| zaros Psy | La bisexualité chez les femmes peut prendre de nombreuses formes. Voilà le cas d’une patiente, qu’on va nommer Manon ( j'ai changé le nom, l'age, la profession) Elle consulte pour problèmes de couples et dépression. Premier contact difficile!!!
juriste de 27 ans, agressive avec le corps médical et critique vis à vis de ce corps. Elle me dit dès le début qu’elle se considère bisexuelle. Je l’invite à donner plus de détails. Elle raconte qu’au lycée, elle avait des désirs hétérosexuel et que sa première expérience sexuelle fut avec un homme. Elle a perdu sa virginité avec un garçon. Première année de fac de droit, elle a une relation avec une lesbienne. Relation amoureuse sexuelle et intellectuelle. « J’ai vécu avec elle, j’ai milité pour la cause homo, pour qu’on cesse de stigmatiser les lesbiennes. » Manon se définit à cette époque comme féministe lesbienne. « Je voulais casser des mecs, cracher sur les machos ». Même en vivant en colocation avec son amie (colocation mais couple en réalité), Manon fantasmait toujours sur les hommes. « Je les cassais le jours, et je fantasmais la nuit sur un mec qui montre une bonne érection, c’est devenu insupportable). Elle fait le tour de psy à paris pour trouver une psy «lesbienne » qui « peut comprendre mon problème ». - c’est quoi ce problème ?
- J’ai couché avec Samuel, camarde de fac. - Vous avez trompé votre amie donc ? - pire que ça , il est viril, limite macho, tout ce que j’ai détesté Elle raconte sa douloureuse séparation avec son amie lesbienne. Elle a déprimé, elle ne savait pas comment faire. Elle désirait être avec Samuel qui l’invitait dans les bars et les restos alors elle aimait discuter et refaire le monde avec ses copines lesbiennes. - Pourquoi vous cherchez une psy lesbienne ? - Seules les lesbiennes peut comprendre ce qui m’arrive. - peut être, mais vous n’etes pas lesbienne car vous êtes avec Samuel - c’est le problème. - Pourquoi problème.. Vous êtes bisexuelle Manon, c’est aussi simple que ca. Depuis le moment où j’ai validé sa bisexualité elle est devenue moins agressive. Après deux semaines de traitement anti dépresseur, elle revient. Notre deuxième séance était différente. Elle a raconté comment elle a présenté Samuel à sa famille, puis son mariage avec lui. Elle a eu avec lui un enfant.
Elle avoue pleurer des fois en pensant aux moments passés dans les bras de son amie : « c’était plus qu’intense, je vibrais avec elle, orgasme sur orgasme, puis cette complicité… ça me manque »
Nous avons disucté l’intérêt de faire son coming out à son mari. Elle me dit qu’il était au courant, mais un jour, « je vais tout dire à ma mère »
- pourquoi ? - vous le dites vous même, je suis bisexuelle, ca me soulagera de l’afficher Manon va bien.. Elle est dans une association de bi et elle est active sur plusieurs sites de bi où elle donne des conseils juridiques aux bi qui ont des problèmes de garde d’enfants, de divorces etc. Nous avons discuté son mariage, monogame, fidèle par devoir et respect. Samuel est fidèle aussi, et elle n’a jamais embrassé une femme depuis son mariage. La fidélité est un choix avec un homme ou une femme selon elle.
Elle est bi, elle le sait.. Elle n’a plus honte, c’est aussi son identité. Après 3 mois, elle a arrêté le traitement.. Il semble que tout va bien.
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Aucune vérité n'est absolue
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pathol08 Note : 4.9/5 pour 11 votes | merci zaros Franchement, j'ai du mal avec les concepts d'identite sexuelle, d'orientaion sexuelle, et d'attirance sexuelle. En tout cas, j'ai compris la difference entre identite et orientation |
zaros Psy | pathol08 a écrit :
merci zaros Franchement, j'ai du mal avec les concepts d'identite sexuelle, d'orientaion sexuelle, et d'attirance sexuelle. En tout cas, j'ai compris la difference entre identite et orientation 
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De rien Je vais essayer de mettre d 'autres dossiers en ligne, c'est un sujet utile. ---------------
Aucune vérité n'est absolue
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