P1881 Invité |
feecloche1 a écrit :
bonjour je ne pense pas (bon c'est juste un avis tout personnel!), que l'instabilité professionnelle puisse être responsable de l'affaiblissement des relations dans un couple.
mais je suppose que je me projette là-dedans : mon compagnon est resté deux ans sans trouver un boulot dans sa branche (pour laquelle il est doué d'ailleurs) et moi j'avais un job....il lui arrivait de se dévaloriser de déprimer, ses plaintes n'étaient pas formulées, il ne m'en parlait pas beaucoup, il gardait pour lui, mais comme je suis quelqu'un qui est très tournée naturellement vers les gens (et à plus fort raison vers mes proches) je sentais, je ressentais son désarroi, sa peine et sa honte....et j'ai essayé de l'entourer d'amour et d'attention, jamais, seigneur! jamais je ne lui ai reproché cette situation, ni son comportement parfois distant, parfois renfrogné, (mais toujours respectueux et aimant) et c'est ensemble que nous avons passé cette épreuve.
il a fini par trouver un bon boulot dans une autre région à 100 km d'où nous vivions et où mon fils faisait ses études, et je l'ai bien évidemment suivie et où j'espère à mon tour avoir un bon job après ma formation... c'est à mon tour de ne plus avoir de boulot, et parfois je le vis mal maglré la formation, je me sens un peu inutile et je ne sais pas trop si je vais avoir la chance de trouver un job dans cette nouvelle voie, mais comme je l'ai fait pour lui, aujourd'hui, il me soutient, et comprend très bien mon désarroi...
tout ça pour te dire que, à mon sens, c'est dans les épreuves aussi que le couple se fortifie, se rapproche.. on se comprend, on relève l'autre, on relativise pour lui, on le rassure, on l'incite à s'occuper en attendant une bonne place... on le conseille : pourquoi ne pas faire une autre formation? faire quelque chose de totalement différent? mais en aucun cas on le rabaisse....
ton amie semble tournée vers sa réussite professionnelle et n'a pas envie que sa vie soit assombrie par tes doutes, tes plaintes, ton mal-être....je n'ai pas à juger ça, je ne la connais pas...je ne connais pas les tenants et les aboutissants de votre histoire.. ce n'est ni bien ni mal, ce qu'elle fait à ton égard: c'est..... point final.
je ne pense pas que son espace intérieur soit limité simplement elle aime que tout marche sur des roulettes, elle aime la réussite, et elle voit sans doute ta situation comme un boulet dont elle entend toujours parler quand elle revient du boulot...
et toi, tu n'as pas à te sentir coupable: coupable de quoi?! ...
que faut-il faire? : ou tu trouves à nouveau un job à la mesure de ton quasi-doctorat si c'est cela qu'il te faut pour être bien ou tu trouves un boulot intéressant à un niveau moindre et qui pourrait t'apporter beaucoup de satisfactions, à moins que tu aies un souci "d'identité professionnelle"? je veux dire : tu penses que si tu n'as pas un boulot d'un niveau très élevé, tu te sentiras inférieur à elle?
tu sais comment c'est : au début d'une relation tout est beau, magique, passionnée, magnifique et tout et tout....
mais la vie en couple est difficile, et à mon sens il faut deux conditions pour que ça contiue de fonctionner: l'amour et aussi l'intelligence du coeur...
à vous de communiquer sérieusement, profondément pour savoir si vous correspondez bien l'un à l'autre, dans les points essentiels et si vous aimez vous épauler et trouver des solutions à vos problèmes, ensemble....on a toujours des remises en question, des choses à changer : là en l'occurrence, elle doit être plus solidaire et plus attentive à ton égard, et toi, tu dois diminuer tes crises de caliméro( je connais et réfléchir à toutes les choses que tu pourrais faire pour rendre ta vie intéressante fructueuse même dans les moments difficiles où tu as tort de douter de toi car que tu travailles ou pas, que ce soit un boulot intéressant ou pas, tu es le même homme, et il faut assez d'humilité et de force pour s'adapter à ce que la vie nous réserve parfois pour notre bien, souvent, même si on pense le contraire... 
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Bonjour!
Je dois vous dire que votre réponse m'a beaucoup réconforté et vous semblez être douée d'empathie..avoir une bonne fibre psychologique.
Vous dites que je ne dois me culpabiliser....mais je me culpabilise pareil car notre relation était récente et déjà les problèmes pointaient leur nez. Elle m,a connu faire le Calimero( il existe aussi au Québec ), deux mois après le début de notre relation, mais sans trop de négativité, je me redressais tout de même par moi-même( les mêmes raisons me poussaient à douter de moi: parti au Canada, les portes semblaient être assez fermées pour moi et quand vous vous apercevez au dernier moment que toutes les étapes traversées et les difficultés*longues à raconter , mais il y en a eu tellement en tout genre dans toutes les catégories d'une vie humaine!*, ne font que continuer dans ce qui serait la seule chose vous permettant de vous redonner confiance et surtout justifier votre déplacement, vos pertes de repères...etc..etc..au moins quelque chose qui rattrappe toutes vos pertes, alors vous commencez à sentir un gros vide. Vous ne perdez pas confaince en vous vous vous reprenez et là vous décidez de partir pour la grosse ville : Montréal . Plein d'espoir et de combattivité imaginant des jours meilleurs. Mais là comme je le disais , j'ai heurté un mur, un très très gros mur: la réalité en fait. Je n'ai nullement manqué de volonté croyez moi déjà rester ici ne fut pas simple.
Quand on voit tous nos efforts réduits à néant malgré notre combattivité c'est comme si on avait une formule 1 sur une route limitée à 30 kms/hr.
Bref! Oui je me suis plaint beaucoup, elle a essayé de me donner des conseils rationnels: fais ci, ou tu devrais faire ça....je te donne des solutions! Mais ça ne marchait pas car les choses semblaient de pas dépendre de moi mais aussi du monde socio-professionnel qui semblait bel et bien aussi me bouder dans cette province. Donc j'ai continué à me sentir mal, à péter les plombs ( deux crises de nerfs accentuées par une copine qui répondait à mon stress en me traitant de tous les noms).
Elle fut méchante et froide et blessante à mon endroit( je n'exagère rien, je ne suis aps du genre à faire porter le chapeau pour me déresponsabiliser) pour signifier de la laisser tranquille, mais moi je me sentais encore moins compris et culpabilisé et donc je me rejustifiais voulant à tout pris être compris et elle revenait à la charge comme je disais. Donc il n'y eut aucun contact, dialogue..etc etc.. Je devais laisser les choses en suspens. Elle voulait voir pour croire que je n'étais pas une personne négative: elle me disait tout le temps cela: je ne crois que ce que tu me montres, ce qui augmentait d'autant plus mon malaise, cette sensation d'être seul et incompris. Car l'empathie n'est-ce pas voir en l'autre ce qu'il ne nous montre pas forcément?( oui 8 ans de philo ça aide à formuler un phrase de même LOL). Alors oui là ça va mieux,mais j'ai essayé de lui reparler de tout ça il n'y a pas longtemps... lui disant qu'elle m'avait blessé et que derrière les apparences se cachait toujours la même personne qui en avait tout simplement plein son casque...je me suis même excusé d'avoir été étouffant, mais que jamais je ne m'étais senti compris alors que j'avais fini par lui laisser la paix....comme un étranger( ilfallait que je reste ;ala maison seul quand elle voualit sortir, voulant son indpendance et sa tranquillité en tous points..refusant de faire des activités avec moi..restant seule dans son coin bref...je ne me sentais plus moi dans son regard...il y avait elle...et moi point, à la limite j'étais un colocataire mais c'est tout ...je n'ai rien mais alors rien comrpis du tout!) Elle m'a boudé me disant que je revenais encore sur le sujet et que je répétais la même chose encore et encore chose qu'elle avait entendue un million de fois( on se répéte devant l'autre quand on sent que ça ne fait pas sens et que son comportement nous prouve bien par ses attaques que ça ne rentre pas dans sa tête ou son coeur plutôt).....elle m'a redit qu'elle ne me voyait plus comme avant que j'avais été plus un ennemi refusant de l'écouter quand elle me disait de me taire et passer à autre chose,que je ne voulais pas m'aider à cette époque là ( ce qui est faux car je n,avais que cela de la volonté...volonté qui se heurtait aux limites de ce qui m'était offert) un ennemi ayant lui-même choisi de recevoir tout son fiel et sa médisance en voulant comprendre le pourquoi du comment....IL est vrai que je passais mon temps à palabrer et me justifier pour qu'elle me comprenne revenant toujours dans le passé, mais son comportement et son mépris ( excessifs selon moi) m'y poussaient car elle n'hésitait pas à me tapper sur la tête à la moindre occasion.
Bref, aucune communication et plus j'ai voulu arranger les choses et mettre tout à plat et plus ça empirait, je me suis senti seul, incompris, jugé, detesté...pourquoi? Effectivement malgré tout je ne puis m'empêcher de culpabiliser: je me dis sans cesse: j'aurais dû cannaliser mon émotivité et ma négativité...mais peut-on demander à quelqu'un plus qu'il ne peut donner à un moment donné? J'en fus incapable et elle en fut incapable. J'ai trouvé son empathie bien limitée...comme si tout ce qui sortait de son carré à elle de ses plans devait être évacué. Je fus difficile à vivre , vraiment pas un cadeau: mou, passif, renfrogné et desespéré car nulle lueurre à l'horizon malgré mes efforts...d'autant plus que je vivais le rejet que j'étais catégorisé comme problème qui l'empéchait d'aller à sa vitesse à elle....en plus de tout cela elle restait fermée même quand je lui montrais que je fesais de gros efforts de bonne humeur! (elle pensait que c'était un jeu, un masque à présent elle me disait ne plus me faire confiance)Bref voilà! Mes frustrations sont encore là et moi non plus je ne la vois plus comme avant, je ne sais si j'ai vraiment des tords d'avoir trop exprimé mon désarroi..d'avoir voulu non pas du soutien mais être considéré comme je suis : la même personne avec des difficultés encore...avoir voulu être compris fut pour elle des attaques de ma part la déstabilisant car sa coupe était déjà pleine.
Un coup je lui en veux, un autre coup je m'en veux...parfois je me dis que son comportement fut normal elle avait ses limites , mais parfois je me dis que tout cela n'excuse pas son comportement: moi je devais me resaisir...mais je n'étais pas méchant comme elle le fut avec moi volontairement dit-elle....bref vous voyez je suis dans le flou total . Dès que je m'excusais elle me rentrait encore plus dedans...bon..et moi qui dis tout le temps que le dialogue et les difficultés renforcent un couple quand il sait les traverser à deux. Elle devait avancer et moi aussi sans poser de questions...mais on dirait que mes faiblesses l'ont marquées que je suis autre.
J'ai aimé votre réponse et je pense que vous y verrez plus clair.
merci encore Très bonne journéeà vous! |