Rebonjour,
Merci d'avoir répondu à mon message, sachez que cela fais un bien considérable d'être "entendu".
Pour répondre à vos questions, on peut dire que je suis restée célibataire depuis le décès de ma mère, c'est à dire depuis environ 4 ans. J'ai bien-sûr eu quelques "aventures" avec des garçons, qui n'ont jamais durer plus de 3 ou 4 semaines... sans que je ne sache vraiment les raisons de la rupture... des hommes avec qui la sexualité me devenait presque angoissante, car je me souviens que l'acte de pénétration me faisait assez souffir (physiquement).
Il est vrai qu'à l'heure actuelle, je suis sûre de ressentir de réelles attirances pour des femmes (et surtout celle dont je vous ai parlé dans mon premier message) et maintenant je peux dire que je ne me considère plus comme une femme purement hétéro.
Malgré tout, ce que je recherche chez une femme, n'est pas la sexualité mais plutot tout ce qu'il y a autour, la sensualité, la tendresse, l'attention, un regard, une voix, bref, toutes ces choses impalpables qu'on pourrait finalement retrouver dans la relation mère-enfant.
Je "sais" mes faiblesses, je connais trop bien mon histoire assez sinueuse, et je suis consciente de rechercher en premier lieu, une espèce de mère d'adoption qui pourrait m'offrir tout l'amour "possible" pour une femme "adulte"... Je vois un psychanalyste depuis quelques années maintenant qui me fait comprendre énormément de choses par rapport à cela.
Comme vous le pensez aussi, je crois qu'envisager une relation avec ma prof, dont je suis pourtant passionnément amoureuse, est un échec avant l'heure et que les enjeux sont trop présents.
Pourtant, comme vous le soulignez dans votre réponse, "les lesbiennes ne draguent quasiment jamais des hétéro". Mon amie lesbienne m'a également dit ca, mais dans le même temps elle m'a dit que je ne serais pas autant attirée par elle (ma prof) si elle ne l'était pas un peu aussi... puisque les lesbiennes ou bi seraient censées se "reconnaitre" inconsciemment...... alors que penser ??
Par conséquent mon amie me dit quand même d'essayer avec cette prof, car elle perçoit chez elle une petite ambiguité et une affection particulière pour moi.
Je voulais aussi préciser simplement que c'est une prof qui ne donne plus de cours à notre promo depuis cette année, donc si on se voit c'est le plus souvent entre 2 couloirs, pour se dire bonjour et se prendre des nouvelles... la relation reste donc beaucoup moins "professionnelle" qu'avant...
Bref, je crois, ou plutot je suis sûre, que je tenterais l'expérience même si ce n'est pas avec elle. Je veux connaître les plaisirs que procure un amour lesbien, car je sens qu'il pourrait m'apporter tout ce que je recherche pour être heureuse...
J'espère ravoir de vos nouvelles très bientôt.
Bien à vous.
Myrtille