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La volonté en psychologie

Le concept de "la volonté"en psychologie est différent celui de la volonté en en philosophie. De nombreuses écoles psychologiques jugent ce concept fragile voire imprécis, préférant s'appuyer sur le mécanisme de l'action et  sur le mécanisme de la décision pour aider les patients.

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La volonté en psychologie

Le concept de volonté est une question traditionnelle en philosophie. L'humain est en mesure de choisir ses actions et son destin ? Nous sommes libres d'agir ? Notre destin est déterminé par nos actions, ou par d'autres environnements ?

En dépit d'une richesse considérable de discussion sur la volonté, et le libre arbitre dans la philosophie occidentale, ce concept demeure peu utile en psychologie, et en médecine. Il est impossible de définir d'une façon scientifique la volonté, ni la volonté d'agir. En psychologie, l'approche la plus répandue s'intéresse à l'action et aux buts recherchés, comment agir, quelle motivation ?

La volonté est une illusion selon certaine approche de la psychologie sociale. La psychologie insiste sur la nature consciente et inconsciente des actions. Le but à atteindre est généralement motivé par des désirs ou par des besoins. L'apprentissage nous permet de savoir comment réaliser les actes nécessaires. Les actions ayant un aspect volontaire sont programmées biologiquement, comme répondre à ses besoins de manger ou de boire. D'autres actions sont décidées selon des schémas de délibération (étudier le pour et le contre).

De nombreux psychologues évitent d'utiliser le concept de volonté  car il est difficile de comprendre à quel moment la volonté consciente agit sur l'action. Du point de vue physiologique, la décision d'agir est cérébrale, modérée par des idées pour ou contre,  pendant le processus de délibération, exécutée par des mouvements volontaires coordonnés par le système nerveux central et périphérique.

La thèse avancée du psychologue social Dan Wegner, publiée dans son livre L'Illusion de la volonté consciente (2002) va plus loin.  Selon lui nous avons l'impression d'agir volontairement parce que nous interprétons les actions selon un schéma volontaire. La volonté serait une illusion, une forme d'interprétation.

Cette thèse bien que séduisante ne permet pas d'expliquer les actions complexes ou sophistiquées comme jouer aux échecs, organiser son mariage, organiser un voyage, créer une entreprise. Dans ces activités sophistiquées, les actions sont hiérarchisées. Il faut s'informer sur le lieu de voyage, ajuster son budget, chercher l'argent à la banque, acheter les billets d'avance, préparer la valise, se rendre à l'aéroport, etc. Serait-il possible de penser que ces actes hiérarchisés sont l'illusion d'une volonté, une simple interprétation ?

Utilisation de la volonté en psychologie cognitive

Dans certaines écoles psychologiques cognitives, le concept de volonté retrouve sa place dans les sciences cognitives. La volonté serait considérée comme un processus cognitif par lequel un individu décide une action ou un comportement, ayant les motivations, déployant les efforts utiles pour atteindre un but, conscient des avantages et des conséquences.

Selon cette approche, la volonté est présente dans de nombreux actes, accompagnés de choix, de raisonnement, et d'analyse. On peut distinguer plusieurs types de volonté : exécutive pour exécuter une action, dont les motivations sont conscientes ou inconscientes, volonté prédominante quand l'action est entièrement consciente.

Cette approche cognitive ne suppose pas que les humains sont des êtres raisonnables, ne formule aucun jugement de valeur sur les motivations (à l'opposé de nombreuses approches philosophiques relatives à la volonté). Une personne peut préparer un acte de vengeance par exemple, avec minutie, déployant des efforts sophistiqués, exhibant une volonté inébranlable pour atteindre son but. De même, une personne alcoolique déploie des efforts pour trouver une bouteille d'alcool, ou pour dissimuler son alcoolisme. Dans les deux cas, la volonté est là.

À la différence de nombreuses approches philosophiques occidentales qui tentent de moraliser la vie humaine, ou de discuter les capacités humaines à devenir meilleur et à la différence de la psychologie sociale, la psychologie cognitive utilise le concept de la volonté en admettant que l'humain est partiellement raisonnable, traversé par des motivations raisonnables et déraisonnables, bienveillantes et malveillantes.

Selon cette approche, nos actions sont la production de multiples causes plus ou moins éloignées de la raison. Ainsi, la volonté selon cette approche est influencée par les valeurs, les intérêts, et la capacité de la personne à atteindre ses objectifs.

Le concept de volonté est une question traditionnelle en philosophie. L’humain est en mesure de choisir ces actions et son destin ? Nous sommes libres d'agir ? Notre destin est déterminé par nos actions, ou par d'autres environnements ?

En dépit d'une richesse considérable de discussions sur la volonté, et le libre arbitre dans la philosophie occidentale, ce concept demeure peu utile en psychologie, et en médecine. Il est impossible de définir d'une façon scientifique la volonté, ni la volonté d'agir. En psychologie, l'approche la plus répandue s’intéresse à l'action et aux buts recherchés, comment agir, quelle motivation ?

La volonté est une illusion selon certaine approche de la psychologie sociale. La psychologie insiste sur la nature consciente et inconsciente des actions. Le but à atteindre est généralement motivé par des désirs ou par des besoins. L'apprentissage nous permet de savoir comment réaliser les actes nécessaires. Les actions ayant un aspect volontaire sont programmées biologiquement, comme répondre à ses besoins de manger ou de boire. D’autres actions sont décidées selon des schémas de délibération (étudier le pour et le contre).

De nombreux psychologues évitent d’utiliser le concept de volonté  car il est difficile de comprendre à quel moment la volonté consciente agit sur l'action. Du point de vue physiologique, la décision d'agir est cérébrale, modérée par des idées pour ou contre pendant un processus de délibération, exécutée par des mouvements volontaires coordonnés par le système nerveux central et périphérique.

La thèse avancée du psychologue social Dan Wegner, publiée dans son livre L’Illusion de la volonté consciente (2002) va plus loin. Selon lui nous avons l'impression d'agir volontairement parce que nous interprétons les actions selon un schéma volontaire. La volonté serait une illusion, une forme d'interprétation.

Cette thèse bien que séduisante ne permet pas d'expliquer les actions complexes ou sophistiquées comme jouer aux échecs, organiser son mariage, organiser un voyage, créer une entreprise. Dans ces activités sophistiquées, les actions sont hiérarchisées. Il faut s'informer sur le lieu de voyage, ajuster son budget, chercher l'argent à la banque, acheter les billets d'avance, préparer la valise, se rendre à l'aéroport, etc. Serait-il possible de penser que ces actes hiérarchisés sont l'illusion d'une volonté, une simple interprétation ?

Utilisation de la volonté en psychologie cognitive

Dans certaines écoles psychologiques cognitives, le concept de volonté retrouve sa place dans les sciences cognitives. La volonté serait considérée comme un processus cognitif par lequel un individu décide une action ou un comportement, ayant les motivations, déployant les efforts utiles pour atteindre un but, conscient des avantages et les conséquences.

Selon cette approche, la volonté est présente dans de nombreux actes, accompagnés de choix, de raisonnement, et d'analyse. On peut distinguer plusieurs types de volonté : exécutive pour exécuter une action, dont les motivations sont conscientes ou inconscientes, volonté prédominante quand l'action est entièrement consciente.

Cette approche cognitive ne suppose pas que les humains sont des êtres raisonnables, ne formule aucun jugement de valeur sur les motivations (à l'opposé de nombreuses approches philosophiques relatives à la volonté). Une personne peut préparer un acte de vengeance par exemple, avec minutie, déployant des efforts sophistiqués, exhibant une volonté inébranlable pour atteindre son but. De même, une personne alcoolique déploie des efforts pour trouver une bouteille d'alcool, ou pour dissimuler son alcoolisme. Dans les deux cas, la volonté est là.

À la différence de nombreuses approches philosophiques occidentales qui tentaient de moraliser la vie humaine, ou de discuter les capacités humaines à devenir meilleur et à la différence de la psychologie sociale, la psychologie cognitive utilise le concept de la volonté en admettant que l'humain est partiellement raisonnable, traversé par des motivations raisonnables et déraisonnables, bienveillantes et malveillantes.

Selon cette approche, nos actions sont la production de multiples causes plus ou moins éloignées de la raison. Ainsi, la volonté selon cette approche est influencée par les valeurs, les intérêts, et la capacité de la personne à atteindre ses objectifs.