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petits poèmes coquins...

 
n°71
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
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Note : 3.5/5 pour 8 votes
Posté le 08-03-2007 à 11:31:28  profilanswer
 

SAINT-GELAIS, Mellin de (1487 ou 1490 (Angoulême)-14 oct. 1558)
 
 

Dixain

 
Un jour que madame dormoit,
Monsieur branloit sa chambriere
Et elle qui la danse aimoit
Remuoit bien fort le derriere.
Enfin la garce toute fiere
Luy dist : «Monsieur, par vostre foy,
Qui le faict mieux, Madame ou moy ?»
«C'est toy, dist-il, sans contredit.»
«Saint Jehan, dict-elle, je le croy
Car tout le monde me le dict.»

 
Publié pour la première fois dans La fleur de poesie françoyse, Paris, 1543. STFM, 1993, vol. I, p. 127.
 
 
[b][b](Rondeau sur la dispute des vits)[/b]
 
La nuict passée, une dame discrette
Avant coucher en part essez secrette,
A autres trois demanda par devis
De quelle taille estoient les meilleurs vitz.
«Tous vitz sont bons» respond une maigrette.
«Les longs, dict l'autre, ayment trop la retraicte.
Un vit moyen faict la meilleur traicte.
Je le sçay bien et je m'en assouvis
La nuict.»
La tierce dict : «Ne faictes poinct l'estroite
Le grand et gros a l'atteinte plus droite.»
Lors dict la dame «Apres tous vos devis
Quand la femme ayme et n'a les sens ravis,
Un vit d'amy la et bien traicte
La nuict.»[/b]
 
Publié dans Saingelais, Oeuvres, Lyon, 1547. STFM, 1993, vol. I, p. 277.
 
 
 
 
RONSARD, Pierre de (1524 (près de Vendôme)-27 déc. 1585 (Saint-Cosme-Lès-Tours) :
 
 
 
Je te salue
 
Je te salue, ô vermeillette fente
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheuré pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !
 
 
C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis ;
T'ayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens ma force en moi déjà plus lente.
 
 
Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :
 
 
Tous verts galants devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 
 
 
PAPILLON de LASPHRISE, Marc de (1555-1599 environ) :
 
 Ha Dieu ! Que j'ai de bien alors que je baisotte
Ma jeune folion dedans un riche lit,
Ha Dieu ! Que j'ai de bien en ce plaisant conflit,
Perdant mon plus beau sang par une douce flotte.
 
 
  Ha Dieu ! Que j'ai de bien lorsque je la mignotte,
Lorsque je la chatouille, et lorsqu'elle me rit.
Ha Dieu ! Que j'ai de bien quand j'entends qu'elle dit
D'une soufflante voix : «Mon mignon, je suis morte !»
 
 
   Et quand je n'en puis plus, ha Dieu ! Que j'ai de bien
De faire la moquette en m'ébattant pour rien
Ha Dieu ! Que j'ai de bien de pinçotter sa cuisse,
 
 
  De lécher son beau sein, de mordre son tétault,
Ha Dieu ! Que j'ai de bien en ce doux exercice,
Maniant l'honneur blond de son petit tonneau.

 
 
________________________
 
 
 Cà, je veux fourniller en ton joli fourneau,
Car j'ai de quoi éteindre et allumer la flamme,
Je vous veux chatouiller jusqu'au profond de l'âme,
Et vous faire mourir avec un bon morceau.
 
 
Ma petonne, inventons un passetemps nouveau,
Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu'une gamme.
Faites donc le seigneur et je ferai la dame,
Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.
 
 
Je remuerai à bonds d'une vitesse ardente
Nos pieds entrelacés, notre bouche baisante,
La langue frétillarde ira s'entremouillant.
 
 
Jouons assis, debout, à côté, par derrière
(Non à l'italienne !) et toujours babillant :
Cette diversité est plaisante à Cythère.

 
 :)  
 
 
 
 
 
 


---------------
fee...
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Posté le 08-03-2007 à 11:31:28  profilanswer
 

n°72
Profil sup​primé
Note : 0/5 pour vote
Posté le 08-03-2007 à 14:49:04  answer
 

feecloche1 a écrit :

SAINT-GELAIS, Mellin de (1487 ou 1490 (Angoulême)-14 oct. 1558)
 
 

Dixain

 
Un jour que madame dormoit,
Monsieur branloit sa chambriere
Et elle qui la danse aimoit
Remuoit bien fort le derriere.
Enfin la garce toute fiere
Luy dist : «Monsieur, par vostre foy,
Qui le faict mieux, Madame ou moy ?»
«C'est toy, dist-il, sans contredit.»
«Saint Jehan, dict-elle, je le croy
Car tout le monde me le dict.»

 
Publié pour la première fois dans La fleur de poesie françoyse, Paris, 1543. STFM, 1993, vol. I, p. 127.
 
 
[b][b](Rondeau sur la dispute des vits)[/b]
 
La nuict passée, une dame discrette
Avant coucher en part essez secrette,
A autres trois demanda par devis
De quelle taille estoient les meilleurs vitz.
«Tous vitz sont bons» respond une maigrette.
«Les longs, dict l'autre, ayment trop la retraicte.
Un vit moyen faict la meilleur traicte.
Je le sçay bien et je m'en assouvis
La nuict.»
La tierce dict : «Ne faictes poinct l'estroite
Le grand et gros a l'atteinte plus droite.»
Lors dict la dame «Apres tous vos devis
Quand la femme ayme et n'a les sens ravis,
Un vit d'amy la et bien traicte
La nuict.»[/b]
 
Publié dans Saingelais, Oeuvres, Lyon, 1547. STFM, 1993, vol. I, p. 277.
 
 
 
 
RONSARD, Pierre de (1524 (près de Vendôme)-27 déc. 1585 (Saint-Cosme-Lès-Tours) :
 
 
 
Je te salue
 
Je te salue, ô vermeillette fente
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheuré pertuis,
Qui rend ma vie heureusement contente !
 
 
C'est toi qui fais que plus ne me tourmente
L'archer volant qui causait mes ennuis ;
T'ayant tenu seulement quatre nuits,
Je sens ma force en moi déjà plus lente.
 
 
Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D'un poil follet mollement crêpelu,
Qui à ton gré domptes les plus rebelles :
 
 
Tous verts galants devraient, pour t'honorer,
A beaux genoux te venir adorer,
Tenant au poing leurs flambantes chandelles !

 
 
 
PAPILLON de LASPHRISE, Marc de (1555-1599 environ) :
 
 Ha Dieu ! Que j'ai de bien alors que je baisotte
Ma jeune folion dedans un riche lit,
Ha Dieu ! Que j'ai de bien en ce plaisant conflit,
Perdant mon plus beau sang par une douce flotte.
 
 
  Ha Dieu ! Que j'ai de bien lorsque je la mignotte,
Lorsque je la chatouille, et lorsqu'elle me rit.
Ha Dieu ! Que j'ai de bien quand j'entends qu'elle dit
D'une soufflante voix : «Mon mignon, je suis morte !»
 
 
   Et quand je n'en puis plus, ha Dieu ! Que j'ai de bien
De faire la moquette en m'ébattant pour rien
Ha Dieu ! Que j'ai de bien de pinçotter sa cuisse,
 
 
  De lécher son beau sein, de mordre son tétault,
Ha Dieu ! Que j'ai de bien en ce doux exercice,
Maniant l'honneur blond de son petit tonneau.

 
 
________________________
 
 
 Cà, je veux fourniller en ton joli fourneau,
Car j'ai de quoi éteindre et allumer la flamme,
Je vous veux chatouiller jusqu'au profond de l'âme,
Et vous faire mourir avec un bon morceau.
 
 
Ma petonne, inventons un passetemps nouveau,
Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu'une gamme.
Faites donc le seigneur et je ferai la dame,
Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.
 
 
Je remuerai à bonds d'une vitesse ardente
Nos pieds entrelacés, notre bouche baisante,
La langue frétillarde ira s'entremouillant.
 
 
Jouons assis, debout, à côté, par derrière
(Non à l'italienne !) et toujours babillant :
Cette diversité est plaisante à Cythère.

 
 :)


 
tant conné des chose. copieuse. tu rapelle mon institutrice. toujours poesie et moral. pseudo cul. pseudo pseudo. tout est fau.

n°73
milton601
Doué mais en quoi ????
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Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 08-03-2007 à 18:03:11  profilanswer
 

feecloche1 a écrit :

SAINT-GELAIS, Mellin de (1487 ou 1490 (Angoulême)-14 oct. 1558)
 
 
[b]
 
 
 
Ma petonne, inventons un passetemps nouveau,
Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu'une gamme.
Faites donc le seigneur et je ferai la dame,
Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.
 
 
Je remuerai à bonds d'une vitesse ardente
Nos pieds entrelacés, notre bouche baisante,
La langue frétillarde ira s'entremouillant.
 
 
Jouons assis, debout, à côté, par derrière
(Non à l'italienne !) et toujours babillant :
Cette diversité est plaisante à Cythère.  :)


 
 
Quel appétit ce gars !!!  
il est génereux, il donne et prend  :)  
c'est tendance ca , à l'italienne pour les hommes aussi
Faut voir  :D  


---------------
la solitude est comme le vin, un peu ca va, trop, ca soule, c'est de moi
n°74
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
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Note : 3.5/5 pour 8 votes
Posté le 08-03-2007 à 18:51:59  profilanswer
 

milton601 a écrit :

Quel appétit ce gars !!!  
il est génereux, il donne et prend  :)  
c'est tendance ca , à l'italienne pour les hommes aussi
Faut voir  :D


 
 
ma foi, n'est-ce pas ?........ ;)  
 :hello:


---------------
fee...
n°75
zuip01
obsédé textuel
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 08-03-2007 à 19:33:34  profilanswer
 

milton601 a écrit :

c'est tendance ca , à l'italienne pour les hommes aussi
Faut voir  :D


 
Désolé de faire le pédant... mais "à l'italienne" a priori  est certainement une allusion à la forme même du texte qui est un sonnet dit "français" par opposition au sonnet "à l'italienne" : cela dépend de la disposition des rimes des deux tercets.
Sonnet italien : CCD EED.
Sonnet français : CCD EDE.
Et le sonnet cité est un sonnet à la française...
( Fée,  où as-tu trouvé ces textes ?.... tu vois bien que tu as de la culture...)  :lol:  
Mais peut-être l'expression désigne-t-elle aussi une position ou pratique sexuelles à la mode du temps...
Finalement "à l'italienne"... n'est-ce pas tout simplement la position banale du missionnaire ?
Autrement dit, l'auteur se moque du manque d'imagination des italiens... qui baisent bien banalement... et lui, en vrai poète qu'il est, babille à l'oreille de sa belle... :love:


---------------
ironique mais véridique
n°76
Anna51
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Note : 3.5/5 pour 8 votes
Posté le 08-03-2007 à 20:02:17  profilanswer
 

zuip01 a écrit :

Désolé de faire le pédant... mais "à l'italienne" a priori  est certainement une allusion à la forme même du texte qui est un sonnet dit "français" par opposition au sonnet "à l'italienne" : cela dépend de la disposition des rimes des deux tercets.
Sonnet italien : CCD EED.
Sonnet français : CCD EDE.
Et le sonnet cité est un sonnet à la française...
( Fée,  où as-tu trouvé ces textes ?.... tu vois bien que tu as de la culture...)  :lol:  
Mais peut-être l'expression désigne-t-elle aussi une position ou pratique sexuelles à la mode du temps...
Finalement "à l'italienne"... n'est-ce pas tout simplement la position banale du missionnaire ?
Autrement dit, l'auteur se moque du manque d'imagination des italiens... qui baisent bien banalement... et lui, en vrai poète qu'il est, babille à l'oreille de sa belle... :love:


 
Pauvre milton, il a pensé à autre chose  :D  
Zuip est prof de francais je parie  :) d'ailleurs peu de fautes d'orthgraphes  

n°77
zuip01
obsédé textuel
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 08-03-2007 à 20:20:36  profilanswer
 

Anna51 a écrit :

Pauvre milton, il a pensé à autre chose  :D  
Zuip est prof de francais je parie  :) d'ailleurs peu de fautes d'orthgraphes


 
Certes assurément bien sûr... mais à quoi pense Milton ?
Le poète sur sa belle ? "Faites donc le seigneur et je ferai la dame"
Autre hypothèse... le poète se fait prendre par sa belle qui le sodomise... miam !!!


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ironique mais véridique
n°78
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
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Note : 3.5/5 pour 8 votes
Posté le 09-03-2007 à 10:55:58  profilanswer
 

milton a une interprétation qui se tient.
c'est comme devant une oeuvre d'art: ça inspire et on y voit des choses que la personne à côté ne verra pas n'est-ce pas...
 
en tout cas les enfants: merci de l'attention que vous portez à ces poèmes.
ça me fait plaisir.
 
 :hello:


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