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Y a-t-il des personnes refusant le traitement de la maladie de Hodgkin

 
n°4425
christine
vivre, survivre ou mourir
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Posté le 21-03-2007 à 14:04:52  profilanswer
 

Bonjour, j'ai 35ans, je suis atteinte par la maladie de Hodkin depuis un an.j'ai eu une ablation d'un ganglion, plus tous les examens et ponctions nécessaires, pose d'une chambre implantable et j'ai commencé une  demi séance de chimiothérapie en juillet 2006 depuis j'ai refusé toute continuation des traitements pour des raisons personnelles et psychologiques, etc
Je ressens une culpabilité ou honte et me sens comme une paria quand je vois tous les messages de personnnes qui se battent et avancent en regardant l'avenir même si le ciel est sombre dans l'attente d'une éclaircie. Pour ma part, je sombre dans le noir et ne trouve aucun élan pour continuer à vivre,à me battre, aucune issue.Je laisse faire le destin en essayant de garder le sourire.
J'aurai aimé savoir si d'autres personnnes se trouvent dans la même situation que moi sur ce site ou s'il serait possible de me commmuniquer d'autres adresses pour échanger?
Si ce message vous interpèlle, je suis ouverte à toutes discussions ou commentaires
Merci par avance et bon courage à tous


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christine
mood
Posté le 21-03-2007 à 14:04:52  profilanswer
 

n°4426
pathol08
Note : 4.9/5 pour 11 votes
Posté le 22-03-2007 à 10:52:12  profilanswer
 

Bonjour Christine  
les patients qui refusent le traitement pour leur cancer ne sont pas nombreux.  
Dans votre message, vous dites peu de choses, alors permettez moi quelques questions:  
- quel type de Hodgkin et quel stade ?  
- pourquoi le refus de traitement?
- vous parlez d'un facteur psychologique, vous pouvez détailler ?
- Quel est le traitement actuel et comment allez vous?  
merci de vos réponses. :)    

n°4428
emeraude
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Posté le 02-04-2007 à 14:21:50  profilanswer
 

bonjour,
 
la soeur de mon mari a été diagnostiquée maladie de hodgkin en décembre 2005. il s'agissait d'un stade 1.
elle a subi une chimio puis des rayons pendant 8 mois.
suite à ce traitement, les controles ont donné une rémission complète.
cela se passait en aout 2006.
en novembre 2006, elle a fait une rechute.
depuis elle refuse catégoriquement de se soigner...
son état ne fait qu'empirer.
mon mari et moi sommes hyper inquiets : nous avons peur qu'elle souffre...
son teint est jaune gris. le foie, la rate, les reins et les poumons ne fonctionnent plus correctement.
elle a des soins paliatifs.
cependant elle est moralement sereine.
nous nous posons beaucoup de questions sur la suite...
merci de m'aider

n°4429
bmw73dz
Invité
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Posté le 02-04-2007 à 15:27:37  answer
 

bonjour emeraude:
 
Le cas de votre belle soeur est très étonnant depuis huit ans mon expérience m’a appris que les HDK répondent très bien au chimio+Radio surtout les stades I même avec de mauvais facteurs pronostic.
 
Je voie que votre belle sœur a rechuté trop rapidement.
 
Pouvez vous nous préciser le type histologique;  
Je pense qu’il s’agit plus d’un STAD 1 type 4 sinon c’est simplement une erreur diagnostic qu’il faut absolument rectifier.  
 
   

n°4430
emeraude
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Posté le 03-04-2007 à 06:47:45  profilanswer
 

bonjour et merci de m'avoir répondu.
 
en fait, une nouvelle biopsie a été réalisée en novembre 2006. celle ci a révélé une atteinte au niveau du foie et de la rate .
 
comme elle refuse depuis de voir quelque médecin que ce soit et qu'elle parle peu, c'est difficile d'avoir beaucoup de précision.
il semblerait qu'en novembre dernier, on aie diagnostiqué un stade 4.
 
d'après ce que nous avons pu apprendre, le médecin lui aurait donné un an maximum d'espérance de vie à partir de novembre 2006 sans traitement adéquat.
le traitement prévu était de plusieurs scéances de chimio sur 72 heures et auto greffe. traitement qu'elle a refusé.
 
elle est agée de 53 ans.
elle dort énormément, ne sort pratiquement plus. elle a énormément maigri en très peu de temps.
elle ne lutte pas, elle se laisse complètement aller...
 
que va t il se passer maintenant ?
mon mari et moi nous posons plein de questions sur les mois ou les semaines à venir.
 
comment tout cela va t il évoluer ?
 
elle dit que ses reins ne fonctionnent pratiquement plus ?  
va t elle avoir besoin d'une dialyse ? que se passera t il si elle la refuse ?
 
elle refuse également toute hospitalisation.  
pourrons nous la garder à la maison dans des conditions "convenables" pour elle ?
 
désolée d'être si évasive mais je n'en sais pas plus que ce que j'écris.

n°4431
bmw73
Invité
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Posté le 04-04-2007 à 08:28:10  answer
 

bonjour,
j'étais certain qu'il ne s'agissait pas d'un stade 1 car la rechute était tres rapide et qu'il faillait reconsiderer le diagnostic et la stadification pourtant chez vous en france le bilan d'extention de la maladie est tres performant!!!
 
es-ce que vous avait parler a un psy pour son cas avant qu'il ne soit trop tard? je pense qu'il faut le faire
 
vous savez une autogreffe donne de tres bons resultats dans ces cas clinique
 
essayer de d'avoir de l'aide; et tenez moi informer

n°4432
emeraude
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Posté le 04-04-2007 à 09:48:52  profilanswer
 

hélas, nous l'avons encouragée à aller voir un psy mais cela a été peine perdue.
de mon coté, je vois quelqu'un.
mon mari lui assume seul.
 
c'est certain, elle ne reviendra pas sur sa décison...
 
si c'est possible, pourriez vous nous expliquer ce dont à quoi nous devons nous attendre dans les prochains mois sachant que tout traitement est hors de question ?
 
merci d'avance

n°4433
zaros
Psy
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Posté le 04-04-2007 à 10:40:19  profilanswer
 

emeraude a écrit :

hélas, nous l'avons encouragée à aller voir un psy mais cela a été peine perdue.
de mon coté, je vois quelqu'un.
mon mari lui assume seul.
c'est certain, elle ne reviendra pas sur sa décison...


 
Ce n'est pas un cas rare en cancérologie. Derrière le refus des patients, il existe des facteurs  psychologiques ou culturels.  
En face de cancer, les patients ont un choix compliqué, il faut que leur vie vaille la peine pour être défendue , pour lutter pendant les mois des traitements. C'est pour cela on parle de soutenir les cancéreux, rendre le traitement moins pénible et plus acceptable.  
Le refus de traitement peur etre motivé par :  
- depression profonde avec pessimisme  
- peur panique du cancer  
- manque de confiance dans les équipes soignantes  
- motifs culturels ou religieux  
- fausses idées sur les effets secondaires du traitement  
- manque de motivation personnelle ou manque de soutien
En vérifiant ces motifs, il est peut être utile de les traiter, et de soutenir la patiente pour accepter le traitement.  
La question est donc : pourquoi refuse t elle le traitement?  
 
Bon courage, je sais que rien n'est facile dans ces circonstances.
 
 
   


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Aucune vérité n'est absolue
n°4434
emeraude
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Posté le 05-04-2007 à 07:51:28  profilanswer
 

merci pour votre réponse.
 
en fait, la seule réponse qu'elle invoque est le fait que les 6 mois de chimio qu'elle a eus l'ont fait trop souffrir et qu'elle préfère disparaître plutot que de recommencer à souffrir peut être pour rien ... :??:

n°4438
emeraude
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 06-04-2007 à 10:12:51  profilanswer
 

nous sommes de plus en plus désemparés...
si quelqu'un a vécu cette situation ou peut nous expliquer plus ou moins à quoi nous devons nous préparer et préparer également ses parents qui ont 81 ans et qui ne semblent pas se rendre compte de la gravité de la situation, ce serait vraiment gentil.
je l'ai vue hier, le moral est bon mais le physique se dégrade.
elle peine à monter un étage d'escalier et tousse vraiment beaucoup malgré les médicaments...
elle est très faible...

n°4439
bmw73
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 07-04-2007 à 07:51:55  answer
 

Bonjour
Je voie que la maladie est très évoluée est qu'en absence de traitement une maladie d'HDK stade 4 est de plus en plus invalidante vue l'envahissement massive voire même mortelle.
 
Un patient qui s'arrête a se battre est toujours un problème qu"elle qui soit la maladie

n°4440
emeraude
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Posté le 13-04-2007 à 09:20:05  profilanswer
 

l'attente dans l'ignorance nous obsède de plus en plus mon mari et moi.
 
je n'attends pas de réponse précise avec des dates  mais si qqun pouvait m'expliquer plus ou moins les symptomes qui montreront que la maladie avance en quelque sorte nous expliquer les différentes phases qu'elle va subir et quels seront les signes que la fin est proche... :(  
 
je vous remercie d'avance pour votre gentillesse. :)

n°4442
Zephyr
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 04-05-2007 à 10:21:59  profilanswer
 

Bonjour,
Ayant été atteint de cette maladie en 2000 (j'ai créé un topic qui résume cela), je me permets d'apporter quelques réponses relatives à mon expérience.
Concernant le refus de se soigner, cela est tout à fait compréhensible si on a déjà subi un traitement que l'on a difficilement supporté. Me concernant, j'ai commencé par 4 cures d'ABVD que j'ai assez bien supportées à l'age de 28 ans (j'étais malade environ 3-5 jours sur 15), la dernière était cependant plus difficile mais je conservais une certaine volonté vu qu'on m'avait dit que c'était la dernière ; car ce qui est important dans ces cas, ce n'est pas le moral, mais bien la volonté de guérir. J'ajouterai même qu'il est impossible de conserver le moral lorsqu'on est atteint d'une maladie mortelle, et il faudrait que les proches oublient la fameuse question : "tu gardes le moral, hein?"... pendant toute cette période, on est dans un état de stress et de pseudo-dépression qui peut être facilement géré par un traitement de fond (il n'y a aucune honte à ça!)
Non, l'important, dès qu'un traitement nous aide masquer le stress, c'est de se fixer des objectifs au terme du traitement voire à plus long terme, c'est uniquement cela qui peut donner le courage suffisant à la lutte.
 
Et c'est là que je veux faire profiter de mon expérience : en effet, mes 4 cures d'ABVD qui devaient être les seules se sont avérées inssufisantes, et on m'a annoncé, alors que j'étais en train de planifier sereinnement mon avenir, qu'une intensification était nécessaire... je me suis écroulé, et sur le coup, j'ai demandé aux médecins de m'avancer des éléments suffisants pour que j'accepte ce nouveau traitement réputé beaucoup plus difficile que le précédent ; ils m'ont convaincu, je me suis à nouveau fixé des objectifs (pas évident pour un célibataire sans enfant) car j'avais vécu trop peu de chose pour tout arrêter maintenant ; les antidépresseurs m'aidaient considérablement, même si je prétendais à l'époque que je n'en avais pas besoin.
 
Et puis a eu lieu ce traitement : une abomination! j'ai considérablement souffert... j'ai d'ailleur été hospitalisé en chambre aseptisée... je ne voyais plus de mes proches qui me rendaient visite, que leurs yeux (le reste étant caché par une coiffe et un masque)... mais c'est dans ces yeux que j'ai construit mon avenir, que je me suis à nouveau fixé des objectifs, et que j'ai trouvé le courage de lutter, même si à certains moment une inquiétante poussée de fièvre me valait la visite des services "d'urgence".
Je suis sorti de cette intensification avec un taux de réponse correct, et c'est là qu'on ma annoncé que comme nous étions pris par le temps pour obtenir un pet-scan (2 en France à l'époque) pour vérifier si la maladie avait bien disparu, et que l'intensification avait fait diminuer le lymphome, il fallait faire une nouvelle intensification...  
Bien entendu on vous annonce ça alors que psychologiquement, vous vous confortez dans l'idée que vous êtes sorti d'affaire et qu'il ne reste qu'à éliminer les sequelles du traitement, et que de ce fait, vous vous sentez beaucoup mieux physiquement... et là! je suis tombé malade quelques heures après cette annonce... comme si je sortais juste d'une perfusion... et il m'a fallu choisir entre écouter les médecins ou refuser tout nouveau traitement... j'ai d'abord refusé, puis devant l'argument "si vous refusez, vous pouvez en mourir" (bravo! très psychologue!), j'ai décidé de continuer alors que les effets de la précédente cure n'étaient pas encore complètement résorbés.
Ce qui devait arriver arriva... à nouveau chambre aseptisée, fortes douleurs générales (merci la morphine), montée de la fièvre à 42° à 2 reprises (le sous-sol n'était pas loin), à tel point que l'idée morbide de mettre fin à tout ça m'a plusieurs fois effleuré l'esprit... Et c'est à ce moment là qu'il est important de se remémorer tous ses projets... ceux qui vous donnent la volonté et le courage, et c'est ce que j'ai fait, et j'ai tenu bon même si après cette cure, on m'a appris que finalement elle n'avait servi à rien, puisque la première intensification avait déjà fibrosé toute la tumeur... mais ça seul le pet-scan a pu le confirmer.
 
Voilà... ça semble un peu long, mais ça me fait du bien d'exterioriser car ça me permet d'éviter que mes nuits soient encore polluées (ça arrive)... et je confirme que pour moi, la seule solution pour accepter un traitement a été de me projeter dans l'avenir, avec mes proches, mes projets, mes idées, mes ambitions... les statistiques sur le taux de réussite sont aussi déterminants (pour mon cas particulier, c'était 65% à l'époque)
Aujourd'hui, je peux dire que si un nouveau traitement était nécessaire, sachant que depuis, je ne suis plus célibataire et que j'ai une petite fille qui grandit, je l'accepterai puisqu'il est d'autant plus facile de se projeter dans l'avenir.
La relation avec ses proches est bien sûr une clé de la réussite... ils sont là pour aider à construire des projets, puisqu'ils doivent en faire partie... c'est pourquoi, devant une personne qui refuse de se soigner pour aller vers une mort certaine, il faut davantage communiquer sur l'avenir que sur le passé... pour en revenir à cette dame qui ne veut plus de traitement : a-t-elle des enfants, des passions, des projets, ou a-t-elle été suffisament insatisfaite de la vie pour considérer qu'il ne soit pas nécessaire de se battre?... et tous ces aléas ne peuvent ils pas être compensés par quelque chose de bénéfique, que l'on construirait de toute pièce?
Mon conseil vaut ce qu'il vaut : tentez de construire avec elle un projet à long terme, pour que s'il n'est pas trop tard (j'espère), elle accepte de souffrir par un nouveau traitement, plutôt que de souffrir en l'absence de traitement.
Car je peux dire que les souffrances de la maladie sont identiques à celles procurées par le traitement ; maintenant, en ce qui concerne l'évolution, on m'a dit que pour moi, un diagnostic effectué 3 semaines plus tard aurait été beaucoup plus pessimiste.
Pour donner un ordre d'idée, j'ai commencé à tousser légèrement et ressentir une gène en octobre 99, puis novembre idem, décembre et janvier, ça a empiré : forte toux et vomissements + perte de plus de 10% de mon poids, et en février complications (épanchement pleural) et diagnostic... on me donnait 4 à 8 semaines sans traitement.
 
Voilà, j'espère que tous ces mots pourront permettre à beaucoup de gens d'accepter les traitements, et vivre heureux de longues années!

n°4444
emeraude
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 04-05-2007 à 10:29:06  profilanswer
 

merci pour ce témoignage.
dans notre cas, ma belle a choisi définitivement et sereinement d'attendre la mort.
nous l'accompagnons du mieux que nous pouvons.
elle ne veut plus d'avenir, elle veut en finir et est bien décidée sauf si elle se remet sans traitement mais là moi je donne qu'elle s'en sorte...

n°4459
all100
Invité
Note : 0/5 pour 0 vote
Posté le 25-12-2007 à 16:03:46  answer
 

emeraude a écrit :

merci pour ce témoignage.
dans notre cas, ma belle a choisi définitivement et sereinement d'attendre la mort.
nous l'accompagnons du mieux que nous pouvons.
elle ne veut plus d'avenir, elle veut en finir et est bien décidée sauf si elle se remet sans traitement mais là moi je donne qu'elle s'en sorte...



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