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Dermatologie-article : Biopsie de la peau : indications et techniques
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Mars 2006
La
biopsie de la peau est une procédure simple et essentielle (1).
Avant
de pratiquer une biopsie cutanée, il est indispensable que de connaître
les limites de l’examen pathologique et de se demander si l’aspect
microscopique peut être utile pour
le diagnostic. Il est par exemple inutile de faire une biopsie
pour faire le diagnostic différentiel entre eczéma chronique et
psoriasis débutant, entre une réaction lichéoïde suite à l’usage
d’un médicament et un lichen plan. L’examen pathologique ne peut
distinguer ces lésions en raison de la similarité de l’aspect
microscopique (2-4).
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La
biopsie est indiquée dans les circonstances suivantes (2,4,5):
•
Toutes les lésions suspectes d’être néoplasique ou précancéreuse.
•
Les maladies bulleuses
•
Faire le diagnostic différentiel si possible.
La
biopsie exérèse peut servir aussi comme un traitement définitif pour
une lésion précancéreuse ou néoplasique de petite taille.
(2,4-6).
Avant une biopsie, il est indiqué d’éviter les infections, de
s’informer au sujet d'allergies aux antibiotiques et aux
anesthésiques locaux, mais aussi sur les troubles de coagulation
et sur les médicaments utilisés.
Choix de site à biopsier :
Le
site à de biopsie dépend du type des lésions:
Pour
les lésions identifiées, la biopsie intéresse ces zones lésées.
(2-4,7,8).
En
cas de maladie aiguë, au début la lésion est généralement
inflammatoire, ce qui rend l’aspect histologique non spécifique. En
cas de lésion bulleuse, les vésicules sont à biopsier
de préférence dans les 48 heures après leur apparence. Les lésions
anciennes ont un aspect cicatriciel.
Le
site de la biopsie dépend de la dimension de la lésion :
Pour
les lésions non bulleuses, la biopsie devrait inclure la peau affectée
et la peau normale.
Pour
les lésions entre 1 - 4 mm dans diamètre,
la biopsie est une biopsie exérèse.
Pour
des lésions plus grandes, la biopsie devrait inclure le bord et la
partie la plus épaisse ou
la région dont l’aspect est le plus pathologique.
Il
est indispensable d’enlever une vésicule intacte si
possible, sans la totalité de la lésion, l’examen est plus
difficile.
Les
Bulles devraient être biopsiées
leur bord, avec un liseré de peau intacte.
Les
régions d’intérêt cosmétique et social comme le visage, les mains
devraient être évitées si possible (4,8,9). Les zones ayant une peau
mince ( paupières, nez)
seront réservées aux dermatologues et aux chirurgiens.
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pathol08 :
155 Commentaire(s) | : Dermatologie-article
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pathologie-Articles : Lymphome de manteau : anantomie pathologique 1er partie
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Octobre 2005
Synonymes:
lymphome lymphocytaire intermédiaire, lymphome centrocytique, lymphome diffus à petites cellules clivées
Introduction
Le lymphome du manteau
( LM) représente 7 % des lymphomes malins
non hodgkiniens. Il est constitué de la prolifération des cellules
lymphocytaires B de la zone de manteau .
Au début de la
lésion, la zone du manteau devient épaisse, étendue, réalisant l’image
classique de ce lymphome. La progression de cette prolifération produit des
nodules riches en cellules monomorphes. Ces cellules vont envahir les zones
adjacentes selon un processus appelé "colonisation folliculaire". Ce
processus de colonisation finira par remplacer les cellules du centre germinatif
par des cellules néoplasiques offrant ainsi l’aspect folliculaire de lymphome
du manteau comme l'on voit dans le cas des lymphomes folliculaires grade I. La
progression de ce processus va créer un aspect diffus composé d’une
prolifération monomorphe faite de cellules du manteau.
Cellule
d’origine et base moléculaire de la lésion
LM est un processus prolifératif d'une
population B avant le stade de centre
germinatif.
Les cellules B ( CD5
) sont présentes dans les tissus
lymphoïdes du fœtus et diminuent avec l'âge. Chez
l'adulte, les cellules B CD5 circulent en petit nombre et sont localisées
dans les follicules primaires et dans la
région du manteau des follicules secondaires. L'expression de CD5 dans le LM
est très vive, ressemblant à l'intensité observée dans les cellules B
foetales. Le LM maintient aussi l'expression de divers gènes exprimés
habituellement dans les cellules du
manteau.
Des
analyses récentes ont suggéré qu’une translocation s'est produite
entraînant un réarrangement DH-JH dans les cellules B. 20-30% de LM montrent
des mutations des gènes des immuoglobulines et surtout le gène VH4-34 utilisé
par les cellules B dans es réponses auto-immunes suggérant que ces tumeurs
pourraient provenir d’une population spécifique auto-réactivée des cellules B.
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pathol08 :
166 Commentaire(s) | : pathologie-Articles
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Histoire Med-article : Beauté médecine et cosmétiques en Occident – 3 -
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Juillet 2005
Dès la fin du moyen âge,
la pharmacopée importée de l’orient va perdurer jusqu’à
l’apparition de la chimie. On utilisait les plantes comme l’oignon
de lys, les huiles comme huile d’amande douce. Au XVème et XVIème siècle,
des produits nouveaux arrivent en occident profitant des échanges
commerciaux. On utilise le
citron, le riz, le sucre, le beurre
de cacao. La pharmacopée de ces siècles s’est constituée à partir
des connaissances élaborées dès
l’antiquité. Cette utilisation basée sur les livres de médecine médiévaux
va durer jusqu’au 19eme
siècle. Les crèmes étaient à base de cire, de miel, d’amande
douce, et de l’eau de rose. Le
lait à base de concombre, le lait virginal
composé d’eau de rose et de glycérine.
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Les
masques utilisait les plantes, les légumes, ou la viande crue.
Il est à
noter que la beauté de cette époque se référait à la pureté ( la
beauté dans le monde islamique se référait à la beauté pour la
beauté). Donc, les produits devraient être pures et limpides. Au XVIème
siècle, Gabriel de Minut dans son traité établit un lien direct entre
beauté , fard, et chasteté. Les femmes selon lui se maquillaient pour
se vendre au jeunes gens « femme plus rouges pour l’un,
plus pâle pour l’autre. » Ce discours moralisant, de More,
Kant, et d’autres représente un retour vers certains discours
philosophiques grecques moralisants.
Juvénal dans sa célèbre satire se moquait de ces femmes dont
le visage est « gonflé d’une épaisse couche de mie de
pain ». La femme maquillée faisait l’objet d’une moquerie permanente,
surtout quand ce maquillage manquait de grâce.
Le
discours moralisant encouragé par l’église a fait naître un
discours opposant qui sera le discours dominant au 18ème et 19ème siècle en occident. Ce discours défendait le
maquillage de qualité, et détaillait l’art de se maquiller en préservant
grâce et discrétion. Les terme « pot de peinture »
ou « voiture volée » sont l’héritage de cette époque.

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pathol08 :
150 Commentaire(s) | : Histoire Med-article
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Histoire Med-article : Beauté médecine et cosmétiques en moyen âge islamique -2-
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Juillet 2005
En arrivant dans des
villes prospères comme Damas, les musulmans trouvent des sociétés
raffinées, héritières des traditions
égyptiennes, grecques et
romaines de beauté et de séduction. Les femmes continuaient à
focaliser le regard masculin sur les yeux avec le fameux khôl. Des
recettes tellement variées que toutes les Méditerranéennes finiront
par les copier.
Le corps féminin était
soigné selon les mêmes principes qui ont guidé les cosmétiques en Grèce ;
beauté et soins à la fois. Les
teintes à base de farine grillée mélangée aux matières résineuses
étaient répandue. La médecine arabe a apporté a son tour certaines
avancées dans le domaine des cosmétiques. En découvrant que la
peau des femmes méditerranéennes est grasse, les médecins
conseillaient les bains, héritage de l’Égypte antique et de la
civilisation romaine. Les bains sont les instituts de beauté de l’époque.
L’épilation est fréquente,
aisselle, jambes, bras. Tatouage ( dessin, mots érotiques, ou
aphorismes).
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pathol08 :
98 Commentaire(s) | : Histoire Med-article
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Histoire Med-article : Beauté, cosmétiques, médecine: concepts culturels et philosophiques -1-
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Juillet 2005
Depuis l’antiquité,
le corps humain fait partie de la culture ambiante. Dans toute société
humaine, il existe des pratiques pour enjoliver le corps, le mettre au
goût du jour, et le rendre plus attractif . Ce n’est pas seulement en
occident que les femmes sont fascinées par
maquillage, rouges à lèvres, et crèmes. C’est
un geste ancien, un geste répandu, et dont l’objectif diffère
selon la culture. La question peut être
formulée ainsi : pourquoi enjoliver le corps ?? Quel
est le prix à payer pour atteindre ce but ?
Les égyptiens antiques croyaient que l’apparence physique reflétait
le fond de l’âme, et cherchaient ainsi par la médecine et par les
cosmétiques à rendre leur corps plus propre et plus pure. La Grèce
antique se posait des
questions sur la beauté et ses relations avec le vrai et le faux.
Si Le maquillage
dissimule et révèle, il repousse et
invite. Inviter pour voir ce qui est en dessous. Il dissimule les
signes de vieillissement, de mauvaise santé, et suggère le mystère et invite à
l'exploration.
Le but de cette revue
de littérature de tracer le lien entre médecine, beauté et
santé, entre cosmétiques
et soins, dans un environnement culturel, pour s’interroger sur le rôle
de la médecine esthétique à notre époque, ses limites et ses racines
historiques.
Plan
de l'étude
-
Beauté
, médecine et
cosmétiques en antiquité : Objectifs
culturels et médicaux
-
Beauté, médecine et cosmétiques
en Égypte : Objectifs
culturels et médicaux
-
Beauté
, médecine et
cosmétiques en Grèce: Objectifs
culturels et médicaux
-
Beauté
, médecine et
cosmétiques A Rome: Objectifs
culturels et médicaux
-
Beauté
, médecine et
cosmétiques en moyen âge islamique :
Objectifs
culturels et médicaux
-
Beauté
, médecine et
cosmétiques en extrême orient : Objectifs
culturels et médicaux
Beauté et
cosmétiques en antiquité
Parer ou modifier le
corps par les moyens cosmétiques ( tatouer, percer, scarification,
circoncision, etc.) est une pratique ancienne. La Scarification était
considérée par de nombreuses civilisation
comme une façon de différencier le corps humain du corps
animal. Ce corps non - naturel était considéré comme beau. L'homme a
utilisé l'ocre rouge pour dessiner dans ses cavernes, il y 900,000 ans.
L'ocre est le nom commun désignant des minerais de fer de limonite
(brun), goéthite (Jaune , tritocarbonate de fer) , et hématite (
rouge, peroxyde de fer ). L'ocre le plus utilisée à cet époque était
l’hématite pour décorer le corps.
Objectifs culturels
et médicaux :
L‘ocre était utilisée
par les femmes pour imiter le sang menstruel, signe de fécondité . Il
est encore utilisé par quelques peuples comme
une protection contre le soleil, répulsif des insectes, et en médecine
traditionnelle.
Les pratiques antiques
n’épargnaient pas le corps, des moyens très agressifs
ont été utilisés, comme la scarification, la mutilation des lèvres,
piercing, et d’autres, comme signe d’affiliation, et de beauté.
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pathol08 :
154 Commentaire(s) | : Histoire Med-article
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Med-famille-articles : Somatisation, le trouble somatofrome (2) : évaluation, traitement
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Avril 2005
Epidémiologie
Le
trouble de somatisation selon la définition de DSM-IV est relativement
rare. Cependant, le processus de somatisation est très fréquent. 50% des patients qui consultent leurs médecins
n’ont aucune maladie organique (12-14). Le tiers seulement de
plaintes sanitaires ont une vraie base organique pathologique(12,15).
Pathogénie
La
perception des patients de leurs symptômes varie selon leurs cultures
et selon la détresse psychologique (16,17). Certains tentent
d’amplifier les symptômes(18), et une fois la maladie établie, le
comportement autour de la maladie et le rôle malade ajoute une autre
dimension psychologique (16). Les symptômes tentent d’avoir des
avantages : soutien social, invalidité, évitement d'obligations,
compromis pour conflits internes. Ils sont associés avec perte de
travail, statut, et dépendance financière.
Plusieurs
modèles tentent d’ expliquer la somatisation.
-
Les
symptômes peuvent faire partie d’un trouble psychiatrique telle
dépression ou l’anxiété (19).
-
La
somatisation a été envisagée comme un syndrome de multiples symptômes
inexpliqués qui compliquent une présentation médicale (20). Les
symptômes physiques seraient les mots d’une langue organique
exprimant la détresse en cas des patients n’arrivant pas à
exprimer facilement leur d'émotion par les mots (alexithymie) (21).
-
Il
a été pensé que la tendance à somatiser varie d’une culture à
une culture, et quand les symptômes psychiatriques sont mal vus
dans la société, la somatisation est moins
fréquente. Cependant, une étude sur les
symptômes somatiques de trouble dépressif
dans 14 les pays n'a pas montré un rôle culturel (22).
Aspects
cliniques
Les
patients se présentent avec n’importe quel symptôme pouvant avoir un
lien avec une lésion organique:
-
Symptômes
douloureux : mal de tête, dysurie, douleur fréquente, douleur
diffuse, douleur des membres.
-
Symptômes
gastro-intestinaux : nausée, vomissement, douleur abdominale,
ballonnement, diarrhée
-
Symptômes
cardio-pulmonaires : douleur de la poitrine, vertige, souffle
coupé, palpitations,
-
Symptômes
pseudo- neurologique : évanouissement, amnésie, faiblesse
musculaire, dysphagie, trouble de vision, difficulté pour marcher,
surdité, aphonie,
-
Symptômes
sexuels : dyspareunie, dysménorrhée, ménorragie, brûlure
vaginale.
-
Maladies :
douleur atypique de la poitrine, fibromyalgie, syndrome de fatigue
chronique, syndrome prémenstruel, syndrome temporo-mandibulaire.
Le
patient affecté par le trouble somatoforme est souvent identifiable par
la multiplicité de symptômes inexpliqués, l'imprécision de
l'histoire, l’anxiété, et par la persistance d'une demande non
formulée escortée d’un manque de volonté de guérir. Ces patients
expriment des sensations négatives à leur médecin et sont hostiles au
corps médical en général (23,24).
Du
point de vue pratique :
Selon
certaines études, la présence de trois de ces sept symptômes suivant
justifie le diagnostique de
trouble de somatisation (25) :
Les
symptômes d'amnésie, brûlure des organes sexuels, dysménorrhée,
douleur à gorge, extrémités douloureuses, souffle coupé, et
vomissement.
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pathol08 :
84 Commentaire(s) | : Med-famille-articles
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Med-famille-articles : Somatisation, le trouble somatoforme (1) : diagnostic, cliniques
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Avril 2005
Introduction
La douleur était une
question simple en médecine, une blessure physique ( fractures, brûlures)
qui se soulage par un traitement anti-douleur (opium, morphine).
Cependant, les sciences
humaines avaient déjà souligné un lien possible entre organe et psyché. Molière
avait décrit ces symptômes dans ses pièces. Plus tard, dans ses commentaires
sur les Jérémiades (Lamentations
I:12-13), Montaigne avait émis
l’idée que l'émotion peut provoquer la douleur ou l'influencer (41)
formulant ainsi une définition philosophique de la somatisation.
Le développement des
connaissances n’ont pas réussi à intégrer cette idée philosophique dans la
science médicale. L’anatomie pathologique échouait à identifier la lésion
provoquant la douleur. L’absence de lésion a laissé de nombreuses douleurs
inexpliquées au dix-neuvième siècle.
Le terme Hystérie avait
fait son apparition pour décrire ces maladies inexplicables chez certaines
jeunes femmes. (41).
Les travaux de Charcot
avaient un but clinique : soulager par la suggestion certaines lésions
invalidantes comme la paralysie. Bien que ces patientes guéries de leur
paralysie puissent marcher mieux
que les personnes en bonne santé, elle continuent à se plaindre. Ses
conclusions ont amélioré le traitement sans changer le concept.
L’hystérie était un terme couvrant
de multiples pathologies y compris
dépression, réactions au stress et d’autres troubles neurologiques. Au début
du 20ème siècle, l’approche médicale et littéraire de Freud a changé le
concept proposant une explication
psychique.
Bien que l’école freudienne ait détaillé
ce concept, une version simplifiée de ce concept circulait à l’époque pour
expliquer les névroses du combat et troubles anxieux durant la première guerre
mondiale. Freud avait réussi à intégrer dans la science médicale l’idée
de Montaigne, et il fut admis que
les plaintes physiques sans évidences organiques puissent être qualifiées de
« conversion » et ont une origine psychologique. Le
terme « conversion »
a été utilisé à l’origine par Freud
qui avait noté qu’une anxiété, dépression ( affectent selon le
terme freudien ) pouvait se converti en lésion réelle.
La place donnée à la
sexualité dans l’école freudienne avait rendu le concept d’hystérie bien
limité. Lorsque les médecins tentaient de comprendre la souffrance de ces
jeunes femmes qui souffraient réellement, ils demeuraient désolés de leur
analyse, la sexualité n’était pas toujours en cause. (42 :Harlod 2004)
.Aujourd’hui
le terme de trouble hystérique
est bien distingué selon le DSM-IV
de la somatisation.
Définitions
Le
concept de somatisation
a été formulé par Wilhelm Stekel
( psychanalyste) au début de 20ème siècle puis codifié par Lipowski,
en 1988. (42)
La
Somatisation désigne une souffrance et détresse psychologique exprimée sous
forme de symptômes somatiques ayant pour but la rechercher d'aide médicale
pour ces symptômes (1-3). La
somatisation est le mécanisme psychologique par lequel la détresse
psychologique s’exprime sous forme de symptômes physiques.
La détresse psychologique de la
somatisation est générée, en général,
par un trouble de l’humeur qui menace la stabilité mentale. Les
réponses émotionnelles telle inquiétude
ou dépression perpétuent des symptômes n’ayant aucuns liens avec une
maladie bien définie, ni avec les diagnostics proposés. (4). La
somatisation peut être consciente ou inconsciente et peut être influencée par
détresse psychologique ou par le désir d'un avantage personnel (1). La
somatisation contribue à l'augmentation de consommation médicale, la
frustration des patients et de leurs médecins. (5,6). Le DSM-IV divise
les troubles de somatisation ou le trouble somatoforme en plusieurs catégories
: (4)
1-
Trouble de somatisation pure:
inclut les patients avec une histoire de nombreuses plaintes physiques débutant
avant l'âge de 30 ans, se déroulant sur une période de
plusieurs années et accompagnant une perte de fonction sociale,
professionnelle, ou autre.
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pathol08 :
76 Commentaire(s) | : Med-famille-articles
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Psychiatrie-Article : Trouble anxieux de Séparation, ou phobie scolaire - Troisième partie
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Traitements
Le
but des soins est de faciliter développement normal de l'enfant
et de le soulager de son anxiété de séparation. Les quatre points
suivants sont à traiter:
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comportement
de fuite excessive et d’évitement
-
réactions
physiologiques somatiques
-
manque
de contrôle
-
régulation
cognitive à travers un discours explicatif rationnel et ferme.
Le
traitement suit un modèle multidimensionnel incluant plusieurs
approches.
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La
thérapie Cognitive/ comportementale de courte durée (moyenne de
6 mois) donne des résultats positifs chez 83 % des enfants. La thérapie
cognitive essaie de restructurer les pensées de l'enfant et ses actions
dans une structure plus autoritaire et adaptative. On inclut aussi la désensibilisation
systématique et une réponse comportementale adéquate pour faciliter
la séparation, et pour lutter contre les symptômes psycho-somatiques
à travers des jeux de rôles, techniques
de la relaxation, systèmes de récompense.
La
méthode comportementale inclut
-
–
Relaxation
-
–
désensibilisation à travers une exposition au risque
( que fera-t-on si maman est morte ?)
-
-
Elaboration des réponses préventives ou le “Flooding”
-
-
Acquisition d’un nouveau comportement ou le « Modeling »
La
méthode Cognitive-comportementale ;
exemple le plan « FEAR » de
(Kendall & Treadwell)
-
F=Feeling
afraid : avoir le sentiment de peur
-
E=Expecting
bad things: avoir des idées redoutant l’arrivée de mauvaises
choses
-
A=Actions
& attitudes that can help : connaître les actions et les
comportements qui
peuvent aider
-
R=Results
& rewards: Résultats et récompenses.
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pathol08 :
129 Commentaire(s) | : Psychiatrie-Article
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Psychiatrie-Article : Trouble anxieux de Séparation, ou phobie scolaire - Deuxième partie
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Clinique
Le
médecin peut obtenir les informations nécessaires des parents, des
professeurs et de l’enfant. Il est indispensable de détecter les
signes d’une éventuelle dépression :
ahédonie (manque de plaisir) , insomnie, sentiments d'inutilité.
Le début des symptômes peut attacher cette maladie à ses
circonstances de déclenchement. Il est utile de noter la présence
d’un stimulus spécifique déclenchant l’anxiété, une anxiété
par anticipation ( il s’agit dans ce cas d’un trouble d’anxiété
généralisé) ou la présence des gestes d’évitements ( il s’agit
dans ce cas d’un trouble anxieux phobique).
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L'histoire
de la famille est utile élucidant généralement les facteurs
favorisant l’anxiété de séparation et les éventuelles stratégies
thérapeutiques.
Le
trouble anxieux de séparation se manifeste par des symptômes variés
allant d’une détresse irréaliste et périodique relative au danger
qui entourent les membres aimés de la famille jusqu’à la dépression
sévère. D’autres signes peuvent aider au diagnostic :
-
Refus
de s'endormir sans être près du parent (dormir dans le lit
parental)
-
Détresse
excessive et crises de colère quand la séparation est imminente
-
Cauchemars
au sujet de la séparation
-
Nostalgie
excessive et désir de retourner à la maison
-
Symptômes
psychosomatiques fréquents
-
Famille
dysfonctionnelle : l’enfant n’est pas encouragé à achever
son processus de séparation, et même parfois récompensé de son
attachement, ouvertement ou secrètement
(le cas des enfants placés au centre d’un conflit
conjugal).
-
L'Anxiété
de séparation est souvent précurseur du refus scolaire.
-
Les
garçons et filles ne sont pas différents dans la présentation du
symptôme.
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pathol08 :
127 Commentaire(s) | : Psychiatrie-Article
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