| elohan | bonsoir...je viens pour avoir un avis ou des témoignages bref résumé de mon histoire,une mère qui ne me voulait pas,a essayé de me tuer enceinte,m'a hai après parceque je ressemblais à mon père pour qui elle n'éprouvait que haine et répulsion,je lui ai servi d'éponge émotionelle et rien d'autre,père absent à partir de l'âge de six ans,ensuite de pensions en pensions et de viols en maltraitances diverses...a trente ans je ne pense qu'au suicide,ça fait déjà dix ans que ma mère m'a banni de sa vie...thérapie de dix ans pour essayer de me reconstruire et de comprendre que j'ai le droit d'exister même si personne ne l'a souhaité et que j'ai été un objet sexuel pour d'autres...j'ai fini ce travail à 40 ans et quelques mois après je retrouve par hasard mon père,pas vu depuis trentre trois ans,moi plus aucun souvenir de lui,je découvre un homme lui une femme,sa version diverge de celle de ma mère,en fait elle m'avait dit qu'il me détestait et qu'il était parti pour ne pas payer la pension alimentaire,en fait il m'aimait ,m'avait désiré et c'est ma mère mes grands parents qui m'ont soustait à lui,qui après des recherches et avocats laisse tomber et part se refaire une autre famille ailleurs...retrouvailles donc et désir qui monte et premier baiser puis caresses plus poussées,juste deux courtes pénétrations mais tout le reste longuement pratiqué...ça a duré deux mois,comme un couple,on en a beaucoup parlé et beaucoup réfléchi,moi je pense que j'ai induit inconsciemment cet acte pour qu'il m'offre une preuve d'amour au delà de tout et surtout de l'interdit,quelque chose d'irrévocable,moi qui avait été tant dénié,et puis quelle meilleure vengeance pour ma mère,lui prendre la seule chose interdite...puis les couches se referment au fur et à mesure et une relation basique père fille s'installe..avec le temps je m'aperçois que ça me pèse beaucoup finalement,et que je me sens en faute et condamnée,et je vous écris parceque au mois d'août j'ai couché avec un homme sans me protéger,bon une fois !trois mois d'angoisse et d'attente,test sida négatif,je jure jamais plus et avant hier je couche avec un homme qui ne me le propose pas vraiment et je recommence à me mettre en danger...repartie pour trois d'angoisse en me disant qu'on ne me donnera peut-être pas une deuxième chance et que ma vie va peut-être bientôt s'arrêter...j'y ai beaucoup réfléchi,je pense que j'essaye de me punir de cet inceste et que je n'ai toujours pas le droit d'exister par rapport à ma mère...ça me rend triste d'en être encore là après dix ans de thérapie et cette si longue bataille pour rester en vie...répondez moi s'ilvouplaît,je suis assez désemparée |
pathol08 Note : 4.9/5 pour 11 votes | Mademoiselle Dans votre question on dénote une relation difficile avec votre mère ( une mère qui ne me voulait pas, je ressemblais à mon père pour qui elle n'éprouvait que haine et répulsion), une relation abusive avec votre mère sous forme de confidences inapprpriées (je lui ai servi d'éponge émotionelle ) et un père absent. Cette situtation a sans doute engendré chez vous une mauvaise estime de soi ( j'ai été un objet sexuel pour d'autres), la sexualité peut servir des fois à trouver un lien rassurant avec l'autre, une estime, meme si cela ne peut pas toujours réussir car celui qui s'aime pas ne peut pas facilement admettre l'amour des autres. La rencontre avec votre père fut l'occasion d'une nouvelle découverte, vous êtes la victime d'un couple qui se déchirait avec les contre vérités qui accompagnent les séparations. Le père retrouvé n'a jamais joué le rôle du père, et la relation devient relation homme femme ( .retrouvailles donc et désir et premier baiser puis caresses plus poussées). Encore une fois, vous cherchez l'amour, et cette fois l'amour de ce père, ce que vous le dites aves lucidité: " j'ai induit inconsciemment cet acte pour qu'il m'offre une preuve d'amour au delà de tout et surtout de l'interdit,quelque chose d'irrévocable,moi qui avait été tant dénié". Mais comme vous avez noté, ce type de relation ne peut pas régler votre problème, alors vous sortez de cette relation pour entrer dans une autre " mois d'août j'ai couché avec un homme sans me protéger", mettant en danger votre santé. Vous n'aimez pas la personne que vous êtes, vous ne l'estimez pas. Votre réflexion est pertinente "je pense que j'essaye de me punir de cet inceste et que je n'ai toujours pas le droit d'exister par rapport à ma mère" Vos diagnostics sont lucides, n'est -il pas temps de pardonner à vous même cette culpabilité induite par votre éducation, de sortir de cette mauvaise estime de soi, d'apprécier ce qui beau et noble en vous et d'exiger des autres le respect que vous méritez ? insistàons sur le postitif, sur le beau, sur le noble, oublions le négatif, le laid, et le pathologique. Acceptez vous, aimez vous , le chemin sera sans doute plus facile. Si vous souhaitez prolonger cette discussion, vous etes la bienvenue. Bien à vous |
elohan | bonjour merci beucoup de votre réponse,si humaine et pleine de ce respect pour moi qui semble me manquer cruellement en ce moment. je ne vais pas entamer ici un temps de thérapie,surtout que je pense en reprendre un,mais puisque je peux poursuivre cette conversation... en fait le coup violent est venu l'été dernier.en vacances chez mon frère avec mon père...réunis tous les trois pour la première fois,première fois aussi que j'ai pu parler vraiment avec mon frère...notre souffrance mutuelle et à vif ne nous ayant permis que de nous croiser jusqu'alors... et c'est là qu'il me dit que ma mère lui a dit à deux reprises qu'en réalité je n'y étais pour rien,mais qu'elle avait toujours ressenti de la peur,du dégoût et de la haine pour mon père,et que comme je lui ressemblais beaucoup... je savais que ma mère avait un problème avec moi,et les autres aussi,et pendant mes dix ans de thérapie j'ai eu le temps d'approndir la notion de projection et de répétition ect..néanmoins je crois que je ne m'attendais pas à ce que ce soit si profond et si radical. sur le moment d'ailleurs j'ai eu l'impression de recevoir un coup dans le ventre qui m'a littéralement pliée en deux intérieurement,puis j'ai tout fermé en attendant de gérer plus tard. et je me suis dit,voilà,c'est aussi bête que ça,voilà une personne que tu as aimé passionément et elle,elle t'a détesté tout aussi passionément juste parceque tu ressemblais à cet homme.. et rien que cela m'a condamné avant que je ne naisse ( elle a essayé d'ailleurs de me tuer avant en avalant des médicaments contre indiqués,c'est elle qui me l'a dit lors de mes seize ans) au néant,au rien... le néant est pire que tout parcqu'il n'a besoin de rien ni personne,et rien ne vient jamais troubler la surface opaque et lisse de son univers sans fin... comment peut-on se battre contre rien ?et quelles réponses peut apporter le rien ? rien justement,je me suis sans doute demandé inconsciemment quelle faute j'avais pu bien commetrre pour mériter un tel traitement...et en fait aucune...quelle dérision me suis dit alors,toute une moitié de vie sacrifiée pour ça... c'est en rentrant de ce séjour que j'ai couché sans me protéger et après je suis tombée malade,un mal de ventre qui m'a plié en deux pendant une semaine,plus température et sang dans les selles....après examens rien bien sûr,j'avais plus ou moins compris... le poison de cette révélation qui semblait anodine a continué de distiller doucement en moi,rongeant un peu plus chaque jour tout ce qu'il trouvait sur son passage,en même temps que la culpabilité et la colère face à ce que j'avais accompli avec mon père se faisait jour... je lui en veux de plus en plus en fait car je me dit que lui aurait du,aurait pu,au delà de cet acte inconscient que je lui demandais, poser les limites dont il était normalement le garant universel et me protéger de ce fait,ce qu'il n'avait pas pu faire du temps de mes persécuteurs et pas plus maintenant finalement... j'avais donc une mère pour qui je n'étais rien et un père incapable de se positionner en temps que tel...grillée des deux c^tés,rien ni personne à qui me référer et sur qui m'appuyer un peu... je n'avais fait qu'alourdir un peu plus le poids déjà certain de mes épaules.. et celui qui m'a sans doute le plus aimé et a été là au moment où j'en avais le plus besoin a été ce directeur de la pension de mes sept ans qui m'a violé,torturé et aussi aimé pendant un an... je passerais sur la complexité de ces abus,mélange de violence et de douceur,qui mettent tant de temps à êtrent démêlés,la notion d'amour impossible sans violence étant presque indissociable... pour en revenir au présent,je me suis battue pendant vingts ans contre la mort,chaque jour,dont dix en thérapie à regarder la vie défiler sans moi,trop occupée à déterrer tous mes cadavres afin de voir leur visages pour pouvoir ensuite vraiment les enterrer... tants de mensonges,de violences et de souffrances et de silences... je crois que l'on n'a pas encore mesuré vraiment les conséquences de certains traumatismes physiques et moraux sur la durée pour ceux qui les ont subis... j'ai bien eu le temps de m'y pencher...je suis inf psy et psychothérapeute depuis peu suite à d'autres études mais quelque chose m'emêche encore de m'installer,bien qu'on me dise que je suis faite pour ça et que ma compétence soit reconnue,ce que je crois d'ailleurs... mais je pense que quelque part j'ai l'impression d'avoir été dupé,la vie n'est pas ce qu'on m'en avait promis et ce que j'en attendais... moi je n'ai cessé de répéter à mes psy que je sentais qu'il me manquerait toujours quelquechose,une espèce de base sans laquelle tout ce qui est construit s'effondre à un moment,faute d'étais suffisants... tant d'énergie dépensée pour sans cesse reconstruire et porter à bout de bras cette envie de vie qui malgré tout m'échappe toujours... peut-être certaines choses ne sont-elles pas réparables ou en tout cas pas autant qu'on le souhaiterait... trop de coups moraux et physiques réçus altèrent peut-être à jamais ce mécanisme nécessaire à chacun d'entre nous pour que la vie ne soit pas à reconquérir chaque jour... la vie n'a jamais été de soi pour moi,il a toujours fallu que je la conquiers et je suis fatiguée en fait... le coup porté cet été a été un peu fatal et a fissuré profondément un équilibre que je pensais avoir acquis après dix ans de travail... je suis retournée voir cet homme avec qui je ne me suis pas protégée et cette fois il y avait une autre femme,un de ses fantasmes et je croyais peut-être le mien aussi,en fait je me suis beaucoup ennuyé et personne ne s'est protégé... je ne pense pas continuer dans cette voie et je sais ce que j'ai fait,cela a surtout permis à d'autres choses d'apparaîtrent... et principalement que j'étais fatiguée de jouer cette mascarade depuis deux ans que ma thérapie est finie,de faire comme si, bien sûr je ne pense plus à la mort et je n'ai pas envie de suicide mais je ne trouve pas ma place dans la vie suffisamment pour qu'elle soit autre choses que de bons moments,parfois... le reste du temps,c'est long pour moi parceque une partie de moi peut-être ne sent plus rien... l'épisode de cet été a ravivé aussi cette pulsion si proche d'un désir de dissolution,puisque je ne suis rien,les autres peuvent faire ce qu'ils veulent de moi(ce qui a été le cas avant),ça ne me touche pas et n'a pas réellement d'importance... bien sûr j'ai assez travaillé sur moi pour ne pas me mettre dans des situations périlleuses où mon corps souffrirait,non ce qui me gêne c'est de sentir ce trou noir qui m'apelle,et la tentation est grande de se laisser glisser,fermer les yeux pour oublier tous ces mensonges,ces actes et ce néant,ainsi que cette extême lucidité acquise bien trop tôt,lucidité qui m'empêche de dormir si je ne m'autorise pas un léger sommnifère pour me reposer un peu... je crois que j'ai essayé de me persuader que ça allait mieix,ce qui est vrai par rapport à avant mais faux par rapport à ce qui devrait être... je n'ai pas envie de mourir,ni d'attraper le sida ou autre ou de me faire torturer mais je m'expose un peu à cela alors... oui comme vous dites il faudrait que je me pardonne et voir le bon côté des choses,c'est ce que j'essaye de faire depuis si longtemps,cela a marché mais au prix d'un effort si permanent.. je pense connaître beaucoup de réponses à ces questions mais ça ne suffit pas alors quoi ? il faudrait que je voie un psy mais un vrai,un qui a traversé les enfers et en est revenu,comme je l'ai fait moi,je cotoie ce milieu depuis assez longtemps pour savoir à quel point peu en sont capables... peut-être pourriez vous m'aiguiller...enfin je ne sais pas si vous le faites...néanmoins merci de me permettre de m'exprimer ici....
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elohan | bonsoir je suis l'auteur du sujet " inceste consommé ",et ce message est pour pathol08 ainsi que pour les quelque 500 personnes qui m'ont lues...pour pathol08,vous m'avez répondu une première fois en me disant que nous pouvions continuer la conversation...j'attends toujours une réponse depuis le 16 février...je ne trouve pas cela très sérieux ni respectueux,si vous ne vouliez pas continuer pourquoi m'y encourager....trois semaines que j'attends...pas très professionnel tout ça...et aujourd'hui je vois trois réponses d'affilées d'un invité dans une langue incompréhensible pour moi avec des smileys partout,on dirait une blague,trois messages qui se suivent à trois minutes d'intervalles...est ce que vous contrôler vraiment ce qui est écrit ? ce n'est pas très drôle...et pour tous ceux qui m'ont lus...merci mais dommage de n'avoir aucune réponse ni aucun avis...un forum sans réponses ???
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pathol08 Note : 4.9/5 pour 11 votes | Mademoiselle Pardon pour le retard de notre réponse en raison des congés d'hiver. Votre deixuème intervention soulève de nombreuses questions, et écalirent aussi certains points. Comment peut on qualifier votre situation familiale ?? La meilleure facon est d'utiliser votre phrase qui résume bien "j'avais donc une mère pour qui je n'étais rien et un père incapable de se positionner en temps que tel...grillée des deux c^tés,rien ni personne à qui me référer et sur qui m'appuyer un peu... ". Je ne reviendrai pas aux notions que vous avez bien citées : projection et de répétition. Vous semblez maitriser parfaitement leur signification Comme vous le savez, étant infirmière, le problème n'est pas seulement le diagnsotic mais aussi comment traiter ? Comment reconstruire? D'abord, sortir de la culpabilité. La mère est un être si puissant dans nos vie, sa puissance est fondée sur sa capacité à activer en nous la contradiction entre nos principes et nos actes, c'est le jeun de la culpabilité. Vous savez parfaitement bien que nous n'étes pas reponsable de sa déception, et que vous étiez l'instrument de sa haine contre son conjoint. Vous semblez donné trop d'importance aux révélations de votre mère; l'expérience clinique nous informe que la culpabilité induite par les mères peut prendre la forme des révélations de genre ( je ne te voulais pas, tu es l'enfant indésié, etc). Il est utile de ne pas donner cérdit à ses révélations invérifiables et sans fondement, il s 'agit en effet d'opnion plus que d'autres choses. Comment allez - vous régair en face d'une nouvelle révélation de ce genre ? Vous n'avez commis aucune faute, votre culpabilité est induite par les autres, et vous avez admis cette culpabilité car les enfants ne refusent pas la parole parentale, ils s'adpatent avec. Aucune estime de soi n'est possible sans dépasser la culpabilité, la dévalorisation, la déception. Ademttre ce qui est, pardonner ce qui était puis dépasser. N'est il pas utile de laisser le passé s'éloigner?? A quoi sert de critiquer ou de hair votre père car il n'avait pas été?? Cela ne change rien dans votre quotidien. peut on se construire sans parents?? oui, difficile mais possible. Les limites qui vous manquent devarient être fixées par vos soins, les souvenirs malheureux devraient être oubliés, et puis le refus total de l'agression. Votre estime de soi mérite attention, cette mauvais estime est engendrée par les difficultés familiale, par les histoires d'abus sexuels. En cas de maivais estime de soi, certaines femmes deviennent séductrices cherchant l'amour qui compense, cela engendre un conduit à risque et plus de culpabilité : "je suis retournée voir cet homme avec qui je ne me suis pas protégée et cette fois il y avait une autre femme,un de ses fantasmes et je croyais peut-être le mien aussi,en fait je me suis beaucoup ennuyé et personne ne s'est protégé" ... l'idée de voir un psy est séduisante, mais votre situation n'exige pas une thérapie analytique , vous avez les réponses, mais une thérapie de construction, de dialogue, d'échange, et des proposition. Cela peut passer aussi par le dialogue avec un ami bienveillant, ou avec une amie Ce sont en vérité deux fins à atteindre - acceptation de soi - amélioration de l'estime de soi Esperant avoir de vos nouvelles Bien a vous
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elohan | vous deviez être bien fatigué ou pressé pour m'écrire une telle réponse que vous n'avez sans doute pas relue...dix sept fautes de frappes...dont une qui pourrait être un lapsus intéressant...le jeun de la culpabilité...devais je comprendre le jeu ...sans doute que oui mais le jeun est aussi une solution possible... quand à vos propositions et vos conclusions...je n'imagine pas que parler du fait d'avoir couché avec mon père à une amie lui serait très facile ni que cela m'apporte la libération et compréhension....du reste je l'ai déjà fait... j'ai trouvé un bon psy et cela me soulage énormément car beaucoup de choses sont encore en souffrance en moi et génèrent de la confusion...et ce ne sont pas mes amies,dont ce n'est aucunement le rôle de régler cela,qui pourraient m'aider dans ce registre... à quoi cela sert de savoir plutôt que d'imaginer sans cesse ? eh bien cela me paraît évident...la vérité quelle qu'elle soit est toujours péférable que les non dits et l'imagination sans limites de nos esprits et coeurs blessés.... si il suffisait de comprendre pour être guéri nous serions nombreux au chômage...et vous le premier...après la compréhension il faut faire les liens et tout ce que j'ai bien compris ne m'a pas empêché de me mettre en danger,c'est donc à mon sens que j'ai besoin d'aide et j'apprécie à sa juste valeur celle que m'apporte ce psychiatre chaque semaine... vous dites : n'est-il pas utile de laisser le passé s'éloigner ? le passé détermine tant de souffrances présentes pour nombre de gens et qui les font répéter encore et encore des shémas dont on met tant de temps à se détacher...et dont les enfants payent le prix fort... cordialement... |
| Bonjour ELOHAN Je me permets de vous écrire non pas pour jouer au psychothérapeute mais pour m'interroger et peut être en même temps obtenir de vous quelques réponses si vous le voulez bien. Vous n'êtes bien sûr pas obligée d'y répondre mais si vous y repondez soyez sincère et directe comme j'ai l'impression que vous êtes. Il m'a semblé que vous n'avez pas d'enfants, dans ce cas avez vous réfléchi sur l'importance de votre histoire dans ce choix? (si c'en est un! Le fait de ne pas avoir été aimée par votre mère avec un père absent semble imposer comme une décision de mort au-dessus de vous dès votre enfance et toute votre vie après(jusque 40 ans) semble marquée par cette décision de mort prise par quelqu'un et non par vous même (j'abrège un peu ! vous ne vous êtes jamais rebellée ?(je parle là de l'impulsion profonde de tout envoyer promener de cette histoire pour en bâtir une autre ! Je tiens à vous dire qu'il me semble en vous lisant que vous avez bien analysé ce qui s'est passé avec votre père(revanche sur votre mère...) dommage que votre père n'ait pas saisi cette occasion(en refusant votre amour incestueux de fille en detresse...) Son refus aurait été comme une béquille symbolique pour vous reconstruire (ou continuer à vous reconstruire!!! Mais là aussi le fait de souffrir de ce qui s'est passé jusqu'à tenter de vous suicider par les contacts sexuels sans protection n'est-ce pas le signe que les bases fondamentales sont bien là et qu'il ne manque.. façon de parler... que le déclic pour affirmer votre soi et bâtir enfin votre propre vie et comme on dit tracer votre sillon? Pourquoi est-ce que les autres auraient le droit de le tracer et pas vous? qu'en est-il de votre désir véritable de vie? qu'est-ce que vous aimez? qu'est-ce que vous detestez au fond, c'est quoi votre but, votre projet? parceque sans projet vous risquez bien d'être comme une bout de bois flottant au gré des courants(j'allais dire des hommes eux-mêmes peut être en perdition !!! Je préfère vous dire que la démarche qui consiste à dire qu'il faut d'abord régler ses problèmes avant d'avoir un véritable désir de vie ne m'a jamais semblé efficace(point de vue personnel bien sûr). Enfin je me suis permis toute cette liberté de ton parceque nous partageons quelque chose tous les deux... avec nos différences bien sûr !!! 1-Quand ma mère a su qu'elle était enceinte, elle a tout tenté pour avorter mais j'ai eu la chance de resister grâce à dame nature, je suis là (révélation de mon père! 2- et c'est là la différence, elle m'a ensuite aimé comme un de ses autres fils, et j'ai eu ma ration d'amour, et ça je sais que ça compte plus que tout pour un enfant.Même si mes frères et soeurs, je ne sais pourquoi m'ont fait souffrir! Je me suis rebellé et j'ai suivi ma route ! 3- et je vais finir par là ELOHAN... et vous c'est quoi votre route pour demain? Je suis sûr que vous avez quelque chose à apporter aux autres, ce qui semble se confirmer puisqu'on vous dit apte à apporter un bon soutien en thérapie ! Et si tous les malheurs de votre vie avaient eu pour but de vous préparer, comme un outil subissant les chaleurs infernales de la fusion, a mieux comprendre l'âme humaine? (Vous voudrez bien m'excuser si par maladresse je vous ai parfois fait mal ! c'est peut être la fougue de ma jeunesse ( je n'ai que 50 ans ! ) Mes meilleures pensées de paix véritable ELOHAN ! zenon
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elohan | bonsoir zenon tout d'abord merci beaucoup de votre message...auquel je prendrais le temps de répondre bien volontiers car je viens juste de lire votre texte qui n'aparaissait pas dans le sommaire...et comme je viens plus rarement maintenant étant donné le peu,voire pas de réponses...à bientôt et merci encore de ce petit rayon de soleil qui réchauffe le coeur... |
| que je lirai votre réponse, je commençais à me demander si je serai lu un jour sans pour autant que cela ne devienne une grande obsession ! En parcourant les différents sujets du forum le vôtre révèle une dimension plus destabilisante et plus complexe et tragique, ce qui est loin de l'orientation un peu trop "sexuelle" des autres récits. Mais n'est-il pas vrai que la valeur des choses vécues reste une question très personnelle surtout dans ce domaine... Au grand plaisir de vous un de ces jours ELOHAN. Mes meilleures pensées de paix Zenon. |
| Bonjour Elohan Je tenais sincèrement à vous dire que votre témoignage m'a beaucoup touché et je souhetais vous transmettre toute ma sympathie Je vous souhaite de tout coeur de trouver votre délivrance |
elohan | merci...lou...pour ce petit mot d'encouragement..Dieu sait qu'il en faut certains jours... |
| Salut elohan J'ai tout lu dans vos posts et les discussions avec pathol08. Je ne voulais pas écrire car je n'ai rien à ajouter mais bon je suis émue et meme affectée, votre histoire m'a touchée car j'ai vécu un peu la meme chose, ce rejet de ma mère , cette recherche du père, puis cette soif insatiable d'etre aimée. J'ai l'impression que les réponses de pathol ont mis le doigt sur le diagnostic, mais comment faire ?? J'ai posé cette question dix fois à mon psy, j'ai peur qu'il n'existe pas de réponse, l'oubli, le deuil je n'arrive pas. Cette mère qui m'a rejetée m'obsède, lance dans ma tete des questions sans réponse: pourquoi moi, pourquoi de cette facon, pourquoi mon père était ce gars mou sans consistance qui n'a pas su me protéger? Quelle mère je serai La sexualité, c'est fou que la psychologie influence la sexualité des femmes, puis les régimes, les kilos, les relations sans avenir. J'ai presque le meme histoire que vous, sauf la relation avec mon père. Il est décédé quand j'avais 13 ans. Mon psy me parle de deuil, j'essaie. les réponses des médecins de ce forums sont inetlligentes, je crois de plus en plus que la médecine ne peut rien contre ces blessures. Peut etre aimer et etre aimée aide un jour à cicatriser ces blessures !! Espérons Gardez espoir et prions pour l'oubli. Sally de Quebec |
elohan | bonjour sally merci de votre message...par rapport à ce que vous dites, je ne suis pas tout à fait d'accord avec la simplification de pathol et je me suis exprimée sur le sujet.. je ne crois pas que l'oubli ou que se voiler la face soit réellement la bonne solution.. quand au deuil...le sens et l'utilisation qu'on en fait peut-être si différente pour chacun...je crois qu'il ne s'agit pas tant d'oublier mais de trouver la bonne place à des choses qui nous ont fait souffrir,afin qu'on puisse vivre en paix avec...faire plus est peut-être utopique mais en ce qui me concerne, la compréhension et l'analyse toujours plus affinée a toujours été ma seule façon de me libérer de ces poids et d'avançer...faire face plutôt que se détourner de ce qui finit toujours par nous rattraper...on doit vivre en bonne intelligence avec nos fantômes et je pense que c'est possible d'arriver à plus de 50 % d'équilibre... quand aux réponses,il n'y en a pas toujours je crois parceque quelquefois la raison n'était même pas connue des acteurs de nos malheurs...alors c'est plutôt ce qu'on en a fait et ce qu'on en fait encore qui compte et qui doit mériter notre attention et nos efforts... on a tous et toutes le droit d'aimer et d'être aimé,nous avons à découvrir notre valeur...quelque part en nous... bon courage à vous... PS : petit message pour zenon..j'ai presque fini ma réponse... |
| Bonjour ELOHAN OK mais prenez votre temps, il ne s'agit pas ici d'un exercice intellectuel mais de communication authentique: d'aucuns diraient que c'est une âme qui parle à une autre âme. Et pour cela, il faut être intérieurement prêt(e). Pour moi tout est reponse même le silence !!! Le temps est habité ! C'est ainsi qu'il m'arrive de venir regarder, de ne rien trouver et dans ce moment susciter en moi une interrogation sur mon désir de trouver une réponse et du but recherché intérieurement par cette démarche.... C'est ainsi que j'ai découvert un jour, après plusieurs signes dans d'autres domaines que j'avais en moi une composante masochiste peut être née de mon histoire ? Et depuis j'essaie de l'extirper de moi mais ça c'est une autre histoire !!!! Meilleures pensées de paix ELOHAN Zenon |
| bonsoir zenon j'ai lu votre message...oui le silence exprime bien des choses néanmoins j'ai fini ma réponse alors...en apparté et dans le cadre d'échange d'âmes, votre questionnement sur le masochisme m'intéresse, comme vous l'avez compris j'en connais un bon rayon (sourires)... pour en revenir à votre précédent message, j'ai suivi le déroulement de votre pensée pour vous répondre... sur la question de l'enfant et de la mort...si liés semble t-il pour moi...la dernière révélation de mon père sur ma naissance qu'il s'était promis de taire à jamais... une heure après ma naissance, lorsqu'il s'est présenté, ma mère lui a montré mon berceau d'un regard froid en lui disant : tiens voilà je te l'ai pondu ton oeuf ! et en quelque sorte la boucle me semble bouclée dans la compréhension de la nature de ce rien dont j'ai l'impression qu'il est toujours une partie importante de mon capital humain... un oeuf,ce n'est pas encore un être humain, ça le deviendra ou pas...je pense être restée à ce stade d'informalité pour ma mère...la vie j'ai dû la conquérir chaque jour un peu plus pour combler sans cesse cet héritage de non éclosion programmée.. les enfants..oui j'y ai souvent pensé mais j'ai acquis trop tôt une lucidité et conscience qui m'ont longtemps figée devant une impitoyable évidence durant toutes ces années...un enfant (que je n'aurais pas pu imaginer être un garçon jusqu'à peu) aurait été un subsitut d'être humain pour me soigner, me réparer, me consoler, jouer à la poupée en quelque sorte et peut-être même la maltraiter tant j'étais remplie de colère et de rage.. bien sûr la question se pose...pernicieuse...à quel niveau doit-on mettre la barre pour s'autoriser à avoir un enfant sans le mettre en danger ou répéter ce qu'on a déjà connu ?ce que je vois dans mon métier ou ce que j'entends quotidiennement ne fait pas pencher la balance forçément du bon côté...mais je pense maintenant être presque prête pour pouvoir permettre à une âme de s'incarner et ne pas nuire à son chemin mais plutôt l'accompagner... pour la rébellion, je crois que le fait même de résister à la tentative de meurtre de ma mère contient en soi l'essence d'une rébellion que je n'ai cessé d'exprimer...à ma façon...une détermination,patience,entêtement à toute épreuve...à ses mots assassins et destructeurs, j'opposais un mur de silence bétonné,ma décision prise, rien ni personne n'aurait pu me détourner, elle m'apellait d'ailleurs le rouleau compresseur, je revenais toujours à la charge... bien sûr il m'en a fallu du temps pour transformer l'adolescente schizoïde à l'échine courbée en être d'une droiture implacable qui ne détourne plus les yeux et se bat sans cesse contre l'injustice et la lâcheté... oui du plus loin que je me souvienne je me suis battue pied à pied avec ma mère,lui opposant un mur lisse face à son regard noir où surnageait la folie et le désespoir...elle voulait me rendre folle, j'ai contourné en devenant infirmière psy...elle voulait que je meure, j'ai fait une thérapie pour défaire cette malédiction.... bien sûr, à un autre niveau, cela pourrait sembler dérisoire car jusqu'à il n'y a pas longtemps, je n'ai fait que survivre et surtout juste faire en sorte de ne pas disparaître de la surface de la terre... la vie est encore une autre histoire...j'espère à venir mais si l'on se place à l'endroit à partir duquel je suis partie...être encore en vie,pas droguée ou prostituée ou folle est une victoire en soi, une rébellion accomplie en quelque sorte... quand vous parlez de suicide à travers des rapports non protégés...je me permets de rectifier...je ne crois pas être suicidaire sinon je serais morte depuis longtemps et n'aurais pas fait une thérapie de dix ans pour rester en vie... non c'est autre chose...un état d'existence non autorisée depuis ma naissance sur lequel j'ai encore buté.. comment un rien peut-il exister ? que peut-il revendiquer ?un rien n'est rien et donc n'importe qui peut en disposer, un oeuf que l'on peut malmener dans un sens ou un autre,ou laisser à l'abandon, ça n'a pas d'importance quand on existe pas... je n'ai pas envie de mourir mais je crois que je ne m'autorise pas encore à vivre, là est toute la nuance, subtile et à un millimètre si proche de la notion de suicide... oui sans doute qu'inconsciemment j'attends encore la permission d'exister, moi qui passe l'essentiel de mon temps à m'excuser et me justifier... sur la notion de désir de vie, c'est une question sur laquelle je médite depuis si longtemps...j'ai souvent l'impression de la cotôyer (la vie) sans jamais vraiment la toucher ou la sentir vraiment et mon combat depuis vingts ans consiste en grande partie à chercher le chaînon manquant pour faire corps avec elle... j'ai longuement réfléchi à votre question : qu'est ce que vous aimez,quel est votre projet...et la réponse est sans doute dans ce déclic qui reste encore à venir... j'aime la vie mais n'y suis que partiellement, je ne veux pas la mort alors je me bats contre elle depuis 40 ans... ce que j'aimerais vraiment,avant même la notion de désir serait de me lever la matin sans me dire qu'il va falloir encore se battre^pour ramener cette conscience dans ce corps, pour être là,pour lutter contre l'ennui (mon principal ennemi, conséquence de ne ressentir que partiellement les choses ce qui crée un espèce de no mans land semblable à un désert où le soleil brille mais où on est seul)... arrêter de penser sans cesse pour chercher dans tous les recoins de l'univers conscient et inconscient ce qui ferait que la vie ne serait pas quelque chose à conquérir sans cesse mais juste à ressentir.. arrêter d'avoir peur de tout perdre,tout contrôler,tout surveiller, me tourmenter sans cesse dans le feu de la culpabilité et de la paranoia pour savoir ce que j'ai fait de mal... j'ai servi trop longtemps d'éponge à bien des gens,drame de l'enfant devenu psychothérapeute pour ses parents comme dit Alice Miller... quand vous dites que régler ses problèmes avant d'avoir un désir de vie ne vous semble pas efficace...le bémol que je mettrais c'est que souvent on n'a pas le choix, les problèmes c'est essentiellement une souffrance qui perdure et qui bloque l'évolution interne alors que l'extérieur vieillit... comment dans cette bataille permanente où l'inconscient n'a de cesse de ramener tout l'être vers le point de traumatisme dans l'attente d'un règlement quel qu'il soit et la conscience qui essaye de poursuivre tant bien que mal son chemin dans la réalité, le désir pourrait-il apparaître et s'épanouir...il me semble qu'il y a une question de place,un de mes psy disait qu'à plus de 50 % de résolution,on peut à peu près naviguer et aller vers d'autres horizons que le passé... la fin de votre message met l'accent sur ce que beaucoup de gens vivent je crois, la capacité d'être efficace pour les autres mais rarement pour soi, par habitude sans doute d'avoir été obligé pour recevoir un peu d'amour à prendre en charge tous les malheurs de nos parents... pour extrapoler un peu, je considère qu'il a au moins deux niveaux, celui du statut d'être humain et celui de l'âme... je crois en la réincarnation..et à la théorie de l'évolution de l'âme qui de vie en vie choisit son enveloppe et ce qu'elle va travailler pour son évolution personnelle... quand je me place à ce niveau,il n'y a plus de bien ou de mal,de pourquoi ou comment,mais juste une vision élargie de phénomènes programmés visant à me permettre de me dépasser et de me libérer, la compréhension de l'âme humaine comme vous dites, ce qui est ma passion d'ailleurs... au niveau humain, il y a un corps abîmé dans lequel je me sens à l'étroit,la peur, l'ennui,la vie quotidienne, les autres, les questions, le passé qui pèse lourd... alors je cherche l'alchimie des deux mondes réunis au lieu de leur alternances séparées... au niveau de l'âme, cet inceste je crois ne pouvait qu'avoir lieu, à moi d'en comprendre le sens.. au niveau humain, comme vous dites, son refus aurait été une béquille symbolique.. la vérité et ma route sont entre ces deux réalités... aujourd'hui vous voyez j'ai rencontré un homme bien juste après ces mises en dangers,un homme avec qui j'ai envie de vivre, d'avoir un enfant, de faire un bout de chemin ensemble...il me semble que cela pourrait être possible et j'aimerais qe la vie me fasse ce cadeau comme pour me dire que je ne suis pas maudite à jamais par le sceau de mort de ma mère... d'un côté il y a cette espoir de vie,et de donner la vie et de l'autre il y aura au mois de mai une prise de sang pour savoir si la mort n'a pas réussie à faire son lit en moi... l'ombre et la lumière...sans cesse...j'espère de tout coeur avoir été épargné car je sens que des choses ont été réglées et dépassées et un horizon de tranquillité semble se profiler...j'espère que ce n'est pas une illusion... bien à vous...elohan |
| Bonsoir ELOHAN, Je vais moi aussi prendre un peu le temps pour vous répondre parceque votre histoire d'une part et mon ressenti d'autre part l'exigent...Ma reponse sera prête demain soir ! Meilleures pensées de paix . Zenon. |
| Bonsoir ELOHAN J’espère que vous allez bien ! Après vous avoir lue j’ai pensé au concept de « résilience » développé par le Dr Boris CYRULNIK. Pour ne pas inventer le concept je vous l’ai copié « La résilience, c'est l'aptitude des individus et des systèmes (les familles, les groupes et les collectivités) à vaincre l'adversité ou une situation de risque. Cette aptitude évolue avec le temps ; elle est renforcée par les facteurs de protection chez l'individu ou dans le système et le milieu ; elle contribue au maintien d'une bonne santé ou à l'amélioration de celle-ci(1). » ou encore "La Résilience définit La capacité à se développer quand même, dans des environnements qui auraient dû être délabrants." Comme vous êtes dans le domaine thérapeutique, je suis sûr que vous l’avez déjà étudié ce concept et c’est peut-être ça qui vous a permis malgré tout de survivre à des attitudes et des attaques aussi terribles. Sur le plan symbolique c’est d’une violence inouïe ce que vos parents vous ont fait vivre ! Cependant sur le plan de la rébellion, je pense davantage à un comportement de résistance plutôt, vous étiez moins dans l’action que dans l’attitude et la posture pour exprimer votre refus et votre désir de vivre autre chose. Cela n’a rien à voir avec une question de force, je pense même qu’il faut une plus grande force pour résister que pour tout envoyer au diable pour parler plus simplement ! Et donc tout cela n’enlève rien au tragique de votre vécu et à votre grand mérite d’en être sortie sans tomber dans les pièges terribles de toutes sortes comme vous le disiez (drogues,…) Pour ce qui est de l’enfant qui aurait peut-être mal accueilli je vous crois tout à fait. J’en ai deux (deux filles de 19 et 23 ans). Mon dieu les trésors de patience qu’il faut parfois pour passer le cap de certaines crises depuis la plus simple rage de dents du bébé qui vous tient éveillé toute une nuit à l’incompréhension de l’adolescence. Que de ressources psychologiques il faut user pour garder tout le calme et la disponibilité nécessaire faute de quoi on tombe dans des comportements dangereux pour les enfants. Il vaut mieux être en bonne situation psychologique pour assumer positivement sa fonction. Je vous comprends absolument sur ce point. Mais sachez malgré tout que même prête à concevoir et à éduquer l’expérience est de celles qui laissent leur sillon ! Du temps où je me sentais parfois un peu perdu pour toutes sortes de questions dans ce domaine, j’aimais me ressourcer dans les écrits de KHALIL GIBRAN dans son livre « Le prophète » édité chez CASTERMAN. Je vous recopie ce petit passage de ses pensées « Et une femme qui portait un enfant dans ses bras dit, Parlez-nous des enfants. Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leur âme, Car ils habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter Pas même dans vos rêves ………… » Ce même auteur que j’aime beaucoup pour la beauté et la portée spirituelle de ses écrits parle aussi de l’amour. L’amour qui est en train d’entrer dans votre vie ce qui me réjouit beaucoup du fond de mon âme bien que je ne vous connaisse pas ! De l’amour il dit : « ….Comme les gerbes de blé il vous emporte. Il vous bat pour vous mettre à nu. Il vous tamise pour vous libérer de votre bale Il vous broie jusqu’à la blancheur Il vous pétrit jusqu ‘ à ce que vous soyez souples ; Et alors il vous livre à son feu pour que puissiez devenir le pain sacré du festin de Dieu » Je vous souhaite vraiment de concrétiser vos espoirs pour toutes ces questions liées à l’amour et à la procréation afin que se crée pour une autre entité spirituelle l’opportunité de vivre une expérience probablement riche de la vie. Comme vous croyez en la réincarnation, vous savez que toute arrivée sur cette terre se prépare, on n’arrive pas dans n’importe quelle famille ni n’importe où dans le monde ! Avez-vous déjà essayé de savoir pourquoi une telle expérience pour vous et quel en est le sens ? (Par quels moyens ? la méditation, ésotérisme…) Vous avez parlé longuement de la question du désir de vie et du fait que vous vous sentiez à coté de la vie « vous la côtoyez.. » dites-vous. La description d’un tel vécu fait penser à la dépression alors même que vos activités en thérapie ne sont pas de celle qui permettent de rester longtemps dans le vécu dépressif ! Il y a bien deux attitudes en vous et cela doit être un fardeau. Vous semblez être tout à fait à l’aise dans l’aide à la personne et dans la souffrance pour vous-même. Vous parlez d’éponge, si vous servez d’éponge en ayant tant d’efforts à fournir pour assumer votre vie il est alors à craindre que vous ne vous consumiez à la longue! Ne serait-ce pas cette fonction d’éponge qui vous épuiserait tellement ? En poussant les choses à l’extrême (en exagérant même ! On pourrait presque dire que cette attitude avec le temps serait une forme de violence envers vous, une façon de vous mettre en danger !Comment êtes-vous arrivée à ce métier ? Etait-ce un choix ? Etait-ce « simplement » la solution pour lutter contre l’agression psychique venant de votre mère ? Que pensez—vous du concept de choix ? J’ai lu que beaucoup de choses pour ne pas dire toutes les choses concernant notre vie dépendaient des réponses que nous apportions à ce concept de choix. Nous serions toujours en train de choisir régulièrement pendant notre vie. Pas seulement pour les questions concrètes de vies mais aussi l’orientation de nos pensées préparant ainsi la trame inconsciente de la coloration de notre vie, un peu comme pour la réincarnation qui se préparerait avant notre arrivée ici-bas, de même l’essentiel de notre vécu dépendrait de ces choix permanents en nous ! Vous arrive-t-il de prendre conscience de ces choix et d’agir de manière volontaire ? J’arrête avec toutes ces questions en vous suggérant une lecture qui sur le plan spirituel pourrait peut-être vous aider, il s’agit de « Conversation avec Dieu » De l’américain « NEALE DONALD WALSCH » éditions « j’ai lu » a moins que vous ne l’ayiez déjà lu ! Je vous laisse, que mes meilleures pensées de paix vous accompagnent. Zenon
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| Salut elohan Entre tes inteventions, pathol Zenon, sally, vous faites un sacré blog de psy que j'ai lu avec inetret, je me suis posée beaucoup de questions. Je ne suis pas psy, mais en M1 littérature. J'ai deux questions à te poser : - j'ai appris dans les magazines que la personne passe chez le psy pour parler, et c'est un acte bénéfique pour la suite. tu dis que tu connais tes problèmes, et que tu cherches les remèdes. Tu fais quoi excatement avec ton psy ?? parole, analyses, quoi - Deuxième question plus perso. j'avais 6 ans quand mon père a quitté ma mère. Comme dans ton cas, il était dénigré. je l'ai détesté. Il m'a fallu du temps. 14 ans plus tard, j'ai accepté de passer un we chez lui avec sa femme et ma demie Soeur. Le choc!!! J'avais 20 ans, il avait 45 ans. Je l'ai trouvé beau, sexy. Ma récation était étrange, j'avais envie de lui comme un etre sexuel. je l'ai voulu près de moi le plus possible, dans mon lit, au plus intime qu'une fille de 20 ans peut désirer un homme. Jamais osé parlé de cet étrange sentiment. Plus tard, avec le temps, il est redevenu mon père tout simplement. J'ai lu dans le journal d'Anais Nin le meme sujet. Elle désire le père qu'elle n'a jamais vu et porte même son enfant pendant un temps avant d'avorter. Pourquoi le père absent devient un homme et perd son cractère de père?? Je n'ai jamais trouvé la réponse. Dans mon cas, c'était un tremblement de terre, une découverte terrible, et un peu de culpabilité. C'est freudien peut etre, mais c'est quoi?? Bon courage Elohan, salut
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elohan | bonjour diana merci de ton message... pour répondre à ta première question,il existe plusieurs formes de thérapie et chaque thérapeute choisit généralement un courant spécifique... en ce qui me concerne j'ai fait une thérapie individuelle pendant dix ans où c'était un échange face à face, puis j'ai fait parallèlement quatre ans de thérapie de groupe avec beaucoup de pratiques corporelles...la tranche de travail que j'ai réentrepris s'oriente plus vers un mode psychanalytique, c'est à dire un travail plus fin et en profondeur je pense... néanmoins le principe global de n'importe quel travail quel qu'il soit est de pouvoir exprimer nos souffrances, y mettre un sens, et les intégrer afin de s'en libérer,une chose incomprise je crois reste toujours un poison qui distille sans cesse quelque chose qu'on ne peut souvent nommer, qui prend beaucoup de place et requiert beaucoup de notre temps et notre énergie...ce qui est autant de temps perdu pour la vie...mais souvent en plus des mots,lorsqu'ils sont compris je trouve que c'est toujours bénéfique de s'occuper aussi du ressenti du corps qui lui aussi emmagasine beaucoup d'émotions qui se transforment en traces souvent inconscientes qui délivrent des petits messages de temps en temps à travers des manifestations psychosomatiques...la bio énergie permet souvent d'exprimer toute la colère, la rage ou le désespoir enfoui en nous depuis longtemps...l'équilibre je crois se retrouve à travers un travail en binome du corps et de l'esprit... en ce qui concerne ton père...j'avoue ne pas m'être trop penchée globalement sur la question (de peur de tomber peut-être, vu le poids de ce que j'essaye déjà de comprendre...sourires)... néanmoins on dit souvent que ce qui n'est pas vécu et reste dans l'imaginaire à l'état de fantasme est toujours très idéalisé, exagéré et surinvesti de beaucoup d'affect de notre part... si ton père ne t'a pas élevé pendant toutes les années où il aurait dû, peut-être a t-il perdu petit à petit le statut de père dans la réalité (ce qui a correspondu à ce que tu as vécu) mais tout en gardant son statut symbolique de père... du coup lorsqu'il y a rencontre entre deux adultes, tout ce qui a été réfréné et contenu se libère force 10,enrichi de contenus fantasmatiques, toutes les phases du dévellopement décrites par les psy et par lesquelles nous devons tous passer pour bien grandir...lorsqu 'elles restent dans l'imaginaire...après tout se bouscule et se mélange je crois au moment des retrouvailles...une petite fille retrouve son père mais c'est devenu une femme à l'extérieur qui se retrouve elle devant un homme... je crois que ce moment de retrouvailles libère un condensé qui passe par un désir de fusion très fort ce qui peut donner l'impression que ce qui n'a pas été vécu a pu être rattrapé finalement...bien sûr, l'oedipe doit être aussi assez présent..plaire à son père avec l'esprit de la petite fille qui est resté sur le moment où elle l'a quitté mais qui plaît aujourd'hui avec son corps de femme... je me rappelle quand j'ai retrouvé ce père dont je ne me souvenait plus c'était tellement fort, comme une force irrésistible qui me poussait contre lui, je le trouvais extraordinaire, aujourd'hui je le trouve ordinaire (pas dans le sens péjoratif bien sûr) je crois que ce que tu as vécu est normal et que beaucoup le vivent mais sans en parler et ce qui est bien c'est que les choses reprennent leur place ensuite... néanmoins tu pourrais certainement trouver des explications plus précises auprès de livres ou spécialistes...parceque c'est un phénomène assez courant... pour finir je crois que cela renvoie aussi à l'abandon et à la perte inconsciemment bien sûr...retrouver ce qu'on a perdu et le mettre en soi pour avoir l'impression qu'on ne le perdra plus jamais et l'acte ici en est un moyen...ou peut-être l'expression d'un désir d'amour qui date de l'enfance mais qui ne peut s'exprimer que dans la stucture adulte puisque le temps de l'enfance est passé... j'espère t'avoir un peu éclairé...je te souhaite plein de bonnes choses... et petit clin d'oeil à zenon...merci pour ce message qui a suscité beaucoup de réflexions en moi...et d'interêt quand aux sujets abordés...je prendrais donc le temps d'y répondre...à bientôt...elohan |
elohan | bonjour zenon oui j'ai bien étudié le concept de résilience et les livres de Khalil Gibran ont longtemps été mes livres de chevet quand j'étais jeune... votre remarque sur la résistance m'a beaucoup intéressé...c'est vrai que j'ai plus appris à endurer et résister...au delà de l'acceptable, mais avec le temps la rébellion a pris sa forme dans des positions extrêmes...une décision prise, plus rien ne pouvait me faire changer d'avis...en 1985 j'ai quitté ma mère pour un travail saisonnier et elle ne m'a plus jamais revu... ce que j'en ai retenu c'est surtout la constance de la violence, que ce soit dans l'acceptation ou le refus. ma recherche du juste milieu est un de mes hobbies depuis longtemps... par rapport à la réincarnation,une de mes psy pensait qu'avant de s'incarner,la conscience supérieure choisissait les thèmes à traiter pour évoluer, ce qui déterminait le choix des parents bien sûr...puis ensuite plus l'âme descendait...allant du plus léger au plus lourd (le physique- la terre),elle oubliait consciemment ce qui allait rester inscrit inconsciemment... dans cette optique...les viols,ma mère et le reste sont inscrits dans une dynamique surtout à comprendre...la notion de choix dont vous parlez..je la situe plutôt dans le pourcentage d'une part de ce qui sera vécu et intégré et d'autre part dans le choix conscient que l'on fera par rapport à telle ou telle direction, dès lors qu'on a atteint un certain stade de dévellopement et de conscience intérieure qui nous permet d'intéragir directement avec notre conscience supérieure et ses choix antérieurs... même si c'est souvent dur à accepter...je ne crois pas au hasard mais plutôt que les choses arrivent lorsque nous sommes prêts ou se présentent comme des opportunités que nous sommes capables ou pas à ce moment de saisir... concernant mon métier vous savez je pense que tous ceux qui l'exercent viennent se soigner d'un abandon,chagrin ou autre qui a profondément entamé notre réserve narcissique...en psy, les patients ont besoin de nous et de plus notre pouvoir est immense ce qui permet à certains de régler nombre de comptes, souvent inconsciemment, ce qui donne à la psychiatrie une drôle de configuration...un no man's land ou les patients errent d'un côté et où ceux qui sont censés les soigner sont parfois plus perdus et désemparés..le tout dans une indifférence et un rejet de la société...pour ma part cela a été certainement un garde fou pour ne pas sombrer...je me suis soignée en soignant et en étant utile et nécessaire à d'autres, ce qui m'avait cruellement manquée...puis je me suis soignée individuellement ce qui m'a permis de comprendre ce que je rejouais et ce que je venais réellement chercher en psy...et je pense qu'il est vraiment très utile de savoir au plus près les raisons pour lesquelles on choisit par exemple de passer cinq jours sur sept avec des malades mentaux... le problème étant, comme vous l'évoquez un peu, cette faille dépressive de mon état d'éponge, d'une efficacité et compétence accrue et du refus de plus en plus grand de ce satut... je pourrais presque dire...quand on a baigné dans la souffrance et qu'on a même appris à y puiser son oxygène, il est très difficile de s'en détacher...j'aimerais quitter ce monde là et pourtant soigner c'est ce que je sais faire le mieux.. est ce que je pourrais vivre sans que des gens aient besoin de moi en permanence et reconnaissent ma compétence à leur apporter quelque chose... je me débats avec ce dilemne depuis des années..je suis fatiguée de la psy..mais elle me fait vivre et je ne sais rien faire d'autre.. je sais qu'il y a quelque chose à comprendre et à mettre en place à cet endroit mais je n'ai pas encore trouvé la bonne position...alors toute mon énergie se consume dans la lutte et la recherche... à un niveau spirituel je ne peux envisager mon existence sans une aide à l'autre ou au monde en général...vivre juste pour moi me semble impossible par rapport à ce que je sens de mon cheminement intérieur depuis toutes ces vies... l'évolution est pour moi un moteur essentiel mais parfois au niveau humain je me sens si fatiguée... vous savez...le concept de la résilience et autre c'est intéressant, mais pour moi cela reste une partie du décor que l'on montre, l'autre restant encore incalculable...c'est à dire que je pense que l'on est pas encore en mesure de mesurer l'impact de souffrance endurées sur le déroulement de toute une vie... la question qui m'est apparu depuis peu, c'est est ce que tout est réparable ? je le pensais pendant ma thérapie car on me le faisait miroiter... je pense sincèrement que c'est faux mais personne ne peut en parler tant on se rend compte déjà de l'ampleur des formes de maltraitances auxquelles tant de gens ont été soumis enfants... voyez vous,ce que j'ai vécu petit m'a donné une espèce de particularité au niveau de la perception...au delà de la normale, comme si j'avais franchi petite les frontières qui nous séparent de la folie et la mort, j'en suis revenue mais avec une vision anormalement dévellopée de l'autre...comme si je voyais dans l'autre en transparence...deviner avant, voir l'âme et l'aura,savoir où en est la personne et ce qu'elle fera...cette capacité me fait souvent appréhender des niveaux de compréhension qui me permettent de voir très loin en moi ou dans les autres et de mesurer tout ce qui ne bougera plus ou comment la personne répète de façon subtile et abstraite ce qu'on lui a fait dans une forme qu'on ne pourrait à priori pas relier à son passé...et pourtant... c'est en partie à cause de cela que je ne m'installe pas en tant que psychothérapeute pour l'instant car j'ai la sensation que la vie après l'enfer n'est pas aussi simple que ce qu'on veut bien nous le dire et je suis partagée entre le désir de prendre en charge des gens et les soutenir mais le problème c'est que je n'ycrois pas entièrement...alors ce serait malhonnête...leur promettre la vie alors que certaines blessures peuvent parfois nécessiter toute une vie pour juste la toucher du doigt... c'est un dilemne....je me bats tous les jours pour aller mieux mais pendant ce temps là la vie passe, quelquefois avec moi, et quelquefois sans moi je crois... comme il est dit qu'il y a six ou sept niveaux de compréhension dans la bible...je cherche tous les niveaux cachés de notre conscience pour élargir toujours plus mon champ de conscience et de liberté mais cela est long... concilier l'esprit et le corps n'est pas si évident je trouve...mon esprit ne s'arrête jamais et se promène aux confins de l'univers, mon corps lui a été si abîmé intérieurement que je redoute même le moindre rhume... voilà zenon...je cherche encore et encore mais je ne sais pas quoi..mais je sais que c'est là... bien à vous..elohan |
| Bonjour ELOHAN, J'ai presque envie de reserver ma réponse pour plus tard.... le temps de mieux ressentir ce que vous dites, parceque sans vous le cacher, parfois il m'est arrivé de recevoir des réponses à mes questions en les posant aux autres sans y avoir spécialement pensé au moment de le faire. Ou parfois de les recevoir dans la parole de l'autre par une sorte de lecture secondaire à la lecture intellectuelle qui est la plus rapidement mobilisable. Ne tenez pas compte de ceci....c'etait un dialogue introspectif.... qui sait? Je voulais vous dire qu'en vous lisant et j'ai eu un flash, une image superposée montrant le flan d'une montagne tombant dans le vide d'une vallée profonde, serait-ce un processus de clarification venant des profondeurs de l'inconscient ??? Il reste que j'ai envie de digerer cela avant de vous répondre....Je vous repondrai mercredi soir. en m'exusant de cet élan arreté . Mmes meilleures pensées ELOHAN ! A mercredi (et voila que je prends cette liberté de fixer un point dans le temps !.....n'oubliez pas que vous êtes libre !!!!
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elohan | bonjour Zenon pas de problème pour mercredi..ou plus...la liberté...c'est de se respecter dans un échange tel que celui ci...le temps de reflexion et d'introspection est une nécessité...comme pour cette image superposée qui sans doute a un sens bien précis pour votre être...et si nous nous mettions à êtres exigeants, cela romprait ce fil d'échange d'âme à âme...sans contrainte d'espace ni de temps...bien à vous..elohan |
| Bonsoir ELOHAN, Je n'ai pas encore digéré l'image de l'autre jour, peut-être faira-t-elle partie un de ces jours d'une réponse plus globale aux différentes questions que je me pose? En vous lisant et relisant(eh oui je ne peux répondre qu'en "sentant" l'autre dans l'authenticité de sa démarche en tant que personne !!! j'en suis arrivé à m'intérroger ! Et si tout ceci n'était qu'une question de connaissance(s)? * La préparation spirituelle avant notre incarnation (j'adhère à l'explication donnée par vos thérapeutes) * L'oubli de cette phase dans la vie vécue tous les jours, comme pour mieux nous exposer aux expériences "imprévues", généralement douloureuses mais toujours, avec un peu de recul, porteuses de leçons! * l'incroyable capacité dont l'individu fait preuve pour supporter le vécu, comme pour laisser au temps la longueur nécessaire pour nous faire "ingurgiter" la leçon prévue ! Dans ces conditions votre analyse "désabusée" de votre domaine professionnel prend toute sa place, comme si quelqu'un vous disait "....ne vous meprennez pas de votre action, vous êtes vous-mêmes concernée, il n'y a pas que les patients qui ont quelque chose à apprendre,....". Je ne me suis pas amusé à cela mais en filigrane, vous n'avez pas arreté de parler de "savoir". Je ne pense pas au simple savoir intellectuel, mais le savoir au sens d'être "informé(e)" d'une réalité qui nous dépasse, nous englobe, en nous permettant parfois de mieux supporter certaines phases de notre vie. Ce qui est très frappant chez vous c'est cette forme de lucidité froide et profonde sur votre trajectoire et votre vécu, par contre, et cela m'a un peu étonné c'est la perspective.A partir d'un regard aussi acéré sur votre vie, pourquoi ne pas tracer avec audace, ce dont vous ne manquez pas sur le plan de la pensée(le seul que je puisse "évaluer" , une perspective plus active dans le sens d'une orientation plus volontaire de votre vie à venir. Serait-elle tellement "ecrite" à l'avance pour qu'il ne vous soit possible d'infléchir un peu les choses? Lorsque je disais que j'étais d'accord avec la présentation de l'incarnation fait par vos thérapeutes, j'aurais dû préciser que selon les enseignements que j'ai reçus, une large place est faite ensuite aux probabilités.En quelque sorte, tout est prévu mais davantage dans le sens d'un ensemble de potentialités à partir desquelles l'individu,grâce à son libre arbitre, va construire sa vie et tirer par le fait même de la relative liberté qui lui est laissée, une marge de manoeuvre suffisante pour engager sa responsabilité dans sa vie. Sinon, tout étant écrit à l'avance, nous n'aurions plus en tant qu'individu qu' à suivre le sillon tracé dans notre destinée!!! Il me semble que bien de choses n'existeraient pas en commençant par l'angoisse existentielle, celle qui nous laisse une impression de rater quelque chose sans savoir quoi !!! de se passer tellement à coté des choses que l'on se demande ce que l'on fait là. Vécue sur une longue période la dépression n'est pas loin de nous accabler. Avec audace, je tente cette explication pour dire qu'une connaissance intuitive de notre responsabilité dans la vie sonne le tocsin dans notre esprit pour nous rappeller <<qu'autre chose>> est possible !!! Et que la lucidité qui nous est accordée n'est pas tout car après la connaissance devrait venir le temps de l'action ! j'allais presque dire le temps du "choix" de l'action. Vous le dites bien vous - mêmes et je vois cite : "...la notion de choix dont vous parlez..je la situe plutôt dans le pourcentage d'une part de ce qui sera vécu et intégré et d'autre part dans le choix conscient que l'on fera par rapport à telle ou telle direction, dès lors qu'on a atteint un certain stade de dévellopement et de conscience intérieure qui nous permet d'intéragir directement avec notre conscience supérieure et ses choix antérieurs... même si c'est souvent dur à accepter...je ne crois pas au hasard mais plutôt que les choses arrivent lorsque nous sommes prêts ou se présentent comme des opportunités que nous sommes capables ou pas à ce moment de saisir..." Cela me semble clair dans le sens ou a un moment donné, comme vous le dites, nous sommes comme des "négociateurs" face à l'esprit supérieur duquel nous essayons d'obtenir certaines choses...vous parlez <<d'interéagir>> c'est tout à fait ça et je traduit mon ressenti en disant que nous essayons de trouver avec notre esprit supérieur un compromis entre notre volonté de vivre agréablement et les inévitables et douloureuses expériences que dans sa grande sagesse il à prévu de nous faire vivre !!! L'angoisse existentielle et la depression seraient comme le langage spirituel pour une réalité metaphysique.Nous serions engagés de manière immanente dans un dialogue consubstentiel de notre être dont l'ensemble de ces questions constitueraient une autre dimension de lui-même? Je tente cette audace de pensée !!! Je me suis demandé d'ailleurs en vous lisant pourquoi, avec une telle lucidité sur vous-mêmes,pourquoi vous ne vous engagez pas dans une démarche mystique ? Vous voudrez bien m'exuser si cela vous dérange d'aborder cette question mais je le fait comme il a bien entendu été tacitement convenu entre nous d'une totale liberté de penser et d'interrogation, l'échange authentique est à ce prix(sinon nous perdrions notre temps !!! Peut-être l'avez-vous déjà fait? sinon je me permettrais de penser que vous avez largement avancé dans la compréhension de votre douloureux vécu et que la phase prochaine serait donc cette démarche mystique pour laquelle vous seriez prête !!! Je me permets de le dire parceque la connaissance accumulée débouche forcément sur quelque chose ,sur une perspective "utilitariste", je dirais qu'allez-vous faire de tout cela? il y a forcément en vous un débouché pour cette connaissance accumulée d'ailleurs vous y êtes presque lorsque vous dites "...je sais qu'il y a quelque chose à comprendre et à mettre en place à cet endroit mais je n'ai pas encore trouvé la bonne position...alors toute mon énergie se consume dans la lutte et la recherche..." Je voudrais presque vous rassurer parceque avant vous d'autres ont vécu aussi les affres de la recherche ! ecoutez ALBERT EINSTEIN : "Seul, celui qui en fait par lui-même l'expérience, sait ce que sont les années de recherche, dans les ténèbres, pour une vérité que l'on sent,sans pouvoir l'exprimer, l'intense désir et les alternatives de confiance et de doute, jusqu'à ce que l'on atteigne la clarté et la connaissance" Il le disait lui dans un autre domaine mais cela n'a que peu d'importance, ce qui compte le plus c'est la situation dans laquelle se retrouve la personne en recherche ! Et vous êtes dans cette situation d'intérrogation et de recherche. Alors pourquoi la recherche mystique ? Encore faut-il bien se comprendre sur ce concept de recherche mystique, je l'entends au sens ancien des écoles de mystères, au sens d'une tentative d'extension de notre connaissance sur des dimensions qui semblent le plus souvent inaccessibles à notre niveau habituel de conscience. Je dirais même que cela fait référence aux choses qui jusque là marquaient les frontières de notre connaissance et qui nécessite, pour fouler ces "contrées inconnues" de l'esprit , changer volontairement de perspective mentale, "chevaucher des véhicules adaptés, seuls capables de nous aider à naviguer dans ces hautes sphères de l'esprit"! Se pourrait-il que toute cette sensibilité et cette profondeur d'analyse marquent une frontière de votre être ou êtes-vous arrivée à la croisée des chemins ? l'un menant vers les ténèbres du questionnement perpetuel et stérile et l'autre vers une transcendance de la connaissance? A moins qu'il n'en existe un autre !!!(ce qui est toujours possible bien entendu ! Il me semble que vous y êtes prête ! Je vous cite encore "comme il est dit qu'il y a six ou sept niveaux de compréhension dans la bible...je cherche tous les niveaux cachés de notre conscience pour élargir toujours plus mon champ de conscience et de liberté mais cela est long... concilier l'esprit et le corps n'est pas si évident je trouve...mon esprit ne s'arrête jamais et se promène aux confins de l'univers, mon corps lui a été si abîmé intérieurement que je redoute même le moindre rhume..." Imaginons que vous ne vous préoccupiez pas de votre corps, imaginons que l'esprit et le corps ne fassent qu'une seule et même entité comme l'eau l'est malgré les différents états(liquide, solide, gazeux ) et que seuls ne diffèrent pour l'être humain que des niveaux vibratoires différents d'une seule et même énergie , imaginons que n'existent que la conscience d'une part et la conscience de l'énergie d'autre part??? imaginons.....imaginons.....! Je vous laisse Mes meilleures pensées vous accompagnent ZENON
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| bonjour zenon désolé pour l'attente...mais semaine très difficile,peu d'heures de sommeil alors mon esprit est bien fatigué....de plus je dois faire ma prise de sang mardi ce qui mettra fin à trois mois d'angoisse et je n'ai que cela en tête en espérant que ce soit négatif...je pars la semaine prochaine une semaine au soleil ce qui me laissera le temps de réfléchir à ma réponse...par contre j'aimerais répondre à ce message sur une adresse personnelle car il y a des choses concernant la spiritualité que je ne peux pas dire ici...pouvez vous m'envoyer un message personnel...et je vous répondrais avec plaisir...la nature de notre conversation m'est chère et je n'ai pas si souvent l'occasion de parler de tous ces niveaux... presque en paix...mais comment savoir où...elohan |
invite Invité | Bonjour ELOHAN, Je vous souhaite d'être rassurée pour cet examen tant redouté, par un résultat négatif. Je vous souhaite après cela que cette semaine vous permette de récuperer. Je vous communique mon e-mail (zenon.lakan@laposte.net) ! A bientôt pour le grand plaisir de vous lire. Bon Repos. Mes meilleures pensées de PAIX ZENON |
sel gemme | elohan a écrit :
vous deviez être bien fatigué ou pressé pour m'écrire une telle réponse que vous n'avez sans doute pas relue...dix sept fautes de frappes...dont une qui pourrait être un lapsus intéressant...le jeun de la culpabilité...devais je comprendre le jeu ...sans doute que oui mais le jeun est aussi une solution possible...
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Je viens à peine de découvrir cette partie du forum un peu cachée... donc je me suis précipité sur ce sujet.
je te trouve dur avec les thérapeutes, exigente et tu manques de patience... Tu n'es pas le centre du monde.
Moi-même j'ai mis des mesages sur mon histoire personnelle (en rapport avec une intimité trop grande avec ma mère) début janvier 2007 et les thérapeutes ne m'ont pas répondu... et je ne leur en veux pas... ça avait plus valeur de témoignage et d'inciter les mères à faire preuve d'attention véritable dans leurs actes...
http://www.pathol08.com/forum/sexo [...] 1504_1.htm
Avoir une vision détachée de la relation mère-fils sans fantasmer sur un possible rapprochement sexuel me semble impossible personnellement.
Ce qui m'intéresse davantage dans votre témoignage, c'est cette envie de vous mettre en danger en risquant d'attraper le VIH en couchant sans précautions... se mettre en péril... perso, je l'ai fait, mais par des TS mais sans rapport je crois avec le jugement de ma mère sur moi même si c'est arrivé juste après qu'elle m'ait dit que je la dégoûtais... c'était à cause d'une femme avec qui je ne pouvais plus avoir de relations... Message édité par sel gemme le 15-05-2007 à 08:40:53
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