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Homo passif = enculé, pénetré ?? pourquoi ??

 
n°4293
lisabelle
Commodité n'est pas vérité
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Note : 2/5 pour 3 votes
Posté le 15-05-2007 à 08:45:15  profilanswer
 

je suis étonnée et en colère. Quand un adolescent découvre son homosexualité  il doit déja affronter tout un monde de déni et de stigmatisation.  
je découvre pire.. Quand il ose dire qu'il est homo passif, il est doublement moqué, stigmatisé, même harcelé. L'enculé !! on lui dit .....c'est quoi cette annerie ?? Un homo qui pénètre est mieux vu qu'un homo qui est pénentré? Je ne comprends pas trop.  
Je suis une femme,  j'accepte la pénéntration. Suis-je moins considérée que l'homme qui me pénètre ?  :non:  :non:  :non:  Franchement, non. Et si le mec me dit une phrase de ce genre, il est dehors car coucher avec un con rest risqué génétiquement :lol: .    
Sur certains forums de docti j'ai lu des phrases de ce genre où un garcon dit fierement à une fille : c'est moi qui penetre, tu n'est qu'un trou à pénétrer..
D'où vient ces imbécilités qui circulent de plus en plus dans nos lycés et sur les forums?  On passe de la stigmatisation des homo pour dévaloriser les femmes maintenant ? Quel monde !!  


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La volupté n'est pas seulement la passion.
mood
Posté le 15-05-2007 à 08:45:15  profilanswer
 

n°4294
mister no
Je dis souvent oui.....
Note : 3/5 pour 2 votes
Posté le 19-05-2007 à 05:43:15  profilanswer
 

Bonjour,
C'est un problème symbolique, le penis est considéré sur ce plan comme l'intrument de la force et du pouvoir. Imaginez par exemple un paysage d'où émerge une colline, cette protubérance apparaît comme dominant la platitude autour, cette image est comme une allégorie mais donne une idée de la question.
Lorsqu'on regarde les deux corps (homme, femme) nus, au moment de l'expression du désir, le penis de l'homme se dresse et en quelque sorte affirme sa puissance. L'homme pour faire l'amour doit être capable d'érection, cette érection est comme l'affirmation de sa force et de sa capacité à pénétrer la femme dont le sexe s'ouvre...ne fait que s'ouvrir et même dans la cas des violences sexuelles peut être pénétré sans désir et semble représenter  la soumission et donc l'infériorité.
L'action est du coté de l'homme qui en quelque sorte soumet la femme à l'acte sexuel en la couchant au sol, en la pénétrant et en assumant les "va-et-vient" (action=force=domination...)
Donc par assimilation, tout ceux qui sont pénétrés sont soumis.
 
Mais attention, tout ceci c'est du symbolique, cela n'a rien  à voir avec le véritable rapport de force dans la réalité d'une relation. Et nous savons tous que bien souvent, le pouvoir dépend plutôt de la capacité de dire "non" plutôt que "oui"...et de ce point de vue, souvent la femme detient un pouvoir important dans l'accès à la jouissance de l'homme.
 
Dans la réalité de la relation humaine c'est le caractère aussi qui détermine le rapport de force, l'érection du sexe de l'homme ne lui donne aucun pouvoir réel.
 
Bien faire attention aussi avec ce qui se dit parceque  surtout à l'adolescence, le souci principal est l'affirmation de soi.  
A cet âge( et parfois même après) lorsqu'on est un peu en insécurité, parcequ'un garçon qui doit faire le premier pas n'est pas vraiment à l'aise face à la fille, on récupère tout ce qui peut nous donner un peu de force intérieure.Et on est porté à tout exagérer dans une sorte de surenchère dans le discours.
Pour avoir élevé et éduqué deux filles,je peux affirmer que bien souvent elles ont "mené la barque..." avec désinvolture et indépendance, les pauvres gamins en étaient reduits à imaginer des stratagèmes pour rester intéressants.
 
La question des homosexuels est un peu plus compliquée par le fait qu'étant hommes (je parle des homosexuels !), donc symboliquement appartenant au monde des dominants (penis dressé...), lorsqu'ils révèlent leur homosexualité passive, il se produit comme une "défaite" symbolique importante, et ils provoquent chez les autres garçons ce que l'on pourrait appeler "blessure narcissique":  
Le garçon se dit  symboliquement "un semblable que moi, donc en quelque sorte un autre "moi-même" se met en position de subir les assauts !!! c'est comme si moi-même je subissais ces assauts, or je suis dominant, donc cela ne me plait pas et je lui en veux de me donner cette image..."
 
De là viennent souvent toutes les séquences de violences faites aux homosexuels dans la vie de tous les jours.
Sans le savoir et surtout lorsqu'ils osent affirmer leur orientation, la réaction instinctive est  de les repousser. Seule l'éducation permet de dépasser cette première attitude pour sauvegarder la relation humaine qui elle n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle de ceux que l'on rencontre dans un contexte autre que sexuel.
 
Lorsque l'on sait en plus que l'orientation sexuelle n'est pas une question de choix, on est ou on n'est pas hétérosexuel ou  homosexuel et que partant de là tout le monde doit être fondamentalement respecté, la question éducative est vraiment au centre de ce problème de société.
 
Votre réaction est saine et ne fait que souligner avec force ce qui manque de plus en plus dans  notre société, l'éducation véritable, celle ou l'on dit les choses quand il faut le dire, et ou on se cache pas derrière les spécialistes pour expliquer simplement aux jeunes la véritable importance du respect de l'autre et de soi.
 
Voilà mon point de vue lisabelle !
J'espère que je ne vous ai pas choquée! :hello:


Message édité par mister no le 19-05-2007 à 05:49:53

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Nous sommes à 85% composés d'eau...j'adore barboter !!!!
n°4295
pathol08
Note : 4.9/5 pour 11 votes
Posté le 17-08-2007 à 10:00:44  profilanswer
 

lisabelle a écrit :

je suis étonnée et en colère. Quand un adolescent découvre son homosexualité  il doit déja affronter tout un monde de déni et de stigmatisation.  
je découvre pire.. Quand il ose dire qu'il est homo passif, il est doublement moqué, stigmatisé, même harcelé. L'enculé !! on lui dit .....c'est quoi cette annerie ?? Un homo qui pénètre est mieux vu qu'un homo qui est pénentré? Je ne comprends pas trop.  
Je suis une femme,  j'accepte la pénéntration. Suis-je moins considérée que l'homme qui me pénètre ?  :non:  :non:  :non:  Franchement, non. Et si le mec me dit une phrase de ce genre, il est dehors car coucher avec un con rest risqué génétiquement :lol: .    
Sur certains forums de docti j'ai lu des phrases de ce genre où un garcon dit fierement à une fille : c'est moi qui penetre, tu n'est qu'un trou à pénétrer..
D'où vient ces imbécilités qui circulent de plus en plus dans nos lycés et sur les forums?  On passe de la stigmatisation des homo pour dévaloriser les femmes maintenant ? Quel monde !!


 
 
 
Bonjour lisa
Les cultures anciennes, comme la culture grecque et romaine étaient partagées sur les questions liées à la sexualité offrant un intérêt particulier au rôle sexuel : activité contre passivité. Cette distinction a profondément influencé les cultures méditerranéennes antiques et modernes.
 
Le partenaire pénétrant est considéré comme actif, masculin homme, viril, mieux considéré que le pénétré considéré comme passif, trahissant le rôle masculin. L’acceptation de la pédérastie ( relation homosexuelle entre un adulte et un partenaire moins agé) fut acceptée par les Athéniens étant une relation favorisant la transmission des valeurs masculines.
   
L’idée de rôle actif et rôle passif en sexualité semble venir de ces époques lointaines où l’identité personnelle et le rôle social étaient basés sur la préférence sexuelle. Celui qui pénètre est un homme, celle pénétrée est une femme.
 
Pour les romains, pénétrer d'autres hommes pourraient être un signe de masculinité ; les Femmes qui pénètrent (avec des godes ou avec leurs grands clitoris) et les hommes pénétrés n’étaient pas vus comme déviants sexuels ou malades mais des transgresseurs. Il ne s’agit pas de simple distinction théorique, les hommes pénétrés seront condamnés et punis, brûlés ou exécutés durant certaines époques romaines.
 
Ces idées anciennes ont laissé des traces toujours visibles dans la compréhension modernes de la sexualité. L'idée que l'homme passif ou la femme active sont des pervers est toujours vivace dans certaines cultures.  
 
Certains courants homophones condamnent et dévalorisent en premier lieu "le pénétré " au nom de la virilité du rôle masculin. Cette distinction passif / actif , pénétrant /pénétré a joué un rôle important dans l’homosexualité.
 
Les études divergent sur l’origine antique de cette idée et sur sa justification.
Cette idée de rôle passif ou actif en sexualité est née dans l’antiquité pour consolider le rôle masculin et le distinguer du rôle féminin dans la société. Les religions plus tard ont condamné, pour cette raison et pour d’autres, l’homosexualité ( surtout masculine).
 
De nos jours, l’idée de passif-actif, pénétrant – pénétré est vivace en dépit de l’évolution culturelle.
 


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