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Comment oublier le passé ?

 
n°4413
Nefaso
Le coeur n’a pas de rides...
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Note : 0/7 pour 0 vote
Posté le 25-02-2007 à 11:10:09  profilanswer
 

Bonjour
 
Meme si je suis une femme heureuse et comblée aujourd'hui, j'ai un certain passé assez difficile et compliqué et n'arrive pas à l'effacer.
 
Avant de connaitre l'homme avec qui je suis actuellement, je m'étais jurée que je resterais seule car j'ai beaucoup trop souffert.
 
Mon ex buvait, me frappait, était jaloux à l'extrème, m'interdisait de regarder qui que ce soit, de sourir, de parler, enfin d'être moi....
 
Aujourd'hui je suis avec un homme formidable qui est tout l'opposé mais malgré ça j'ai encore des flashs de mon passé.  
 
Un exemple : vendredi soir, je suis rentrée à 21 heures à la maison car je suis allée chercher ma voiture laissée chez le mécano. Il ne l'avait pas terminé, et j'ai du attendre qu'il finisse son boulot.  
Et bien sur le chemin du retour, je me demandait ce que mon homme allait pouvoir me dire, quelle serait sa réation à me voir rentrer si tard, allait-il me faire une scène ? Me poser un tas de questions pour savoir où et surtout avec qui j'étais ?  
Rien de tout cela s'est produit car il me fait entièrement confiance, et si j'avais pensé réellement à lui, j'aurais bien su qu'il n'aurait rien dit, mais c'est plus fort que moi, sans cesse je le compare à l'autre, à mon ex....
 
J'évite de lui dire car lorsque ça s'est produit, il me dit toujours qu'il n'est pas comme l'autre, que lui est un autre homme et qu'il faut que j'arrete de me battre avec les fantomes du passé, mais c'est plus fort que moi.
 
Je lui fais subir mon passé et j'ai peur qu'il en souffre. Il me rassure sans cesse, et je me sens vraiment en sécurité avec lui.
 
Pourquoi est ce que je n'arrive pas à faire cette coupure ? A réaliser que lui est différent ? A me dire que je suis avec quelqu'un de bien et à ne plus avoir de crainte ?
 
Quand je vous l'écrit, j'ai les réponses mais dans la réalité c'est tellement différend.

mood
Posté le 25-02-2007 à 11:10:09  profilanswer
 

n°4414
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
Profil : Pathol02
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Note : 3.5/7 pour 8 votes
Posté le 25-02-2007 à 14:55:39  profilanswer
 

très bon texte nefaso....  :)  
 
je vis exactement la même chose parfois pour des raisons un peu différentes.
mais tout est basé là-dessus :le passé.
ce passé, qu'il date de l'enfance de l'adolescence ou d'une ou plusieurs expériences amoureuses désastreuses, destructrices, ce passé-là il nous poursuit, comme un boulet attaché à la cheville...
parfois même j'ose dire honnêtement que je m'en sers mais de façon inconsciente sur le moment, parce que ça m'arrange parfois pour expliquer mes attitudes dont je ne suis pas toujours fière...
 
mais il reste un vrai traumatisme, une blessure qui saigne au moindre effleurement...
quelqu'un vous a cassé un jour, brisé, humilié, sali, trahi, manipulé, et pour se reconstruire, pour avoir de nouveau confiance en soi et en les autres, c'est très difficile...
 
parce que c'est sûr, on ne nous a pas tuées physiquement, mais psychologiquement et moralement, si.
on a massacré notre innocence, notre amour, nos rêves.
on nous a fait connaître la violence physique et morale, le mensonge, la tromperie,  
alors qu'on aimait, juste ça : on aimait et on était entières, vraies, innocentes.
 
une personne nous fait ça puis une autre, avec des variances mais à la base c'est toujours le même monstre : fait d'égoîsme, de perversité, de mensonge, nanti dirait-on d'une double personnalité : ce qui explique facilement qu'une femme maltraitée continue à aimer son compagnon : parfois il est gentil, calme, et on s'y accroche, parce qu'on a en soi de l'amour,(c'est bien là une erreur mais ça se commande pas), et parfois il est monstrueux, humiliant, violent en un mot: un fou.
on se demande finalement si on n'est pas responsable d'être attirée par ce genre de personnage!
comme si on savait au début de la relation que le mec est ainsi fait!!!!!
un tel monstre ne se dévoile jamais tout de suite : loin s'en faut !
il teste sa proie, celle qui va devenir sa chose, celle qu'il va manipuler à loisir, selon ses goûts et ses exigences.
avec le temps, il va se l'attacher, et lorsqu'il la sent bien à lui, qu'elle se soumet par amour(et non par faiblesse de caractère!) et que souvent il y a des enfants au milieu (qui enchaînent davantage la mère au foyer), il se lâche enfin...
et commence le début de la fin....
 
quand on arrive à se sortir de ce cauchemar, (et heureusement de plus en plus de femmes ont ce courage-là), quand on se rend compte qu'il faut partir pour récupérer sa dignité et souvent même sa santé physique et mentale, plus rien ne nous arrête et surtout pas celui par qui la souffrance est arrivée...
 
le problème c'est que l'on garde en soi  de terribles séquelles et qu'il faut apprendre à vivre avec, à les gérer, à soigner ces plaies encore ouvertes, fragiles et sensibles, saignant à la moindre petite alerte....
 
et avoir de nouveau confiance en quelqu'un......c'est terriblement difficile.
et ce quelqu'un doit faire preuvre de beaucoup d'amour de patience de compréhension.
c'est comme lorsqu'on recueille un animal blessé, maltraité par un maître totalement dénué d'affection et d'intelligence...
il faut à mon sens des années avant que l'on commence à baisser la garde...
il faut des tonnes d'actes qui montrent que le nouveau compagnon est vraiment gentil doux honnête, authentique transparent, et attentionné...
il faut montrer patte blanche sans cesse...
et redonner confiance à cette femme bafouée qui avait tout donné par amour et qui n'a reçu que coups insultes et trahisons...
 
pas facile tout ça.
un vrai parcours du combattant où seul l'amour vainc....
 
quand je vous dis que l'amour est plus fort que la mort... ça veut tout dire  :)  
 
de toute façon on n'est pas ici pour se la couler douce...
on est ici pour évoluer, pour comprendre les choses, pour les changer quand il le faut, on est ici pour s'améliorer, et au final c'est bien ça: pour arriver à l'essentiel....... l'amour.
 
 :)  
 :hello:  
 
 
 
 

n°4416
Politique
Pas vraiment humain
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Note : 0/7 pour 0 vote
Posté le 25-02-2007 à 18:50:56  profilanswer
 

Très jolie dissertation feecloche1.
 
Je vais donner une réponse plus courte : L'humain met du temps à accepter le changement. Plus le changement est radical et violent, plus l'accoutumance est longue.
Par exemple, déménager d'une maison à l'autre d'un même quartier, contre déménager du centre d'une grande métropôle vers une maison isolée d'un petit village paumé. Le premier changement est facilement acceptable, le second est difficilement supportable.
 
Je sais que comparer la violence conjugale avec un déménagement n'est pas très approprié, mais je me suis basé sur mon vécu.

n°4417
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
Profil : Pathol02
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Note : 3.5/7 pour 8 votes
Posté le 25-02-2007 à 19:25:05  profilanswer
 

Politique a écrit :

Très jolie dissertation feecloche1.
 
Je vais donner une réponse plus courte : L'humain met du temps à accepter le changement. Plus le changement est radical et violent, plus l'accoutumance est longue.
Par exemple, déménager d'une maison à l'autre d'un même quartier, contre déménager du centre d'une grande métropôle vers une maison isolée d'un petit village paumé. Le premier changement est facilement acceptable, le second est difficilement supportable.
 
Je sais que comparer la violence conjugale avec un déménagement n'est pas très approprié, mais je me suis basé sur mon vécu.


 
merci politique  :jap:  
 
il y a des métaphores parfaitement plausibles no souci  :hello:

n°4419
Nefaso
Le coeur n’a pas de rides...
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Note : 0/7 pour 0 vote
Posté le 26-02-2007 à 10:49:05  profilanswer
 

Tu as tout compris fée, je suis comme un animal battu qui a trouvé un nouveau maître.
 
Le soucis c'est que j'ai peur qu'un jour il perde patience et ne comprenne plus mes réactions qui peuvent paraitre étranges lorsqu'on ne connait pas mon passé.
 
Et pourtant dieu sait que je fais très attention de ne pas le blesser, de ne pas lui faire subir ce passé, mais c'est plus fort que moi. Lorsque nous sommes en voiture, arrêtés à un feu, souvent, je tourne la tête et regarde le,la conducteur(trice) d'à côté.... Combien de fois ai-je détourné mon regard, machinalement, car l'autre me faisait une scène, croyant que je draguais. Bien sur, je me ravise de suite réalisant que l'homme avec qui je suis n'est pas le même, mais il y a tout de même ce quart de seconde où j'ai peur !
 
J'aimerais tellement ne plus avoir peur, ne plus penser à ces années vécues avec un monstre, ou plutôt non, je ne veux pas oublier simplement, je voudrais réaliser que mon cauchemard est terminé. On ne peut pas effacer son passé, car c'est lui même qui fait ce que nous sommes au présent, et je m'aime bien telle que je suis.....
 
Aura t-il toujours cette patience ?  saura t-il toujours me rassurer ? Ne va t-il pas me dire un jour : Puisque tu me confond avec lui, je vais devenir comme lui ? Je sais que le bonheur est fragile et j'ai peur de le perdre

n°4422
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
Profil : Pathol02
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Note : 3.5/7 pour 8 votes
Posté le 26-02-2007 à 13:29:14  profilanswer
 

Nefaso a écrit :

Tu as tout compris fée, je suis comme un animal battu qui a trouvé un nouveau maître.
 
Le soucis c'est que j'ai peur qu'un jour il perde patience et ne comprenne plus mes réactions qui peuvent paraitre étranges lorsqu'on ne connait pas mon passé.
 
Et pourtant dieu sait que je fais très attention de ne pas le blesser, de ne pas lui faire subir ce passé, mais c'est plus fort que moi. Lorsque nous sommes en voiture, arrêtés à un feu, souvent, je tourne la tête et regarde le,la conducteur(trice) d'à côté.... Combien de fois ai-je détourné mon regard, machinalement, car l'autre me faisait une scène, croyant que je draguais. Bien sur, je me ravise de suite réalisant que l'homme avec qui je suis n'est pas le même, mais il y a tout de même ce quart de seconde où j'ai peur !
 
J'aimerais tellement ne plus avoir peur, ne plus penser à ces années vécues avec un monstre, ou plutôt non, je ne veux pas oublier simplement, je voudrais réaliser que mon cauchemard est terminé. On ne peut pas effacer son passé, car c'est lui même qui fait ce que nous sommes au présent, et je m'aime bien telle que je suis.....
 
Aura t-il toujours cette patience ?  saura t-il toujours me rassurer ? Ne va t-il pas me dire un jour : Puisque tu me confond avec lui, je vais devenir comme lui ? Je sais que le bonheur est fragile et j'ai peur de le perdre


 
 
écoute, d'instinct, de pur instinct, je dirais : non il ne te laissera jamais.
 
ce qui est primordial c'est toujours d'en parler qu'il comprenne bien et ne s'éloigne jamais du fait que c'est pour toi très difficile...
qu'il faut patience et amour.
de ton côté, chaque jour, exerce-toi à ne lui apporter que de bonnes choses : en étant vigilante, à freiner les mauvaises pensées, la peur et tout autre sentiment venant du passé, avec le temps tu réussiras à tout éloigner...
il ne faut pas se laisser aller à nos anciens penchants: la peur, le doute, et les frissons d'horreur d'une perversité subie il y a longtemps mais encore si présents parfois....
 
c'est vraiment un exercice à part entière.
 
par amour n'apporter que de l'amour.
 
demande-lui: comment veux-tu que je sois pour toi au quotidien?
et essaie.
lui-même n'est pas un ange quand même : il a besoin de toi pour tout apprendre : l'amour et la vie à deux...
 
vous vous apportez plein de choses : chacun doit faire en sorte de toujours faire plaisir à l'autre et demander sincèrement pardon quand il fait une connerie qui blesse ou qui met en colère l'autre  :)  
 
oui c'est ça: toujours faire plaisir à l'autre.  :)  
 
 :hello:  

n°4425
zaros
Psy
Profil : Pathol01
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Note : 0/7 pour 0 vote
Posté le 27-02-2007 à 09:28:00  profilanswer
 

Nefaso a écrit :

Tu as tout compris fée, je suis comme un animal battu qui a trouvé un nouveau maître.
 
Le soucis c'est que j'ai peur qu'un jour il perde patience et ne comprenne plus mes réactions qui peuvent paraitre étranges lorsqu'on ne connait pas mon passé.
 
Et pourtant dieu sait que je fais très attention de ne pas le blesser, de ne pas lui faire subir ce passé, mais c'est plus fort que moi. Lorsque nous sommes en voiture, arrêtés à un feu, souvent, je tourne la tête et regarde le,la conducteur(trice) d'à côté.... Combien de fois ai-je détourné mon regard, machinalement, car l'autre me faisait une scène, croyant que je draguais. Bien sur, je me ravise de suite réalisant que l'homme avec qui je suis n'est pas le même, mais il y a tout de même ce quart de seconde où j'ai peur !
 
J'aimerais tellement ne plus avoir peur, ne plus penser à ces années vécues avec un monstre, ou plutôt non, je ne veux pas oublier simplement, je voudrais réaliser que mon cauchemard est terminé. On ne peut pas effacer son passé, car c'est lui même qui fait ce que nous sommes au présent, et je m'aime bien telle que je suis.....
 
Aura t-il toujours cette patience ?  saura t-il toujours me rassurer ? Ne va t-il pas me dire un jour : Puisque tu me confond avec lui, je vais devenir comme lui ? Je sais que le bonheur est fragile et j'ai peur de le perdre


 
Je ne crois pas que ton actuel conjoint peut devenir un autre avec toi, ,i d'imiter ton ex. Dans tes phrases tu laisses penser que tes conjoints réagissent à tes actions, mais c'est faux. Un homme violent est un homme sans personalité, qui a peur de l'intimité, qui a peur de la femme, qui n'as icnfiance en lui. C'est un montsre qui souffre en se répétant : elle va me quitter, elle va découvrir ma faiblesse.  
ll m'arrive de discuter avec ces hommes violents. Leurs problèmes psychologiques sont nombreux avec parfois abus d'alccol, histoire des parents  violents, ou manque d'estime de soi.  
Un homme ne devient pas violent car la femme fait telle ou telle chose, il devient violent car il ne sait pas faire autrement, il ne reste en lui que cette réaction primaire qu'on nomme agressivité.  
Ton conjoint actuel peut se sentir frsutré par tes réactions si ton passé te pousse à éviter de partciper à la vie de couple, à l'intimité, aux projets du couple.  
Avec le temps, tu as retrouvé la confiance, et ca va aller de mieux en mieux.
Oui, les hommes ne sont pas tous les memes, les femmes non plus.
Sois heureuse et bon courage :)    

n°4427
Nefaso
Le coeur n’a pas de rides...
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Note : 0/7 pour 0 vote
Posté le 27-02-2007 à 10:05:36  profilanswer
 

Merci pour vos conseils et vos réconfort.
 
Zaros, c'est vrai que lorsque j'était avec l'autre, je me demandais toujours ce que j'avais pu faire pour le rendre ainsi. Un jour j'ai parlé avec sa soeur qui m'a dit qu'il a toujours été comme ça, toujours aussi violent même avec sa première femme. Alors j'ai cessé de culpabiliser. Mais sans cesse il me rabaissait, m'humiliait, me disait que j'étais une bonne à rien. Je m'étais donc mis en tête de lui prouver le contraire. Et bien c'est devenu pire car c'est lui qui se sentais inférieur à moi et pour palier à ça, il me frappait. Quand il levait la main sur moi, il devait se sentir bien supérieur.
 
J'ai réussi à le quitter car il a fait du mal à mes enfants. Et là c'était devenu insupportable. Tant que cela ne me touchait que moi, ça allait, mais mes enfants, non. Ca a été très difficile et périlleux de le quitter. J'ai eu peur très longtemps de le voir débarquer un jour devant ma porte malgré les 800 klm que j'avais mis entre nous. Maintenant cinq ans après, ça va bien mieux.
 
Je n'ai jamais consulté de psy, mes enfants non plus. Nous nous sommes fait une térapie à 4. Mes enfants et moi parlons beaucoup sans aucun tabou. Nous sommes devenus un vrai noyau, et si par malheur quelqu'un fait du mal à l'un d'entre nous, les trois autres réagissent de suite.
 
Mes enfants ont très bien accepté Massimo et ils l'aiment beaucoup. Mais Massimo n'a jamais eu de vie de couple, encore moins d'enfant et est quelques fois maladroit.
 
Cela ne l'empêche pas d'être intelligent et clairvoyant. Il connait notre passé par coeur car nous lui en avons parlé.
 
Je l'ai surpris une fois à regarder un reportage sur la télé italienne qui parlait de femmes battues. Il savait ce que j'avais vécu mais voulait le voir de ses yeux. Moi je suis partie dans la cuisine, et j'ai pleuré.
 
Massimo avait du mal à comprendre que je sois restée si longtemps avec un montre qui me battait. J'avais beau lui expliquer, il ne comprenait pas. En regardant ce reportage, il a compris et il est venu me rejoindre dans la cuisine, m'a pris dans ses bras et m'a dit : "aller c'est fini maintenant, repose toi sur moi".
 
Il est vraiment merveilleux et j'ai beaucoup de chance de l'avoir.  
 
Je lui ai demandé un jour comment il aimerait que je sois envers lui et il m'a simplement répondu : sois toi même... je t'aime ainsi.
 
Bouh, j'ai les larmes aux yeux en écrivant car je me rend compte que maintenant j'ai un bonheur, là tout proche de moi. J'ai encore du mal à réaliser, mais je sais que ça viendra et ce jour là, je serais heureuse à 100%
 
 

n°4428
zaros
Psy
Profil : Pathol01
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Note : 0/7 pour 0 vote
Posté le 27-02-2007 à 11:07:39  profilanswer
 

Nefaso a écrit :

Merci pour vos conseils et vos réconfort.
 
Zaros, c'est vrai que lorsque j'était avec l'autre, je me demandais toujours ce que j'avais pu faire pour le rendre ainsi. Un jour j'ai parlé avec sa soeur qui m'a dit qu'il a toujours été comme ça, toujours aussi violent même avec sa première femme. Alors j'ai cessé de culpabiliser. Mais sans cesse il me rabaissait, m'humiliait, me disait que j'étais une bonne à rien. Je m'étais donc mis en tête de lui prouver le contraire. Et bien c'est devenu pire car c'est lui qui se sentais inférieur à moi et pour palier à ça, il me frappait. Quand il levait la main sur moi, il devait se sentir bien supérieur.
 


Figure classique Isabelle
Je ne sais pas si tu as un fils, si c’est le cas , tu vas remarquer que les garçons réagissent par l’agressivité physique quand ils se sentent menacés, l’éducation les rassure, les socialise. Ils comprennent avec le temps que la vraie force est de maîtriser cette force physique.  
La force physique est le témoin d’une faiblesse et pas le contraire.
       

Nefaso a écrit :


Je n'ai jamais consulté de psy, mes enfants non plus. Nous nous sommes fait une térapie à 4. Mes enfants et moi parlons beaucoup sans aucun tabou. Nous sommes devenus un vrai noyau, et si par malheur quelqu'un fait du mal à l'un d'entre nous, les trois autres réagissent de suite.


 
Pourquoi consulter si tout va bien ?  
Parler, refaire le chemin, raconter, analyser, c’est ca le traitement, c’est un dialogue amical et sincère. Personne n' besoin de psy pour cela.  
 

Nefaso a écrit :


Massimo avait du mal à comprendre que je sois restée si longtemps avec un montre qui me battait. J'avais beau lui expliquer, il ne comprenait pas. En regardant ce reportage, il a compris et il est venu me rejoindre dans la cuisine, m'a pris dans ses bras et m'a dit : "aller c'est fini maintenant, repose toi sur moi".


 
Pas facile de quitter. Cercle vicieux. La femme agressée se culpabilise, se demande si c’est sa faute.  D’autres pensent qu’il est possible de changer l’autre. Les hommes n’ont pas toujours les moyens de comprendre comment une femme agressée réagit.  
Parfois, rompre un lien de couple est un événement heureux.  


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Aucune vérité n'est absolue
n°4430
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
Profil : Pathol02
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Note : 3.5/7 pour 8 votes
Posté le 27-02-2007 à 13:54:47  profilanswer
 


Parfois, rompre un lien de couple est un événement heureux.[/quotemsg]
 
si seulement tu savais à quel point !  :)  
 
mais combien cela coûte cher!!!
 
j'avais une très belle maison.
mes enfants vivaient joyeusement, inconscients presque jusqu'au bout de l'enfer que je vivais.
je venais de passer 13 ans de ma vie à essayer de tenir de lui faire comprendre qu'il agissait mal, que j'existais que j'avais une dignité et une force de caractère qui allaient un jour lui sauter à la figure comme une bombe à retardement... que je l'aimais, que j'avais besoin de son amour de son estime...
il avait son petit sourire en coin quand je lui disais ça, les yeux pleins de larmes....
il ne me croyait pas.
 
quand il me frappait, c'était toujours avec le sourire.
c'est assez inhabituel : il n'y avait aucun problème d'alcool ou autre.
ça faisait plutôt partie des moeurs, son père et mon père n'avaient-ils pas fait pareil?!
des moeurs et d'une certaine perversité...
 
et moi, naïve, je croyais que dans l'amour, le vrai, ces choses là n'avaient pas leur place...
 
alors un jour, un matin, au lieu d'emmener mes petits à l'école, le jour où j'ai vraiment vu qu'il était fou, j'ai pris quelques affaires et mes enfants par la main et je suis partie porter plainte...
terrorisée, mais décidée, je suis allée jusqu'au bout, comme d'habitude dans ma vie... :)  
j'ai failli perdre la vie  mais je n'en avais cure: mourir me semblait préférable à la vie que j'avais et qui me terrorisait... je vivais avec un couteau sous la table de chevet...je savais qu'un jour ce serait lui ou moi...
 
j'hésitais uniquement à cause des enfants.
je n'avais pas conscience que ce serait de la légitime défense: je me voyais coupable salie et loin de mes enfants...
je voulais que la justice ne soit pas clémente avec ce genre de monstre, mais à l'époque, on ne prenait pas encore la souffrance et le désarroi de la femme en question comme aujourdh'ui...
 
comme je savais aussi qu'en mettant fin à tout ça, en le quittant, j'allais emmener mes enfants dans une galère financière mais je leur ai parlé et ils m'ont dit 'maman on reste avec toi et on est avec toi"...alors là, je n'ai plus hésité et j'ai foncé....  
 
et puis j'avais trop la notion de l'amour, du respect et du courage au fond de moi....
ça ne m'a jamais quitté...et ça m'a donné la force de lutter pour ma liberté.
 
aujourd'hui, je relativise tout ça et c'est clair que plus rien ni personne ne me fait peur ! la seule chose qui m'impressionne aujourd'hui c'est la vraie gentillesse ou ce qui s'en rapproche...
 
si j'avais à créer une association un jour, ce serait pour m'occuper non des femmes battues, (il y en a suffisamment) mais pour aider les hommes qui battent...et qui veulent s'en sortir.
 
 :hello:  
 
 
 
 
 

n°4431
Nefaso
Le coeur n’a pas de rides...
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Posté le 27-02-2007 à 16:10:16  profilanswer
 

Zaros, à l'époque, il y a 5 ans, tout allait mal. Il a fallut 18 mois pour que je cesse de culpabiliser.
 
Je souris quand les gens me disent que je suis courageuse d'être partie comme ça sans rien. Je ne suis pas plus courageuse qu'une autre, je suis seulement une mère. Si j'avais été courageuse, je serais partie avant qu'il ne commette l'irréparable.
 
Mes filles s'en sont bien sorties mais elles auront à jamais des séquelles, c'est sûr. Mon fils se reproche de ne pas avoir agis. Le pauvre, il n'avait que 8 ans à l'époque !
 
Si tu lis entre les lignes Zaros, tu peux comprendre ce que ce monstre a pu nous faire...
 
Bravo à toi fée, bravo d'avoir pu partir, d'en avoir eu le courage. Et moi, comme toi, je vois la vie et les autres différemment aujoud'hui...


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