Bonjour
Votre constatation est pertinente.
La contribution de Rousseau à la sexologie pro-freudienne et à la psychologie est notable.
Le concept d’amour propre chez lui ressemble à la fierté, mais dans les détails on remarque effectivement une ressemblance entre l‘estime de soi et l’amour propre.
L’humanisme de Rousseau demeure un élément précieux quand il se demande : « mais deviendra pour les autres un homme uniquement élevé pour lui ?? »
Rousseau distingue l'amour de soi « qui ne regarde qu'à nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits » de l’amour -propre, qui « se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, parce que ce sentiment, en nous préférant aux autres, exige aussi que les autres nous préfèrent à eux, ce qui est impossible. »
Il discute tout simplement un problème réel, il distingue la satisfaction de l’estime de soi, et rappelle que l’estime de soi devrait être un moyen pour vivre avec les autres et non pas un outil de misanthropie ou de solitude. Pour cela, il faut affirmer que l’estime de soi inclut le sentiment d'appartenance à un groupe.
La contribution de Rousseau demeure primordiale, le concept d’amour propre est un outil philosophique important mais difficilement utilisable en clinique.
Esperant avoir répondu à votre question