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mon histoire et le prof à la retraite

 
n°1
Louis16
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 13-04-2007 à 19:57:26  profilanswer
 

Salut

 

Pendant mon enfance, j'ai porté sur le dos une faute que je  n'ai pas commise, je suis né. Mon père ne voulait pas d'enfant et sa relation à l'époque  avec ma mère était une relation de passage. Ma mère a réussi de mettre cet homme devant le maire et de se marier avec lui. Dès mon enfance, ce père, désagréable et violent me traitait comme si j'étais responsable de ses malheurs. J'étais traité d'une façon irrespectueuse, durement. Les mots raisonnent encore : fils de pute, con, abrutit.

 

A l'école maternelle, deuxième galère. :(  :(  Mais pourquoi on me traite comme si j'étais une chose ? Les camardes ont compris que je suis faible, incapable de me défendre. J'ai eu des moments difficiles. On me frappait, on me mettait à terre. Une fois, on me fixe au sol et une fille urine sur moi. J'avais 7 ans, mais je ne savais que pleurer. A la maison, on me tapait, je pleurais, je faisais la même chose à l'école.

 

Résultats scolaires médiocres. Au collège, adolescent, je suis devenu le jouet de ma mère. Lorsque mon père la frappait, elle pleurait dans ma chambre,  me racontait ses malheurs. Je savais par exemple qu'elle mentait à mon père en ce qui concerne l'argent du ménage, mais je la croyais sincère. Un jour, elle me dit ; tu es un homme tu dois défendre ta mère, il est temps.  :sweat:  :sweat:

 

La maison est devenue un champ de guerre civile. J'ai reçu un coup de poing de mon père qui m'a cassé une dent. J'ai eu des bleus sur le visage, et tout doucement je devenais violent. Un moment j'ai failli tuer ce père. Ma main a été retenue par ma soeur.

 

Un jour ma souer me dit que notre mère n'est pas fidèle et qu'elle sort avec un cousin. Ma mère infidèle et m'explique toute la journée que les valeurs sont essentielles dans la vie. L'imaginer dans les bras de ce cousin m'ecouerait . Elle se défendait d'etre une femme, avoir des désirs, et qu'elle ne pouvait pas passer sa vie avec ce monstre de mari. Un jour, elle ne revient plus à la maison, elle s'en va avec son amant.

 

A l'âge de 16 ans,  j'avais des relations étranges avec mon père. Il vieillit et il est devenu diabétique. Ma soeur est devenue très branchée sexe. Elle n'arrêtait pas de recevoir des copains et tomber en dépirme. Plus tard j'ai compros qu'elle avait le même problème que moi. Elle revenait avec des bleus sur les fesses ou avec les traces de gifles sur la joue.

 

Ce qui a tout changé, le décès de mon père. Ni père ni mère donc.
Ma tante arrive de Nantes pour l'enterrement. Elle passe deux jours avec nous, et nous propose de vivre un moment avec elle. Elle n'avait pas d'enfant et son mari, prof à la retraite, n' y voyait pas d'inconvénient.

 

La  relation avec ce prof a changé mes idées sur la vie. Dès le premier jour, il m'appelé "mon petit" ne laissant pas le choix de le haïr ou de l'aimer. Il m'a conduit dans la chambre et il me dit : " tu es bienvenu Louis". Une première pour moi. Toujours cette distance, une autrotité légère mais présente. J'ai appris à conduire avec lui, à entretenir le potager. Il me respectait,  j'étais obligé de faire de même. Je lui disais "vous", il me disait "mon petit" et cette distance n'a autorisé aucune confusion.  

 

Un jour, après un job d'été comme serveur à Vannes, il me dit; tu paies la moitité, je te paie le rste.   Je me suis payé une prothèse pour remplacer ma dent.

 

Je n'ai pas fait d'études longues, j'ai un boulot pas mal et une femme que j'aime.  

 

Je pense à ce prof, à ce monsieur, qui a changé un peu ma vie.
J'écris pour dire qu'on peut toujours sortir ce qui est bien chez les autres.

 

Merci de m'avoir lu. Long, oui je raconte un peu ma vie quand même  :)

Message cité 1 fois
Message édité par Louis16 le 14-04-2007 à 12:02:31
mood
Posté le 13-04-2007 à 19:57:26  profilanswer
 

n°2
alexine
Human life, poetical fiigure
Note : 1/5 pour 1 vote
Posté le 14-04-2007 à 18:29:56  profilanswer
 

:love:  :love:  
Ton histoire est heureuse quand meme, j'aime bien ceux qui cherchent le positif dans la vie.  
Eloge de la vie, des profs, ceux qui font grandir et avancer. :salut:
j'avais un professeur qui nous disait une jolie phrase: la vie est heureusement peuplée de maitres et des profs et pas seulement à l'école.
 
Question stp: et ta maman ?      
 


---------------
Ma doucette, ma sucrée,
Tu me dois pour m'apaiser, Mille fois le jour baiser.  
n°3
Louis16
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 15-04-2007 à 12:14:07  profilanswer
 

alexine a écrit :

:love:  :love:  
Question stp: et ta maman ?


 
Je ne la vois plus depuis des lustres. Ma soeur passe la voir de temps en temps. Elle est agée ,oui, je n'arrive pas à oublier ce qu'elle nous a fait :??:

n°4
feecloche1
l'essentiel: l'amour...
Note : 3.5/5 pour 8 votes
Posté le 15-04-2007 à 14:49:31  profilanswer
 

Louis16 a écrit :

Salut  
 
Pendant mon enfance, j'ai porté sur le dos une faute que je  n'ai pas commise, je suis né. Mon père ne voulait pas d'enfant et sa relation à l'époque  avec ma mère était une relation de passage. Ma mère a réussi de mettre cet homme devant le maire et de se marier avec lui. Dès mon enfance, ce père, désagréable et violent me traitait comme si j'étais responsable de ses malheurs. J'étais traité d'une façon irrespectueuse, durement. Les mots raisonnent encore : fils de pute, con, abrutit.
 
A l'école maternelle, deuxième galère. :(  :(  Mais pourquoi on me traite comme si j'étais une chose ? Les camardes ont compris que je suis faible, incapable de me défendre. J'ai eu des moments difficiles. On me frappait, on me mettait à terre. Une fois, on me fixe au sol et une fille urine sur moi. J'avais 7 ans, mais je ne savais que pleurer. A la maison, on me tapait, je pleurais, je faisais la même chose à l'école.  
 
Résultats scolaires médiocres. Au collège, adolescent, je suis devenu le jouet de ma mère. Lorsque mon père la frappait, elle pleurait dans ma chambre,  me racontait ses malheurs. Je savais par exemple qu'elle mentait à mon père en ce qui concerne l'argent du ménage, mais je la croyais sincère. Un jour, elle me dit ; tu es un homme tu dois défendre ta mère, il est temps.  :sweat:  :sweat:  
 
La maison est devenue un champ de guerre civile. J'ai reçu un coup de poing de mon père qui m'a cassé une dent. J'ai eu des bleus sur le visage, et tout doucement je devenais violent. Un moment j'ai failli tuer ce père. Ma main a été retenue par ma soeur.  
 
Un jour ma souer me dit que notre mère n'est pas fidèle et qu'elle sort avec un cousin. Ma mère infidèle et m'explique toute la journée que les valeurs sont essentielles dans la vie. L'imaginer dans les bras de ce cousin m'ecouerait . Elle se défendait d'etre une femme, avoir des désirs, et qu'elle ne pouvait pas passer sa vie avec ce monstre de mari. Un jour, elle ne revient plus à la maison, elle s'en va avec son amant.  
 
A l'âge de 16 ans,  j'avais des relations étranges avec mon père. Il vieillit et il est devenu diabétique. Ma soeur est devenue très branchée sexe. Elle n'arrêtait pas de recevoir des copains et tomber en dépirme. Plus tard j'ai compros qu'elle avait le même problème que moi. Elle revenait avec des bleus sur les fesses ou avec les traces de gifles sur la joue.  
 
Ce qui a tout changé, le décès de mon père. Ni père ni mère donc.  
Ma tante arrive de Nantes pour l'enterrement. Elle passe deux jours avec nous, et nous propose de vivre un moment avec elle. Elle n'avait pas d'enfant et son mari, prof à la retraite, n' y voyait pas d'inconvénient.  
 
La  relation avec ce prof a changé mes idées sur la vie. Dès le premier jour, il m'appelé "mon petit" ne laissant pas le choix de le haïr ou de l'aimer. Il m'a conduit dans la chambre et il me dit : " tu es bienvenu Louis". Une première pour moi. Toujours cette distance, une autrotité légère mais présente. J'ai appris à conduire avec lui, à entretenir le potager. Il me respectait,  j'étais obligé de faire de même. Je lui disais "vous", il me disait "mon petit" et cette distance n'a autorisé aucune confusion.  
 
Un jour, après un job d'été comme serveur à Vannes, il me dit; tu paies la moitité, je te paie le rste.   Je me suis payé une prothèse pour remplacer ma dent.  
 
Je n'ai pas fait d'études longues, j'ai un boulot pas mal et une femme que j'aime.    
 
Je pense à ce prof, à ce monsieur, qui a changé un peu ma vie.
J'écris pour dire qu'on peut toujours sortir ce qui est bien chez les autres.

 
Merci de m'avoir lu. Long, oui je raconte un peu ma vie quand même  :)


 
 
merci à toi Louis de nous avoir fait partager un bout de ta vie.
 
il y a des anges sur terre pour venir mettre du baume sur notre coeur, pour venir nous dire qu'on est quelqu'un de bien, qu'il ne faut pas en douter  :)  
là c'était un prof'... :)  
 
 :hello:  


---------------
fee...
n°109
iberico1
Note : 1/5 pour 1 vote
Posté le 30-08-2007 à 10:32:20  profilanswer
 

salut louis,  
 
 
je viens juste de voir ton post ,et je comprends ce que tu ressens. mon histoire aussi a des similitudes avec la tienne, surtout la relation pere / fils , et la relation prof / moi . pour ma part , c 'est qq un que j'ai connu en vacances et qui vit a l' etranger.
 
 et pareil que toi, il est la pour me guider quand je ne sais pas. il a reussi a m' aider , a me montrer quand je ne sais pas, ou que je doute. cela fait un an et demi que je le connais et j' ai fais bcp de progres, je n'ai plus peur de partager avec les autres, plus peur de demander de l'aide pour x raisons. et je pense que la meilleure chose que l'on peut faire en retour, c' est nous par la suite perpetuer cette aide aupre sde qq 1 qui a envie de progresser. aujourd'hui je ne suis pas marié , pas d'enfants mais je sais que je ne suis plus seul au monde, que j'ai des vrais amis et il y a des gens qui sur qui je peux compter aussi


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