôle des activités sexuelles sans pénétration est primordial. Il est possible d’exprimer son affection et arriver à la satisfaction sexuelle sans pénétration (caresses, masturbations, sexe oral, etc.).
L’échec ou la persistance d’une grande différence de désir sexuel favorise dans certains cas l’infidélité, et peut altérer la qualité de vie du couple.
L’absence du désir est la maladie chronique qui affecte une majorité de couples après un certains temps, la relation peut durer deux trois mois ou deux trois ans, puis change de nature.. le couple perd progressivement le désir.
En règle générale, il est utile de se soucier du désir dans le couple, avoir des idées érotiques, des idées sexualisées. Il est possible de stimuler le désir sexuel au quotidien: « jolie vêtement, si mon conjoint passe ses mains dessous !! »
Erotiser l’autre, penser à sa femme sous la douche, ou pendant un moment durant la journée, penser à elle comme un stimulant sexuel, peut aider à garder le désir éveillé et réceptif.
Le désir profite aussi de la nouveauté. Faire l’amour rapidement, passer la main sous la jupe de sa femme ou sur sa poitrine. Des gestes simples sans prétention, mais qui véhicule un message de désir et d’intimité.
Visualiser l’acte sexuel, visualiser la nudité du partenaire, visualiser ses réactions pendant l’acte, pendant son orgasme, imaginer la rencontre sexuelle avant de commencer. Il n’existe pas de limites pour cultiver l’imagination et le désir
Le désir sexuel dans le couple est un élément fragile, presque éphémère si le couple le néglige ou l’oublie.
Inviter le désir, le cultiver, est un moyen de le prolonger et parfois le garder intact dans le couple.
En médecine, comme en sexologie, et dans d’autres domaines, la question essentielle est celle de la normalité. En sexologie, les questions autour de la norme sont nombreuses :
- Est-ce normal de faire l’amour une fois par jour ?
- Est-ce normal de refuser le sexe oral ?
- Est-ce normal de vivre toute sa vie avec le même mec ?
- La moyenne normale d’une relation sexuelle
Le rôle du médecin ou de praticien est de répondre à ces questions avec un langage, simple, précis, et correcte. Mais quelle est la motivation de ce genre de question ? pourquoi
La comparaison avec les autres est un moyen pour les anxieux de se trouver dans la norme, dans la majorité ou ne pas se distinguer.
La peur d’une anxieuse est d’être montrée, stigmatisée, alors il est important de se fondre dans la foule.
Internet semble jouer un rôle complexe dans cette recherche de la normalité en matière de sexualité.
Les anxieux apprennent en parlant avec les autres qu’il n’existe pas de normes en matière de sexualité et que chacun peut fixer ses limites avec consentement , respect, et liberté.
Mais d’autre part, internet peut contaminer les couples dans leurs pratiques sexuelles, ce qui est majoritaire devient normal.
Ainsi, il devient difficile pour une femme de refuser le sexe oral.. toutes les femmes sucent et font des longues fellations, pourquoi pas la mienne ? c’est ainsi le discours majoritaire devient norme.
Combien de personne m’avouent avoir dit sur le net ou devant leurs copains ou copines des contre vérités pour rester dans la norme?
« Quand on me pose la question, je dis bien sur je le fais, mais la vérité est ailleurs, je n’ai jamais touché un mec, alors la sodomie!! Je n’ose pas avouer être vierge à 24 ans »
« Sur le net, tout le monde dit qu’il fait tout, et que tout va bien, je suis le premier. Je raconte ce que je désire faire et non pas la réalité. »
Internet donne une fausse idée sur ce qui est majoritaire, les médias aussi.
En matière de sexualité, à vous, à chacun de trouver ses limites, ne laissez pas les histoires des autres décider pour vous.
Les filles pensent que les hommes veulent toujours du sexe, ces hommes qui ne pensent qu’à ca, ces créatures toujours à la recherche de leur désir.
Légende, fausse idée bien sur, les femmes en couple savant parfaitement que le désir de l’homme n’est pas toujours au rendez vous .
Voila les raisons fréquentes qui sont à l’origine de ce manque de désir chez les hommes :
1- Médicaments : Antidépresseurs , anti hypertension. Ces médicaments diminuent le désir sexuel.
2- Fatigue et manque de sommeil.
3- Les facteurs hormonaux : de nombreuses hormones agissent sur la sexualité des hommes et sur leur désir , on peut noter : testostérone , et prolactine.
4- Trouble d’identité masculine : l’homme qui doute de son rôle a moins de désir sexuel. Les questions de l’identité peuvent surgir en cas de problèmes au travail, chômage, mort d’un membre de la famille, etc.
5- la partenaire : quand l’homme n’est pas satisfait de la rencontre sexuelle, de la relation, de la réaction de sa partenaire, ou des pratiques de sa partenaires, il perd son intérêt pour initier ou désirer une relation sexuelle
6- Problème relationnel avec la partenaire : beaucoup d’hommes évitent le sexe pendant une difficulté relationnelle, d’autres punissent leur partenaire en la privant de sexe. Certains ne peuvent pas associer sexualité et problèmes.
7- Le stress.
8- Masturbation : certains hommes cherchent la stimulation sexuelle dans la pornographie, d’autres préfèrent la masturbation à la relation sexuelle avec la partenaire.
9- Peur d’intimité : certains hommes ont des rapports de type romantique qui ressemblent des relation frères sœurs, d’autres idéalisent la partenaire. La sexualité devient ainsi une menace pour la relation. Cette cause semble de plus en plus fréquente selon les études.
10- Problèmes sexuels : manque d’érection, éjaculation précoce, et d’autres.
Je demeure étonné devant l’ignorance assez profonde que manifestent les filles en ce qui concerne la sexualité masculine.
La libération sexuelle a permis aux femmes d’entrer dans le monde de la sexualité sans peur, d’assumer leurs désirs et leurs besoins, de parler de leur sexualité sans honte.
Les féministes ont pensé que la libération des femmes devraient aussi passer par la libération sexuelle.
Elles ont fait de la liberté sexuelle des femmes un point important de leur combat.
Durant toutes ces évolutions, certaines femmes n’ont pas appris grande chose sur la sexualité des hommes, elles lisent des magasines qui décrivent cette sexualité comme simple, banale, sans difficulté.
Quand une fille lance : ils ne pensent qu’ça, je souris.
L’ignorance de cette fille la rend naïve.
L’image de la sexualité masculine est si simpliste dans nos médias habitués depuis des années à glorifier le clitoris et à raconter les fantasmes féminins, oubliant l’autre moitié de l’humanité, oubliant aussi, que la révolution sexuelle a modifié aussi le sexualité des hommes.
Il bande, il pénètre, il éjacule, il s’en va ..
Voilà l’image simpliste de la sexualité masculine.
Mais une fois en couple, la fille découvre que son copain, parfois, il ne bande pas, ou il préfère jouer autres jeux que la pénétration, et des fois, il n’éjacule pas.
Dans les couples, la fille devient déboussolée quand elle découvre que la sexualité masculine est complexe, que son copain n’est pas cette machine gouvernée par des boutons. Et puis un jour, elle crie : je ne comprends rien aux hommes, ils sont si compliqués.
Les sondages en France confirment le peu d’estime que les français expriment pour leurs médias et pour leurs journalistes. Jugement sévère sans doute, mais sur le sujet de la sexualité, les français n’ont pas tord. Certains médias jouent par ignorance avec les clichés, avec une sous culture américaine. Certains journalistes ne travaillent pas assez pour lire les vraies références, américaines et européennes, en matière de sexualité et offrent au public une sous culture limitée et simpliste, peuplées des clichés.
Ainsi, de nombreuses filles pensent que la sexualité masculine est une affaire de tuyaux, puis une fois en couple, elles découvrent la naïveté de cette idée véhiculée par certains médias.
Et puis un jour, elle crie : je ne comprends rien aux hommes, ils sont si compliqués.
Camilla est une étudiante de 26 ans à Paris 6, elle vient d’un pays européen nordique, elle termine ses études de droit, travaille comme serveuse le dimanche dans un restaurent parisien où elle a rencontré Pascal, un cadre dans un établissement bancaire.
En couple depuis un an, elle dessine de couple une image contrastée : nous étions amoureux, je suis toujours amoureuse de lui, mais Pascal semble vivre de plus en plus dans un monde à lui. Cela fait au moins trois mois qu’il ne m’a pas touchée. Si, un baiser le matin sur la joue comme frère et sœur. J’ai pensé au début qu’il est fatigué, ou déprimé. Pas de tout, il allume son PC et télécharge un film porno, se masturbe une fois ou deux par semaine, puis s‘allonge dans le lit après la douche comme rien n’était. Nous avons discuté. Je lui ai dit que je trouve ce comportement enfantin, et qu’un mec en couple qui se masturbe est pathétique. Il sourit et me dit : d’accord.
Deuxième discussion, j’ai éclaté, colère et des mots durs entre nous. Je lui ai dit que nous devons nous séparer. Il me réponds : si tu veux, si c’est ton choix.
Durant notre deuxième rendez-vous, Camilla me dit que la semaine s’est passée de la même façon « il me néglige comme une vielle chaussette.»
Elle me parle mais ne me dit la vérité. J’attendais un moment. Rien, elle parle d’elle, d’elle, de ses problèmes, de ses frustrations.
- Camilla, pas la peine de consulter un médecin et de payer la consultation si vous ne voulez pas dire la vérité. Le couple a subit un choc, votre copain n’a pas encore digéré ce choc. Si vous ne me racontez pas, je ne peux pas vous être utile.
Déboussolée par ma question, elle raconte qu’elle avait trompé son copain avec un étudiant pendant un mois : « j’ai fait une bêtise, je ne sais pas pourquoi. Pourtant ma relation avec Pascal était normale, et nous voulions allez en vacance en Italie. J’ai couché trois fois avec cet étudiant, et j’ai tout avoué à pascal. J’ai demandé pardon, il m’a pardonnée. Que dois je faire de plus ?? »
J’ai expliqué à Camilla que la masturbation masculine est une activité motivée par ces nombreux facteurs, et il semble que son compagnon préfère la masturbation à une relation sexuelle avec elle, il tente d’alléger le niveau de l’intimité de couple et de mettre de la distance avec cette partenaire.
Pascal a accepté l’infidélité de sa copine, une sorte de sacrifices qui a fini par engendrer une colère sourde, la masturbation serait peut être une punition de cette femme infidèle, la priver d’intimité, de sexualité, la faire douter de son couple, et de sa désirabilité.
J’ai dit à Camilla que je ne suis pas spécialiste de ce genre de problème, la gestion de colère dans le couple est une question délicate, et qu’elle pourrait consulter des médiateurs ou des conseillers conjugaux.
- Il va me quitter ??
- Je ne sais pas.
Nous avons fixé un rendez vous dans trois mois pour continuer notre discussion si besoin. Elle a annulé le rendez vous six semaines plus tard, Pascal a refusé de consulter un conseiller conjugal, il a rompu le couple et partit vivre ailleurs. Il ne pouvait pas pardonner.
Parfois, les fantasmes sexuels sont « proprets » et inoffensifs, pleins de petits papillons, des bougies et de promesses d’amour, et de sensualité. Parfois ce monde est moins rangé, moins simple, et moins acceptable.
Femmes comme hommes sont parfois choqués en découvrant leur monde intérieur, et l’intensité de ce monde et aussi de ces caractères primitifs.
Anne Laure me dit : “J’ai eu honte quand je me suis rendu compte que lorsque je me masturbais, je pensais à une femme, à une femme précise, à ma meilleure amie. La pire, on partage nos secrets, elle me raconte sa vie, la vie de son couple. Je trahis sa confiance, vous imaginez la honte !! Je me vois en train de lui mettre un doigt dans on sexe, et je trouve cela en plus excitant. Je suis normale? »
La réponse est oui.
Dans le monde des fantasmes, tout est permis, sans gêne sans hésitation. Certaines femmes peuvent aller vers des univers plus primitifs, rêver de faire l’amour avec son chien ou avec un cheval. Tout cela demeure des images, qui ne seront jamais réalisées.
Bestialité, homosexualité, sadisme, viol, et même l’inceste..
Mathieu m’a confié qu’il avait toujours rêvé de faire l’amour avec sa sœur :
« J’avais 19 ans, elle avait 23 ans. Je ne sais pas comment son image s’est glissée dans mon imaginaire. J’ai rêvé d’elle pendant un an je pense. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, je ne sais même pas pourquoi ce fantasme est arrivé, la pire, je n’ai jamais eu une bonne relation avec cette sœur, on se voit presque plus ».
Que faire en face de ces images sauvages et violentes !!!
Rien. Les études des fantasmes sont d’une difficulté majeure riche en théories et en spéculations. Ce qui compte en pratique est de comprendre que la sexualité réelle est un jeu entre adulte consentants, qui devrait bénéficier de l’apport érotique de ces fantasmes sans jamais les réaliser.
Jean, Gynécologue sexologue, exerce
à Paris dans le secteur libéral.
Ce blog professionnel s'intéresse à la sexologie clinique, celle qui associe
médecine, psychologie et sociologie pour comprendre et améliorer le bien être,
et la satisfaction sexuelle générale.
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