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Anxiété et insomnie

Anxiété et insomnie

La peur empêche le sommeil, c'est bien connu.
L'insomnie qui accompagne l'anxiété est un phénomène fréquent, connu dans toutes les cultures. Pourtant, c'est un problème médical sur le plan du diagnostic et du traite...

Relations toxiques ou abusives : éviter

Disons d'abord que personne n'a besoin d'aimer au prix de soi même. Si l'homme est un être social, ses relations avec les autres sont un facteur important de sa réussite, de sa bonne santé mentale et son estime de soi.femme-bureau Lorsqu'une femme se demande pourquoi elle attire toujours vers elle des hommes mesquins et égoïstes, elle se pose la question suivante en vérité : Qu'est ce qui attire ces hommes vers moi ? Il suffit d'expliquer rapidement à cette femme que si elle change son comportement  vis à vis d'elle-même, la nature de ses relations avec les autres finira par changer. Une femme avec forte estime de soi ne peut pas vivre avec un homme de mauvaise estime de soi, car elle ne peut bâtir une relation à long terme, ne peut pas continuer à aimer. Une femme avec mauvaise estime de soi, cherchera à attirer les autres par ses moyens à elle, séduction excessive,  chantage affectif,  mais ces relations sont condamnées à une vie courte.

En d'autres termes on cherche chez les autres nos besoins et lorsque la relation répond à ces besoins, on continue  cette relation mais on discute rarement si nous pouvons optimiser nos besoins.

D'autre part, quand on est irrité par un comportement, il est possible que nous ayons le même  comportement nous même et que nous ne l'acceptons pas. C'est le cas classique de certains comportements excessifs  comme chez  les homophobes  primaires.
En d'autres termes, avoir besoin de quelqu'un est la façon la plus rapide pour tuer une relation ( Neale D.Walsch, 1997).
 
Selon Jampolsky ( course in miracles, california,1975) , les humains  cherchent à tisser des liens avec les autres, gouvernés par deux facteurs : amour ou peur, et chaque facteur élimine l'autre automatiquement.  Ces deux facteurs sont dangereux  pour notre autonomie,  vivre pour l'autre et par l'autre signifie dépendance affective, un tremblement de  terre en cas de rupture,  et accepter l'autre par peur de la solitude signifie une relation abusive car l'autre maîtrise tout, et peut  manipuler tout.

Louis 27 ans, Viviane 26 ans. Leur relation est un exemple de relation de besoin. Louis jeune médecin qui gagne bien sa vie ne peut pas tolérer la solitude, il a un besoin constant d'affection, et de sexualité génitale pour apaiser ses peurs et pour se décontracter.  Viviane une secrétaire  médicale a trouvé en lui l'homme idéal, mauvais estime de soi dissimulée par un comportement séducteur.

« Je savais qu'il a besoin de moi, dès la première rencontre. On courait dans les bois ensemble lorsqu'il m'a demandée si je voulais sortir avec lui. Directe, sans détour, presque une déclaration de besoin. Après deux repas et un film, on a passé la nuit ensemble. Je l'ai séduit , je parlais de mon intimité en lui miroitant la possibilité d'y accéder, de ma façon de désirer. J'aimais son  regard sur ma poitrine et sur mon cou. Je savais qu'il était séduit, mais je n'ai pas deviné que je suis en face d'un homme dépendant. Dès la première nuit, il me fait l'amour 3-4 fois, le lendemain, il met sur la table sa clé d'appartement, et me dit : tu peux revenir quand tu veux.

Ensuite. Jalousie, exigence du premier jour, tu quittes ton copain, tu quittes ton boulot, tu peux travailler avec moi. Au début, une femme adore ce comportement mais cela devient rapidement étouffant.  Faire l'amour 7 jours /7, ne pas avoir un moment à soi, pénible.

Deux semaines plus tard,  je l'ai quitté, j'ai appris qu'il a fait une dépression, c'était lui ou moi. Désolée  »

Nos problèmes relationnels influencés par la mauvaise estime de soi surgissent sous forme de relation de besoin dans nos liens amoureux et dans nos liens parents- enfant.  Si légitime pendant l'enfance, ces relations de besoin deviennent pathologiques à l'âge adulte.

« Après deux ou trois heures de discussion, j'ai décidé de la rencontrer, gare de Lyon, comme je fais toujours avec les personnes connues à partir des sites de rencontre. J'avais envie d'aller plus loin, il avait une beauté que j'aime chez les hommes, cette beauté fragile comme  un  adulte-enfant. On a fait l'amour une fois,  il me dit d'une façon très sérieuse : tu restes avec moi,  je t'aime, fais-moi un enfant. J'ai besoin de toi, tu es la femme de ma vie. Je l'ai quitté le soir même, je tremblais de peur. »

C'est un piège sans fin, ces termes de genre  « j'ai besoin de toi, je ne suis rien sans  toi.» Combien d'homme ont cédé à une fille qui pleure en répétant ces mots qui ne signifient rien,  pour quitter la fille un mois plus tard. La base d'une relation saine est l'estime de soi. Freud Parlait d'un « Moi » fort et indispensable dans la relation amoureuse.  Les relations amoureuses ne règlent rien, ne changent rien à notre problème, car le choix même de nos partenaires est gouverné par nos besoins.

abs11.5-bleu2 On peut parler d'une relation positive tonifiante lorsque :

-         Vous êtes respecté comme personne autonome. Vos émotions sont respectées, vos besoins aussi.
-         Vous êtes admiré par l'autre, soutenu dans vos projets, dans vos ambitions
-         Lorsque l'autre cultive le positif en vous en luttant contre votre anxiété, et contre vos doutes.
-         Lorsque la relation est gagnant  - gagnant
-         Lorsque vous n'avez pas besoin de l'autre pour régler vos problèmes mais pour mieux construire et mieux vivre.

Afin d'entretenir l'estime de soi, il faut s'abstenir de toute relation toxique, avoir le courage de couper les liens et de sortir de ce système «  tu réponds à mes besoins, je réponds à tes besoins ». Comment fait-on lorsque  les besoins de  l'autre changent ? On refuse? On dit oui ?  Où sont les limites ??

Références :
Battle, J.(1990) Self-Esteem: The New Revolution. James Battle & Associates, Edmonton, Alberta, Canada.
Davis, Eddie. (1991)" Youth Violence: An Action Research Project." Journal of Multicultural S Social Work v1 n3 p. 33-44.
Reasoner, R. (1992) "What's Behind Self-Esteem Programs: Truth or Trickery?" The School Executive.
April. Sahagun, L. (1990) "Drugs Not Main Cause for Gangs, Sheriff Says." Los Angeles Times. September 20.
Walz, G. & Bleuer, J. (1992) Student Self-Esteem: A Vital Element of School Success. ERIC Counseling and Personnel Services, Inc., Greensboro, N.C.
Clyton E, Tucker -laad, Psychological self help, 1989-2008
Jarema, Marek, III. ‘‘Atypical Antipsychotics in the Treatment of Mood Disorders.'' Current Opinion in Psychiatry 20(1) (Jan 2007): 23-29.

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