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Certaines
études concernant les lesbiennes sont réalisées à l’origine pour étudier
l’homosexualité masculine. Cette situation était la norme ;
durant ces dix dernières années, il fallait admettre que cette
sexualité lesbienne n’est une pas un copie féminine de
l’homosexualité masculine mais une entité distincte.
La tendance actuelle est de
distinguer les deux sexualités. S’il existe des points communs entre
les gays et les lesbiennes, les particularités de chaque communauté
sont nombreuses.
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Le sexe et l'attirance sexuelle
ne sont pas des composantes clés dans les rapports lesbiens. Dans de nombreux
couples, le rôle de la sexualité est mineur et parfois inexistant remplacé
par l’affection et par un fort attachement. Dans les couples ou la sexualité
est une composante importante, des
lesbiennes cherchent dans l’activité sexuelle l'intimité émotionnelle et
psychologique plus que la sexualité elle même.
Dans les rapports lesbiens,
l'attachement émotionnel joue un rôle plus important que l'attirance sexuelle.
Il est possible de trouver des rapports lesbiens purement sexuels caractérisés
par la séduction, passage rapide de la proximité à l’intimité ( nomadisme
sexuel) mais les rapports fondés sur l’attachement et sur des promesses de projets de vie demeurent
majoritaires.
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Les rapports lesbiens ont un
fort contenu d’attachement. Les plaintes psychologiques des lesbiennes
indiquent certains points faibles de cette forme d’attachement, des points
fragilisés par la peur ou l’anxiété.
Les problèmes émotionnels (problème de cœur) sont périodiques, fréquents,
et d’une intensité marquée en rapport avec une éventuelle ambiguïté
identitaire des partenaires.
Les thèmes d’anxiété les
plus fréquents sont :
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La peur des conflits,
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La peur d’abandon,
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Le pouvoir dans le couple,
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Le désir d’une relation fusionnelle pouvant fournir ce sentiment
de sécurité qui demeure problématique dans certains couples
lesbiens.
Les rapports lesbiens
s’appuient sur l’exclusivité sociale. Il est fréquent que le couple
lesbien dès sa formation tente de réduire le contact avec les autres membres
de la famille et avec les amis antérieurs. Ce retrait graduel a pour but de
renforcer le contrôle, et de protéger la relation, mais laisse les deux
partenaires seules et sans soutien. Cette fragilité de l’attachement, cet
isolement social favorise l’anxiété
de séparation.
Les couples lesbiens ont une
durée de vie plus longue que les couples homosexuels masculins, ont tendance à
être riches d’intensité émotionnelle et de jalousie encouragée par
l’exclusivité sociale et sexuelle. Des comportements abusifs et des
manipulations existent dans
certains couples ( de même proportion que les couples hétérosexuels).
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A noter
Il est fréquent que le couple lesbien dès sa formation tente de réduire
le contact avec les membres des familles et avec les amis antérieurs. Ce
retrait graduel a pour but de renforcer le contrôle, et de protéger la
relation, mais laisse les deux partenaires seules et sans soutien. Cette
fragilité de l’attachement, cet isolement social
favorise l’anxiété de séparation.
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Ces couples sont basés sur une
intensité relationnelle aussi, de sommet de bonne attente à des crises
majeures. En vérité, l’attachement dans de nombreux couples lesbiens est une
dépendance affective émotionnelle,
relationnelle, financière, et un
sur-investissement permanent . Ce n'est pas rare d’entendre une lesbienne dire
« sans elle je ne peux pas vivre » ou « elle est tout pour moi »
ou " je ne sais pas comment vivre sans elle. Avant elle,
j' étais sans vie. Maintenant elle est ma vie ".
- L’investissement émotionnel
dans les rapports lesbiens est exigeant, prenant parfois les habits d’une relation de substitution
comme dans les autres couples, homosexuels ou hétérosexuels mais avec plus
d’acuité. Certains rapports répondent
au besoin d’un amour maternel ( voulez vous devenir ma maman? ) ou d’une
consolation après un échec amoureux (
consolez moi du monde)
ou d’une peur sociale. Cette situation n’est pas rare.
L’anxiété exprimée par cette recherche d’amour et de soutien rend
la séparation pénible et douloureuse. La dépression demeure une maladie fréquente
chez les lesbienne.
Dans l‘étude de Wells (J
Homosex 2003;45:93-110) la honte intériorisée fait partie de l'identité
lesbienne et a influencé les styles d'attachement. Sur 317 lesbiennes, une
majorité de ces femmes a rapporté
ce sentiment de honte intériorisée. Les relations solides et saines ont été
associées avec les niveaux de honte les moins élevés, l’anxiété et les
relations abusives et fusionnelles sont plus fréquentes dans les couples
souffrant de cette honte.
En
d’autres termes, ces relations de dépendance affective sont fréquentes dans
les couples lesbiens, mais aussi dans les
couples non reconnus par la société.
On peut les observer dans les relations extraconjugales, dans les couples
hétérosexuels avec importante différence d’âge,
certains mariages mixtes. L’harcèlement de la société peut
transformer ces couples en citadelle assiégée .
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Réf :
Fish
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breast self-examination. Soc Sci Med , Jan 2003, 56(2) p235-45
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, 2002, 43(3-4) p75-98
Garofalo
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2001, 13(4) p298-302
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preventive health practices among lesbians. Am J Public Health , Jun 2001, 91(6)
p972-5
Wells
GB, Hansen ND : Lesbian shame: its relationship to identity integration and
attachment. J Homosex , 2003, 45(1) p93-110
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