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  Psychiatrie-Article :

Trouble anxieux de Séparation, ou phobie scolaire - Troisième partie

 
 

Traitements

Le but des soins est de faciliter développement normal de l'enfant et de le soulager de son anxiété de séparation. Les quatre points suivants sont à traiter:

  • comportement de fuite excessive et d’évitement

  • réactions physiologiques somatiques

  • manque de contrôle

  • régulation cognitive à travers un discours explicatif rationnel et ferme.

Le traitement suit un modèle multidimensionnel incluant plusieurs approches.

La thérapie Cognitive/ comportementale de courte durée (moyenne de 6 mois) donne des résultats positifs chez 83 % des enfants. La thérapie cognitive essaie de restructurer les pensées de l'enfant et ses actions dans une structure plus autoritaire et adaptative. On inclut aussi la désensibilisation systématique et une réponse comportementale adéquate pour faciliter la séparation, et pour lutter contre les symptômes psycho-somatiques à travers des jeux de rôles, techniques de la relaxation, systèmes de récompense.

La méthode comportementale inclut

  • – Relaxation

  • – désensibilisation à travers une exposition au risque ( que fera-t-on si maman est morte ?)

  • - Elaboration des réponses préventives ou le “Flooding”

  • - Acquisition d’un nouveau comportement ou le « Modeling »

La méthode Cognitive-comportementale ; exemple le plan « FEAR » de (Kendall & Treadwell)

  • F=Feeling afraid : avoir le sentiment de peur

  • E=Expecting bad things: avoir des idées redoutant l’arrivée de mauvaises choses

  • A=Actions & attitudes that can help : connaître les actions et les comportements qui peuvent aider

  • R=Results & rewards: Résultats et récompenses.

 
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  Psychiatrie-Article :

Trouble anxieux de Séparation, ou phobie scolaire - Deuxième partie

 
 

Clinique

Le médecin peut obtenir les informations nécessaires des parents, des professeurs et de l’enfant. Il est indispensable de détecter les signes d’une éventuelle dépression : ahédonie (manque de plaisir) , insomnie, sentiments d'inutilité. Le début des symptômes peut attacher cette maladie à ses circonstances de déclenchement. Il est utile de noter la présence d’un stimulus spécifique déclenchant l’anxiété, une anxiété par anticipation ( il s’agit dans ce cas d’un trouble d’anxiété généralisé) ou la présence des gestes d’évitements ( il s’agit dans ce cas d’un trouble anxieux phobique).

L'histoire de la famille est utile élucidant généralement les facteurs favorisant l’anxiété de séparation et les éventuelles stratégies thérapeutiques.

Le trouble anxieux de séparation se manifeste par des symptômes variés allant d’une détresse irréaliste et périodique relative au danger qui entourent les membres aimés de la famille jusqu’à la dépression sévère. D’autres signes peuvent aider au diagnostic :

  • Refus de s'endormir sans être près du parent (dormir dans le lit parental)

  • Détresse excessive et crises de colère quand la séparation est imminente

  • Cauchemars au sujet de la séparation

  • Nostalgie excessive et désir de retourner à la maison

  • Symptômes psychosomatiques fréquents

  • Famille dysfonctionnelle : l’enfant n’est pas encouragé à achever son processus de séparation, et même parfois récompensé de son attachement, ouvertement ou secrètement (le cas des enfants placés au centre d’un conflit conjugal).

  • L'Anxiété de séparation est souvent précurseur du refus scolaire.

  • Les garçons et filles ne sont pas différents dans la présentation du symptôme.

 
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  Psychiatrie-Article :

Trouble anxieux de Séparation, ou phobie scolaire première partie

 
 

Les enfants affectés par ce trouble sont préoccupés par des pensées de choses effrayantes en relation avec leur famille et manifestent cette peur en refusant d'aller à école ou de prendre part aux activités sociales sans la présence de leurs parents.

Selon le manuel diagnostique et statistique de désordres mentaux (DSM-IV), l'anxiété de séparation est un trouble anxieux fréquent se manifestant sous forme de peur excessive (ou anxiété) liée à une séparation ou menace de séparation présente chez un enfant âgé de moins de 18 ans et qui dure 4 semaines.

Les symptômes incluent anxiété, soucis irréalistes au sujet de la sécurité des gens aimés, refus de dormir sans la présence d’un parent, détresse excessive et crises de colère en face d’une séparation imminente. Les symptômes psychosomatiques sont particulièrement fréquents chez les enfants pré adolescents, tel que vertige, nausée, mal de ventre, crampes, vomissement, palpitations. Ce trouble s'accompagne toujours d’une altération de la vie scolaire de l’enfant

 
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  Psychiatrie-Article :

Trouble anxieux (4) : traitements

 
 

Traitement

Les soins d'urgence

Les troubles anxieux sont des maladies chroniques, exigent une intervention psychiatrique. Si le patient exhibe une tendance homicide ou suicidaire, l'intervention psychiatrique est urgente. L'anxiété sévère, maladie organique, abus de médicaments, abus de drogue, et maladies psychotiques peut nécessiter des soins d’urgence. Quand l’anxiété est aiguë ou sévère, le patient peut devenir dangereux pour lui ou pour son entourage. En cas d’urgence, il est utile de placer le patient dans une pièce calme, et de réaliser une évaluation minutieuse de ses symptômes.

L'anxiété aiguë peut être traitée par une hospitalisation courte de quelques heures, accompagnée d’un support social et d’une dose anxiolytique rapide, de préférence un benzodiazépine. L’anxiété chronique nécessite une psychothérapie et un traitement anxiolytique, et exige souvent une approche globale utilisant la psychothérapie et de nombreuses interventions thérapeutiques utilisant les anxiolytiques, ou les anti-deprésseurs.

Les soins non urgents

Les troubles anxieux sont traités par psychothérapie, pharmacothérapie, séparément ou en combinaison (Barlow & Lehman, 1996; Association Psychiatrique américaine, 1998; Kent et al., 1998).

 
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  Psychiatrie-Article :

Trouble anxieux (3): Trouble d’Anxiété post – traumatique

 
 

Trouble d’Anxiété post – traumatique implique la réapparition périodique d'un événement traumatisant accompagnées des symptômes d'inquiétude et action d'éviter les stimulus associés avec le traumatisme.

Le trouble de stress aigu fait référence à une anxiété et à des troubles comportementaux qui se développent dans le premier mois après l’exposition à un traumatisme. Généralement, les symptômes du trouble de stress nerveux aigu commencent pendant ou après le traumatisme. Les événements traumatisants incluent le viol ou autre agression physique, accidents, témoin de meurtre, et guerre etc.

Le symptôme de dissociation (le patient exhibe son indifférence) est un critère essentiel du diagnostic. La dissociation est caractérisée par une vision considérant le monde comme une zone irréelle et peut être accompagnée par une pauvreté dans la mémorisation des événements spécifiques allant parfois vers des formes sévères comme l’amnésie dissociative. Les autres caractéristiques du trouble de stress aigu incluent des symptômes d'anxiété généralisée, action d'éviter les situations ou les stimulus qui remettent en mémoire le traumatisme, ou souvenirs persistants, importuns de l'événement par flash-back, rêves, pensées périodiques ou images visuelles.

 
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  Psychiatrie-Article :

Trouble anxieux (2): trouble compulsif obessdant, et phobies

 
 

Le trouble obsédant compulsif : obsession, inquiétude produisant des pensées persistantes ou comportements répétitifs ayant comme but de réduire l'inquiétude. Ce trouble peut causer une détresse et empêcher tout plaisir ou satisfaction. Les obsessions sont des pensées périodiques, importunes, impulsions, ou images perçues comme peu appropriées, grotesques, ou interdites (DSM-IV). Les obsessions qui provoquent l’anxiété et la détresse sont de nature “ego – dystoniques ”car leur contenu est contraire aux pensées du patient et à son éducation.

Les obsessions sont perçues comme anarchiques, le malade craint souvent de perdre le contrôle et de se laisser aller dans ces impulsions. Les thèmes communs incluent : 1- contamination par des germes ou des fluides du corps, 2- penser d'avoir fait du mal à autrui inconsciemment, 3- manie de l'ordre, 4- manie de symétrie, 5- perte du contrôle d'impulsions violentes ou sexuelles.

Les compulsions sont des comportements répétitifs ou actes mentaux qui réduisent l'anxiété générée par l’obsession (DSM-IV). Les compulsions incluent en général deux comportements principaux comme lavage des mains et excès de vérification. Les rituels compulsifs prennent des longues périodes, voire des heures chaque jour. Par exemple, le lavage répété des mains, pour alléger l’anxiété générée par peur d’être contaminé est une cause fréquente de l’eczéma de contact.

 
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  Psychiatrie-Article :

La trouble anxieux (1) , trouble panique, anxiété généraliséé

 
 

L’inquiétude est une émotion complexe associant appréhension et peur, accompagnée de sensations physiques de type respiratoire, digestives, cardiaques ou autres. Chacun a expérimenté l’anxiété durant les événements de la vie comme les examens scolaires, ou les interventions chirurgicales etc.

Dans ces cas, le stress devient intolérable, et se transforme en appréhension. Cette peur et cette appréhension sont légitimes car leur cause est connue.

L’anxiété est une inquiétude pathologique qui peut exister isolée ou associée à d’autres maladies (dépression, psychose). L’anxiété est une souffrance mentale qui arrive en anticipation, peur anormale accompagnée généralement de manifestions physiques comme la transpiration, augmentation du rythme cardiaque pour faire face à la menace. Les personnes présentant un trouble anxieux souffrent d’appréhension durable et sans cause réelle et justifiable, appréhension engendrée par des situations irréalistes ou leurs simples évocations. Cette peur empêche ces personnes de se concentrer, de prendre part aux risques de la vie quotidienne et personnelle.

L’anxiété est rarement isolée, elle s’accompagne d’autres maladies comme la dépression ou le trouble panique. L’anxiété peut d’accompagner de manifestations douloureuses, ou émotionnelles.

Les troubles d’anxiété incluent selon le DSM-IV:

- le trouble panique (avec et sans agoraphobie),

- agoraphobie (avec et sans trouble panique),

- trouble d’anxiété généralisée,

- phobie spécifique et phobie sociale,

- trouble obsédant compulsif,

- trouble de stress aigu ou trouble de stress post traumatique (DSM-IV).

 
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  Psychiatrie-Article :

Histoire Naturelle de la Dépression

 
 

(Rédaction-févier 2001, mise à jour, janvier 2002)

Fréquence : Le désordre dépressif majeur est considéré comme une maladie potentiellement chronique. Chaque nouvel épisode dépressif est associé aux risques de chronicité et de suicide. Le risque de développer un épisode dépressif est de 15% (1). La dépression est la quatrième maladie répandue dans le monde selon l'OMS (2). L'âge du premier épisode dépressif, de plus en plus jeune (3) augmente les risques de récidives et de chronicité.

Le suicide est une cause importante de décès dans la population des jeunes adultes. De ce point de vue, on peut craindre que le poids de la dépression dans les dépenses de la santé publique augmente dans l'avenir.

L'impact de dépression sur l'entourage d'un patient peut être détecté pendant l'épisode dépressif, et également durant des années en dépit de la disparition des symptômes (6, 7). Les épisodes de dépression chronique peuvent conduire à des conséquences individuelles, et économiques bien 72% des patients traités pour dépression exercent leur activité en prenant leurs médicaments ou en utilisant d'autres formes du traitement.

 
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  Psychiatrie-Article :

Troubles du comportement alimentaire (Eating Disorder)

 
 

Pathol08 - janvier 2003

Avoir un " trouble de comportement alimentaire » peut être synonyme de plusieurs maladies . Il est important de garder à l'esprit que la sensibilisation sociale et médicale en la matière de troubles de comportement alimentaire est récente. Le diagnostic de ces maladies est d'une difficulté extrême au début, en raison de la tendance actuelle de la société d'avoir un rapport névrosé avec la nourriture. Comment distinguer le pathologique dans le comportement quotidien ??

La chose plus importante à rappeler que l'anorexie, Boulimie, la suralimentation Compulsive, d'autres combinaisons ne sont TOUTES des maladies psychologiques mais ont leurs complications physiques.

 
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  Psychiatrie-Article :

Anorexie nerveuse - Boulimie nerveuse

 
 

Rédaction Pathol08 - décembre 2002

Les médecins âgés aujourd'hui de 40 ans observent avec inquiétude l'augmentation des nombres de malades anorexiques dans leurs consultations, d'autant qu'ils avaient appris à classer cette maladie dans le chapitre des maladies rares. Les années 70-80 ont changé cette notion, des centaines de cas ont été étudié dans les hôpitaux et la diffusion de cette affection justifie de la qualifier, dans les années 90 d'une épidémie sociale des femmes blanches occidentales (R. Gordon : Anorexie ; Anatomie d'une épidémie sociale ; stock pernoud, 1996) .

En médecine, l'anorexie mentale ou anorexia nervosa (littéralement " absence d'appétit ") est un trouble du comportement alimentaire bien défini que les restrictions alimentaires ainsi que des périodes de jeûne, étaient déjà, au Moyen-Age, largement pratiquées au sein des communautés religieuses, ces pratiques ayant un caractère mystique et une justification philosophique. Sainte Catherine de Sienne, morte à l'âge de trente-trois ans à la suite de ce que certains auteurs appellent aujourd'hui " anorexie sainte ", n'est qu'exemple de ce genre de pratique.

 
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